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SaulGoodman
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4,0
Publiée le 24 août 2025
Ce film est une belle prise de risque en optant pour le genre de la comédie musicale pour aborder un tel sujet. D’habitude je ne suis pas fan des comédies musicales. Je trouve que ce type de film a tendance à casser le rythme de l’œuvre et cela m’empêche de rester concentrer sur l’histoire. Cependant pour ce film, les passages musicaux rajoutent un plus à l’œuvre. Cela est probablement dû à la qualité de jeu des acteurs et la qualité d’écriture de l’œuvre qui arrive à traiter d’un thème peu abordé dans le cinéma le tout dans une histoire plutôt originale et surprenante. Une belle découverte
Un très bon film. Tout y est, un scenario bien écrit et original, de très bonnes actrices, une bonne musique. On se prend totalement au jeu et on vivre pour Emilia. J'ai mis 4 étoiles et pas 5 pour l'aspect comédie musicale auquel je n'accroche pas et qui, je trouve, n'apporte rien au film.
Une mise en scène et un scénario boursoufflés à la limite de la vulgarité. Prendre ce sujet et en faire une sorte d'aimant marketing est un poil dérangeant. Seule la BO dynamisante m'a convaincu.
Le tour de force du dernier film de Jacques Audiard réside dans la manière dont il réalise un film de comédie musicale autour de femmes fortes. Certes le pli de faire change le sexe d’un membre de cartel pour qu’il puisse assume son côté féminin afin de s’approcher de ces enfants.
spoiler: La suite est une succession de scènes touchantes, émouvantes et fortes afin de se battre pour chacune de leurs convictions : la femme qui seule qui doit élever ses enfants et porter le poids du fardeau de la disparition de son mari, l’avocate qui doit sortir du lot sans pour autant renier ses convictions et enfin Emilia qui doit renier ce qu’il est pour malgré tout garder ses enfants.
Entre batailles et guerres des clans, la fin du film fait réfléchir à l’image que l’on peut laisser et Audiard conclut en beauté sur une dernière chanson qui vous restera en tête et clôture ce superbe film de femmes.
Emilia Pérez est un film pour le moins assez étrange et qui sort un peu des codes classiques du cinéma, surtout hollywoodien (puisque, même si réalisé par un Jacques Audiard, le film a un portée internationale). Faire un film sur la transition de genre, avec comme personnage principal un narco-trafiquant, le tout en comédie musicale, voici un exercice particulièrement loufoque auquel s'est prêté le cinéaste français. Si l'on met de côté les très nombreuses polémiques autour de ce film, il faut reconnaître que ce trait original permet de rester accroché au film. Le trio d'actrices du film joue très bien : Karla Sofía Gascón, Zoë Saldaña et Selena Gomes et incarnent parfaitement les nuances et dilemmes qui traversent les héroïnes. Les chansons sont dans un style alternant le modèle des comédies hollywoodiennes et celui des comédies musicales françaises (où les personnages chantonnent plus qu'ils ne chantent un peu comme dans les films de Jacques Demy comme les Parapluies de Cherbourg, style qui m'insupporte). Les chansons ici ne ralentissent pas trop le rythme mais il n'y a rien qui ne me soit resté en tête pour autant. Film très original.
C’est un projet pour le moins audacieux que livre le réalisateur Jacques Audiard tournant au Mexique l’histoire d’un membre d’un Cartel recrutant une avocate afin de changer de sexe, le tout dans le genre du musical. Entre son pitch et son style le pari était risqué et cet « Emilia Perez » jouant sur la carte aussi bien de la rédemption que de la quête identitaire est une œuvre aussi imparfaite que puissante. Les séquences chantées en effet détonnent parfois au sein d’un récit mais ce dernier offre des personnages suffisamment bien caractérisés et étoffés pour laisser affleurer peu à peu l’émotion. La mise en scène soignée est d’autant un régal qu’elle fait preuve d’une distance et de précision laissant beaucoup de place à l’interprétation du casting féminin.
Un très bon film dans son ensemble. N’étant pas le plus grand fan des films du type comédie musicale, j’ai eu assez peur au début car cela chantait beaucoup trop pour moi. Heureusement, cela s’estompe au fur et à mesure dans le film ou la partie chant reste présente mais moins longtemps dans la durée. La mise en scène est efficace et le jeu des acteurs est particulièrement intéressant. Mention évidemment spéciale pour les deux actrices principales. Voir l’évolution de la relation s’avère être très intéressant. De l’émotion avec aussi cette réflexion autour de la place des parents avec leurs enfants. 
