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fan_de-cinoche
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4,0
Publiée le 8 janvier 2024
Oui bon, il y a quelques défauts : le scénario est parfois prévisible et il y a une vraie baisse de tension dans le 3ème tiers mais qu'est-ce que c'est jouissif quand même ! D'abord tous les comédiens sont au top : Ah Rosamund Pike, encore plus géniale de de coutume, et même Richard E. Grant qui a généralement tendance à surjouer est parfait, Barry Keoghan et Jacob Elordi surprenants, surtout le second qui réussit le tour de force de jouer un personnage intéressant bien que simplement gentil. Très difficile ! Des scènes ne seraient là que pour choquer ? So what puisque ça fonctionne ? Pourquoi bouder son plaisir ? A voir, vraiment, comme une sorte de Downton Abbey sous acide...
Après Promising Young Woman, un film de "rape and revenge" plutôt convaincant, Emerald Fennell frappe fort avec ce nouveau long métrage disponible sur Amazon Prime.
Outre la très belle photographie et le soin apporté à la mise en scène, qui, associés à une bande son rythmée et ultra efficace, convoquent parfois les codes du vidéoclip (on pense alors à Xavier Dolan), le film se distingue également par l'audace de son récit.
La typographie du titre et la façon dont le décor est planté à Oxford ne laissent pas de doutes : c'est à un conte que nous avons affaire. Mais à un conte pour adultes qui ose s'aventurer sur un terrain subversif que l'on ne voit plus si souvent spoiler: (sans trop en dire, les scènes de la baignoire et du cimetière sont géniales) , et dans lequel l'on prend un réel plaisir à se laisser entraîner, quitte à s'égarer, comme dans le labyrinthe de la propriété, dans les méandres de la psychologie des différents personnages, tous plus ambigus les uns que les autres. D'apparence très simplistes (la famille ultra bourgeoise, le jeune homme coincé qui n'a pas d'amis, le beau-gosse du lycée...), leurs personnalités se révèlent bien plus complexes.
Certains accuseront la réalisatrice de provocation gratuite, d'autres estimeront que ces scènes servent un propos. Le problème est qu'il n'est pas toujours évident de saisir ce propos : est-ce un film sur la lutte des classes ? un récit initiatique ? une comédie homoérotique ? le film ne sait pas toujours sur quel pied danser et s'égare même dans un final un peu décevant car trop explicatif et caricatural.
Côté interprétation, après avoir campé un Elvis tout à fait convaincant dans Priscilla, Jacob Elordi est irrésistible en apollon insaisissable et confirme qu'il est la révélation de ce début d'année. Barry Keoghan est surprenant, mais impossible d'en dire davantage...
Le film divisera, c'est certain.
Une coquille vide à la symbolique lourdingue pour les uns, une fable cynique, envoutante et jubilatoire pour les autres.
Brillante par sa mise en scène subtile, sa photographie précise, sa réalisation grandiose.
SALTBURN m’a glacé le sang.
On frôle une perfection insolente, dérangeante et intrigante, à l’image de son casting d’acteurs tous plus incarnés les uns que les autres qui transpirent les années 2000. Une sorte de Petit Poucet qui laisse des indices ci et là pour nous guider vers l’interdit qu’on se refuse d’admettre.
Je ne dévoilerais rien de l’intrigue pour vous laisser la surprise. Mais cette histoire qui retourne le cerveau tient plus de l’experience sociologique que du divertissement. En découle une ambiance globale très malsaine, glauque mais captivante au plus haut point.
On passe du rire aux larmes, de la joie à la peine, de la tristesse au dégoût en l’espace d’une seconde. Certaines scènes sont d’une violence psychologique déroutante, terriblement glauques, qui nous rendent limite coupables de les regarder.
La photographie est absolument splendide, mais à la fois l’un des seuls point noir du film. Chaque plan est pensé comme un tableau dans lequel on peut (malheureusement) y déceler toutes les ficelles du scénario, ce qui la rend un peu trop prévisible, mais tellement jouissif à regarder. Le film pourrait être muet que la réalisation à elle seule nous permettrait de comprendre l’histoire. C’est tellement beau ! J’ai lâché combien de WOW durant le film sérieux ?! Et cette bande son … merveilleuse.
SALTBURN est excellent, bien que prévisible. Il n’en demeure pas moins une expérience qui suspend le temps, qui captive, et qui pourrait rendre fier un célèbre personnage au large sourire.
Un étudiant brillant et boursier introverti tombe amoureux et fasciné par un riche héritier qui le prend sous son aile. Point de départ classique déjà exploité dans de nombreux films. Satire de l'aristocratie anglaise, le film est beau, malaisant et cynique. On aurait pu rester là, avec un récit dejà vu à maintes reprises. Mais un doute s'installe et relance avc brio l'intérêt pour le récit. C'est joli, intrigant, dérangeant.
