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Olive Hoil
12 abonnés
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3,0
Publiée le 20 décembre 2023
À part la toute fin, deceptive, le film ose tout, prend des risques et fait plaisir à voir. Des acteurs qui donnent tout et quelques moments de panique contagieuse. La bonne surprise de cet hiver.
"GUEULES NOIRES": Quand les entrailles de la terre rencontrent le gore et l'humour noir!
1956, le Nord de la France, où des mineurs de fond se transforment en Indiana Jones du charbon. Le film démarre tel un documentaire sur la vie souterraine, comme si National Geographic avait décidé de faire un épisode spécial "Les mines, pas que dans Minecraft". On aurait presque voulu voir des mineurs échanger des conseils pour éliminer les zombies en creusant plus vite. Mais soudain, c'est le grand saut dans le monde gore, et là, on se dit que même Quentin Tarantino aurait versé une larme devant tant d'effusions sanguines.
Les genres du film sont comme des colocataires qui ne s'entendent pas: le documentaire et le gore partagent l'affiche, mais ça cohabite comme des poissons rouges et des chats. On passe d'un débat sérieux sur les conditions de travail des mineurs à une véritable boucherie sous terre sans crier gare. C'est un peu comme si "La La Land" et "Saw" avaient décidé de faire un crossover, et on ne sait pas trop si on doit applaudir ou appeler un exorciste. Les deux parties sont bien exécutées, mais l'alliance des deux, c'est un peu comme mélanger du Nutella avec du piment. Ça surprend, mais on ne peut pas dire que ça n'ait pas du caractère.
La fin du film est aussi abrupte qu'une pub YouTube qui te coupe le souffle avant que tu ne puisses passer à l'épisode suivant de ta série préférée. Les rescapés sortent de leur cauchemar souterrain et hop, fini! Comme si après avoir traversé l'enfer, on méritait pas un peu de bonheur en plus. C'est un peu comme terminer un repas avec un fromage pourri au lieu d'un dessert. On aurait aimé voir les rescapés en train de célébrer leur retour à la surface, peut-être en faisant un moonwalk à la Michael Jackson, histoire de dire "J'ai survécu, les gueules noires!"
Le film joue au mixologue avec les genres comme si c'était une soirée cosplay où Chewbacca se pointerait en bikini doré. D'un côté, on a l'aspect sérieux des mines, et de l'autre, le gore qui débarque comme un cosplayer au Comic-Con. C'est comme si les réalisateurs avaient voulu satisfaire tous les goûts, mais au final, c'est un peu comme commander un kebab avec une glace à la moutarde en dessert. Ça ne s'accorde pas vraiment, mais au moins, c'est original.
Malgré ses mélanges improbables, le film réussit à capturer l'essence sombre de son sujet du début à la fin. On aurait aimé que le retour à la surface soit plus développé, histoire de voir nos héros sortir de l'ombre comme Luke Skywalker quittant Tatooine. Mais bon, au moins, on a eu notre dose de frissons et de gore. Parfois, c'est comme commander un plat épicé et réaliser à la première bouchée que tu n'as plus de boisson. On aurait aimé un peu de clarté, mais on repart avec un goût intrigant en bouche.
"GUEULES NOIRES" est un joyeux bordel cinématographique, un peu comme si Wes Anderson avait décidé de réaliser un film d'horreur en utilisant les effets spéciaux de "The Walking Dead". Entre les mines, la crypte, et les saignements à foison, c'est une expérience qui secoue autant que de secouer une canette de soda avant de l'ouvrir. Certes, le film aurait pu choisir entre être un documentaire sur les mines ou un festival gore, mais au moins, il nous laisse avec une question existentielle: qu'est-ce qui est plus effrayant, les entrailles de la terre ou celles de l'humain?