Un film très original mais rempli de clichés. Certaines réactions des personnages ou des scènes sont inexplicables. Les chansons sont bien, et collent avec l’univers du film, mais elles sont mal amenées et ça nous sort du film. Les acteurs sont tous très bons et que ça fait du bien de voir principalement des femmes sur le devant de la scène sans que cela ne fasse “girl power”.
spoiler: Nous avons abordé ce film sans rien savoir le concernant, si ce n'est qu'il s'agit d'une comédie musicale. Passons outre cet aspect là : oui le film contient des moments chantés et chorégraphiés, mais ils servent à raconter l'histoire. Pour ce qui est de l'histoire elle même, le changement de sexe d'un patron de cartel ; nous voyons un peu de sa vie avant ; puis sa nouvelle vie en tant que femme.
La comédie musicale dans ce milieu hyper violent des manifestations sociales et des narcotrafiquant est surprenant, mais c'est aussi l'interêt du film. Malgrè ce coté chanté, cela n'empêche pas de faire passer des messages sociaux et sociétaux.
Et pour ce qui et de l'histoire de Zoe Saldana (formidable), qui tire l'arc dramatique principal, elle est passionnante. L'histoire est principalement racontée de son point de vue. Qu'elle danse, chante, interprète, c'est un festival Zoe Saldana et la véritable révélation du film (habituellement nous ne la voyons pas - elle fait des voix - ou elle est sous des couches de maquillages et prothèses.
Le film suscite l’intérêt dans son parcours, à travers le personnage de Karla Sofia Gascon, à partir du moment où le patron du cartel est devenue une femme : quel va être son comportement, sachant qu'en tant que patron de carteil a commis une multitude de meurtres, en quoi son attitude en tant que femme sera différente dans sa nouvelle vie ? Sera t il reconnu ? Les développements du scénarios tiennent compte de ces questionnements et c'est bien vu. Cela permet de faire monter la tension dramatique régulièrement.
Au Mexique, une avocate aide un chef de cartel mexicain à devenir une femme. Original et audacieux. Patchwork de genres avec de beaux intermèdes musicaux et dansants. Les thèmes de l'identité, du bien/du mal, de l'oubli impossible du passé sont abordés mais je n'ai pas trouvé l'histoire vraisemblable.
Autant Laurence Anyways - sur le même sujet - alliait émotion et nuances, autant ce drame musical est une catastrophe! Oui, la réalisation, très inventive, prouve le talent renouvelé de Jacques Audiard, capable de modifier l'ambiance ou de nous exposer par l'image les ressentis des personnages. Oui, les actrices livrent des prestations remarquables, notamment Karla Sofia Gascon. Mais le reste laisse coi... Les dialogues (souvent vulgaires inutilement) surlignent au fluo le didactisme du récit et les sentiments des protagonistes, particulièrement dans les moments musicaux qui ne sont qu'un prétexte (superflu pour la narration) pour que les comédiens montrent leurs talents. Quant au scénario, il accumule les invraisemblances diégétiques spoiler: (embaucher une avocate pour trouver un chirurgien, entamer une réattribution sexuelle sans que sa femme ne s'en rende compte, reconnaitre l'odeur de son père quatre ans après malgré les changements hormonaux...) spoiler: et psychologiques spoiler: (l'épouse de criminel non préparée à un changement de résidence puis ne comprenant pas la réelle identité de son hôtesse, Manitas qui découvre l'instinct maternel en devenant Emilia, l'ineptie d'embrasser longuement ses enfants qui ne la connaissent pas, l'amant qui accélère au lieu d'arrêter la voiture...).spoiler: Au final l'intrigue spoiler: montre une femme incapable de faire le bien tant qu'elle n'est pas dans son bon corps et qui devient alors une bienfaitrice, remettant en cause les choix et valeurs des autres, tous soumis à un monde corrompu et injuste... Paradoxalement, cette mièvrerie politique accumule les clichés tant sociaux que raciaux tout en prônant la tolérance et l'acceptation de soi...