J'ai vu ce film deux fois et pour moi, c'est un très bon film. Chaque détail y est recherché et nous plonge dans un monde inconnu fait de non-réalité des situations scandaleuses ou dérangeantes. Ponctué de scène très fortes, les acteurs jouent avec un tel réalisme qu'ils m'ont coupé le souffle. Dérangeant, scandaleux, osé sont des mots qui qualifient ce film!
Film vide , je me suis ennuyé pendant 2 heures . Affreux , aucun intérêt même pas un peu palpitant malgré les tentatives de la réalisatrice avec ses scènes choquantes et détraquées. Je prefere encore regarder 3 fois d'affilé Wonka que regarder une nouvelle fois ce film, même si je me suis aussi faut chier devant. En résumé saltburn est un navet a ne regarder sous aucune condition , j'en suis même au point d'avoir créé un compte exprès pour mettre une mauvaise note
Je n'avais pas encore vu de films d'Emerald Fennell, réalisatrice reconnue comme féministe. Ce Saltburn commence très bien, avec cette relation façon Call Me bye your Name (la différence d'âge étant remplacée par la différence de classe sociale) mais finit par se perdre dans des scènes et des révélations censées être immorales. Sauf qu'en pratique, elles sont finalement peu choquantes, notamment du fait des personnages qui sont bien trop brouillons. Le principal protagoniste se révèle être assez incohérent. Les grandes tirades sonent creuses et le twist final ne produit aucun effet. Cela achève de ranger Saltburn dans la case des films lambda, alors même qu'il essaie d'être original... Dommage car le démarrage annonçait de bonnes choses tout comme le casting intelligent.
L’interdiction aux moins de 18 ans est un peu ridicule, c’est de la sexualité assez soft, 2 ou 3 scènes salées certes, mais nous ne sommes pas chez les carmélites. Ce drame social qui vire au thriller met en scène un jeune étudiant d’Oxford d’extraction modeste (il vient en fait de la classe moyenne britannique), mal à l’aise au milieu de jeunes bien plus aisés que lui, qui va lier amitié avec un jeune aristocrate puis s’incruster dans cette famille de « la Haute », famille assez méprisante avec ce qui n’est pas de sa caste. Ce tableau du décalage parfois malaisant qu’il peut y avoir dans certains cercles universitaires entre classes sociales différentes sonne assez vrai. Le petit « prolo » va avoir sa revanche, de manière assez perverse il est vrai. La famille de nobliaux est relativement décadente, c’est ce qu’attendent certains, c’est un peu facile tout de même, mais cela marche toujours. Les images sont belles, c’est bien joué, film difficile à classer (peinture sociale ? Thriller ?), c’est assez sulfureux, plutôt une réussite dans le genre, pas un chef d’œuvre non plus.
Ce film se veut sulfureux à cause de certaines scènes choquantes, mais le côté pervers, malsain qui se dégage n'est pas ma tasse de thé. Le film est bien réalisé mais avec des incohérences, l'interprétation est de qualité, mais le duo atypique formé par les deux protagonistes, ne m'a pas convaincu.
Après "Promising Young Woman", la réalisatrice Emerald Fennell signe un nouveau film avec "Saltburn", disponible sur Prime Video. Le film qui met en scène Barry Keoghan, Jacob Elordi, Rosamund Pike et Archie Madekwe offre une expérience captivante grâce à cet excellent casting. Malgré des éléments narratifs prévisibles, le film parvient tout de même à maintenir l'attention grâce à un jeu de domination et de dépendance entre les personnages. "Saltburn" manque évidemment d’originalité dans son récit, mais le film se distingue grâce à son esthétique soignée. En fin de compte, malgré ses défauts narratifs, le long-métrage s'impose comme un film abouti et visuellement réussi, qui mérite le coup d’œil. - 14,5/20 Critique sur Saltburn (film) Vu le 29.12.2023 sur Prime Video
Fraîchement entré dans une université anglaise prestigieuse, Oliver, un jeune étudiant brillant et solitaire devient vite fasciné par Felix, un éphèbe fortuné et admiré par tous. Par un concours de circonstances, les deux camarades se lient d'amitié et Felix invite Oliver à passer un séjour à Saltburn , sa fastueuse demeure familiale...
