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2,5
Publiée le 1 juillet 2025
S'il y a de la place pour une, il y a de la place pour... quatre. Alors qu'il cherche lui-même un endroit pour placer sa mère pendant une tournée promotionnelle importante pour sa carrière, Edward se retrouve à devoir s'occuper de la mère de ses amis en plus de la sienne. Une cohabitation forcée avec des vieilles dames exigeantes qu'Edward tente de combler du mieux possible quitte à s'oublier lui-même. Un personnage attachant qu'on a envie de découvrir davantage, mais Darren Thornton ne laisse pas assez faire son histoire qui paraît souvent forcée au niveau émotionnel et comique. "Four Mothers" n'est pas le genre où une famille inattendue prend forme et d'ailleurs les interactions entre et avec les vieilles dames sont trop rares. On dirait trop souvent qu'elles font simplement partie du décor. Le film aurait dû être dans l'esprit dans la dernière partie avec des révélations, des discussions sincères et de l'émotion. Ça reste un film parfois charmant et amusant, mais l'ensemble m'a vraiment laissé sur ma faim.
Une bonne surprise. J'y étais allé sans grande conviction car les personnages entraperçus dans la bande-annonce m'avaient semblé caricaturaux. En réalité, ces caricatures ne font que des apparitions fugaces. En revanche, les personnages des quatre vieilles femmes sont à la fois drôles et touchants. Le portrait du fils sacrificiel est très réussi. Le cinéaste a vraiment trouvé le ton juste pour chacun des personnages.
La littérature irlandaise contemporaine regorge de talents variés (de Paul Lynch à Sally Rooney, en passant pat Sebastian Barry, entre autres). Difficile de le comparer à son équivalent cinématographique, moins étendu, de par ses moyens financiers réduits, déjà. Cependant, une pépite apparaît, de temps à autre, comme le magnifique The Quiet Girl. Mamie-sitting n'est pas de cette veine, loin de là, mais il vaut mieux, tout de même, que ce que son titre français (Four Mothers en ) laisse imaginer. Non que l'intrigue soit palpitante et la mise en scène étonnante, elle est même assez mièvre, en ce qui concerne cette dernière. Néanmoins, entre ses 4 vieilles dames très dignes mais exigeantes, et l'un des fils, écrivain gay en route vers le succès et, en même temps, peu doué pour le quotidien et les relations amoureuses. se dévoilent en sous-texte des différences générationnelles profondes, dans un pays longtemps corseté par la férule conjuguée du patriarcat et de la religion. Le film use d'un peu d'humour et de bienveillance mais sur un registre discret qui le rend moins immédiatement efficace mais touchant au final, en particulier par ses silences et ses ellipses, dans une rare sobriété pour ce qui s'apparente à une comédie douce-amère, qui s'en tient à une sobriété en partie frustrante.