On a conscience que Liam Neeson opère un tournant dans sa carrière, à son âge, terminé les supers flics, espions, hommes de main, homme qui a certaines une compétence comme il dirait dans Taken, et qu'il s'implique dans des films moins sur vitaminé, moins d'adrénaline, des personnages qui sont le reflet d'une vie, en l'occurrence, une vie assez pauvre où, il se raccroche à un passé glorieux, mais que l'on jette comme un kleenex, à la première défaillance.
Alors ceux qui ne veulent pas voir ce tournant s'opérer, trouveront que ces nouveaux projets sont mauvais, mais, il y a quand même un minimum de fond, même si ce film est un peu long, puisque l'on s'attend toujours à le voir faire quelque chose d'extraordinaire, et que cela ne vient pas. On joue sur d'autres ressorts, certes, déjà vu dans d'autres histoires, mais est-ce si grave ?
Neeson ne joue pas un héros, il en est loin, il excellait dans son boulot de petite frappe, mais humainement, c'était un salopard, et on se rend compte qu'il n'a pas beaucoup changé. Alors oui, il essaie de se racheter une conduite, et essaie de faire les bons choix, mais les mauvaises manières, et les mauvaises habitudes ont la peau dure.
Le côté maladie apporte ce petit plus, et oui, on ne nous montre jamais la fin de vie d'un bad guys, et oui, généralement, ils ne passent jamais le statut de premier film, mais l'âge de Neeson étant ce qu'il est, il ne peut plus jouer les jeunes premiers, donc, c'est assez malin de lui donner un handicap, ici une maladie, et de voir comment cela affecte son quotidien de voyou.
Peu d'actions, assez verbeux, mais Liam Neeson tout de même ! c'est un peu plus construit que tout ou presque ce que l'on peut voir dans ce genre de film.