Waouh ! On avait bien remarqué que la mise en scène et la direction artistique de "Promising Young Woman" imposait d'emblée Emerald Fennell comme une réalisatrice à suivre de près (le manque de nuance sur l'uppercut féministe que le film voulait incarner nous avait cependant moins séduit) mais rien ne nous avait préparé au cap formel qu'elle franchit là avec ce deuxième long-métrage ! Visuellement, "Saltburn" est époustouflant. Une merveille de chaque instant, où s'imprègne d'un plan à l'autre l'essence de la solitude, de l'obsession, de la manipulation, de l'égoïsme ou, plus globalement, de la décadence humaine dans une espèce de feu d'artifice incessant, invariablement subjuguant et à la direction artistique toujours plus impressionnante pour faire de l'image la puissance narrative première du film. Des décors d'une faculté prestigieuse aux fêtes dignes de l'exubérance hors-sol d'une cour royale en passant par la folie rampante d'une chute annoncée au sein du fameux domaine de Saltburn, Emerald Fennell fait ressortir avec maestria à l'écran les états d'âme de ses personnages avec un sens du cadre et de sa composition jamais pris en faute pour s'en rapprocher au plus près, en plus de nous laisser bouche bée par cette beauté qui leur est inhérente, parfois d'ailleurs mêlée aux rires ou au malaise de ce qui s'y trame.
"I wasn't IN love with him."
Sur le fond, les méandres pensés comme labyrinthiques de "Saltburn" le sont évidemment un peu moins, nous immergeant d'abord dans un schéma habituel d'intégration à un milieu inaccessible par le fantasme absolu que représente Felix pour Oliver (et, plus largement, celui qu'il a pour cette caste fortunée anglaise) avant de glisser plus frontalement vers le thriller psychologique teintée de comédie noire dont les finalités, certes bien menées, ne sont pas des plus renversantes en termes de rebondissements. Mais là encore, couplé à une interprétation de haute volée (Barry Keoghan en tête, quel acteur!), le film est transcendé par la manière dont Emerald Fennell s'empare de ses protagonistes pour en faire une matière brute colorée qu'elle restructure avec une méticulosité envoûtante sur les tableaux vivants de maître délivrés par "Saltburn". À l'instar du regard d'Oliver sur Felix, le nôtre est définitivement hypnotisé par la galerie de séquences géniales que Fennell nous propose de visiter et dans laquelle on se perd volontiers jusqu'à cette ultime envolée qui arrive à nous remettre en tête pour un très long moment le tube "Murder on the Dancefloor" de Sophie Ellis-Bextor. Peut-être que comme Oliver dans sa funeste odyssée, notre sentiment de complétude ne sera pas total vis-à-vis de "Saltburn" auquel il manque sûrement ce léger plus qui aurait définitivement déclenché chez nous le plus irrémédiable des enthousiasmes. Mais, bon sang, quel film ! Et quelle réalisatrice !
Mon dieu... je dois trouver mes mots pour décrire un tel naufrage ! Un film qui va dans tout le sens, si on peut l'appeler film... car c'est plutôt un ensemble de scènes destinées à choquer, essaimees un peu partout... et dire que le premier quart d'heure est prometteur! J'ai vraiment de la peine pour des acteurs tels que Richard E Grant ou Carey Mulligan de se retrouver dans un tel navet...
N’ayant personnellement pas beaucoup aimé «Very promising young woman», je n’étais pas pas très motivée mais la curiosité et la bande-annonce m’ont donné envie. Je dois dire que je ne suis pas déçue. Tout d’abord le casting réunit des acteurs aussi géniaux que singuliers. La mise en scène est virtuose, visuellement sublime et originale. L’atmosphère est sulfureuse à souhait et le charme étrange de Barry Keoghan y est pour beaucoup. Certaines scènes sont des pépites d’humour noir. J’ai trouvé tous les personnages intéressants, bien déjantés chacun à leur manière. J’ai particulièrement adoré la mère, Elspeth Catton, à la fois douce, lunaire et impitoyable, interprétée par la (toujours) impressionnante Rosamund Pike. Le film a cet effet hypnotisant, je n’ai pas décroché une seconde et la fin est très réussie. Emerald Fennel est sans conteste une réalisatrice/scénariste de talent.
"la scène la plus choquante de l'année" titré un article. Ayant vu le film je me suis demandée, mais quelle est donc cette scène ? Mais vraiment les gens sont choqués par si peu ? Franchement le film n'est pas mauvais, ça se laisse regarder. Mais par contre Barry Keoghan fais vraiment vieux et ça m'a perturbé tout le long du film on dirait qu'il a 40 ans. L'histoire n'est pas mal mais ça dure trop longtemps et ça joue sur les scènes "choc" pour marquer les esprits. Et puis vu que c'est la mode, une chanson des années 2000 pour finir le film. Sorti de ça ça s'oublie très vite