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j'y suis allé avec beaucoup de bonne intention, en plus je suis du nord j'avais hâte de voir un film d'horreur original tourné dans la région .. et j'aurais dû rester sur mes espérances !!!!!! c'est nul ! vous aimez les films d'horreur ? ne le regardez pas zéro frissons zéro peur ..un méchant qui dévoile trop vite son visage , un scénario sans réflexion.. alors que l'idée était très bonne mais au final surtout gâchée ! dommage.
C'est vrai que c'était pas incroyable et un peu cheap. La photographie est belle mais les dialogues et l'intrigue laisse à désirer ! J'ai pas passé un mauvais moment mais j'ai quand même eu l'impression d'être passé à côté de quelque chose. Je ne reverrai probablement plus ce film.
Nous sommes servi en cinéma de genre fr en 2023 que ce soit en quantité et en qualité. Troisième film de Mathieu Turi, Gueules noires est une réussite. D'une durée d'1h40, le film prend son temps, préférant installé son climat clostrophobique et anxiogène pendant au moins 40mins. On apprend à connaître les mineurs et les mines. Nous sommes totalement immergés avec les personnages. Même si le film est parfois assez cliché, une fois le monstre dévoilé, le métrage nous offre plusieurs scènes gores et brutales assez inventive. Le monstre est la bonne surprise du film même si sa légende racontée dans celui-ci n'est honnêtement pas un point fort. Niveau mise en scène, le film utilise bien son environnement, sombre et confiné, ainsi que les lumières des lampes frontales que les personnages possèdent. Un film d'horreur français divertissant, qui propose une histoire intéressante à l'approche réaliste du métier de mineur dans les mines de charbon.
Gueules noires, en voulant donner le coup de pioche de trop, a réveillé le monstre qui attend tout film d'horreur dans l'ombre : le Ridicule. On pense à cette magnifique ouverture sur les mineurs livrés à eux-mêmes dans un milieu terrifiant (sans besoin de bestiole : claustro, dans le noir, la poussière, les explosions imminentes...), qui avait tout de l'ambiance historique pleine d'envie, avec un panel de personnages vite identifiables (des caricatures, mais on sait au moins les reconnaitre dans la pénombre), la belle photo (on sent un effort sur les lumières dont les halo sont soulignés par la poussière), une bestiole faite mains (notre cœur amoureux des bons trucages bat la chamade, jusqu'à ce que la créature bouge... et là, c'est le drame : ça tremble de partout, mais statique, cela reste super beau), une scène de l'appareil photo (ultra-vue et revue) qui a quand même fonctionné sur nous, toutes ces qualités auxquelles on oppose très rapidement le jeu d'acteur de Jean-Hugues Anglade qui pense certainement être dans un mauvais feuilleton du matin (il a fait rire la salle entière à chaque réplique récitée n'importe comment, brisant les silences pesant qui régnaient grâce à la mise en scène plutôt bonne), les dialogues qui sont non moins absurdes par moments, des questions par milliers qu'on se pose sans jamais avoir de réponse (spoiler: elle vient d'où, cette créature ? Comment se fait-il que les sacrifiés ne pouvaient pas s'enfuir du Puits - vers le haut ou vers la galerie -, si les héros à la fin font juste le tour des barreaux pour grimper dans la sortie ? Idem, la bestiole n'avait jamais trouvé cette sortie qui lui tendait les bras ? ), et surtout une introduction qui nous montre tous les dispositifs de la mine (les ascenseurs, les tuyaux, la salle de douche, etc...), qu'on pense logiquement ré-utiliser pour des scènes d'effroi à la fin (les mineurs coincés dans l'ascenseur avec la bestiole qui passe ses bras décharnés au travers de la grille...), et qui ne servent finalement à rien (une vraie déception). Petite mention aussi à la musique qui revient cycliquement (toujours la même), littéralement dès que la seconde "S" de la scène d'effroi a débuté (ils posent le pied hors de l'ascenseur : "Tin, tin, tin, tin...", c'est aussi caricatural que cela), jusqu'à épuiser notre patience, s'en rendre compte lors de la course-poursuite ("Mince, il nous faut encore une musique stressante, pour ce moment, mais on ne peut pas remettre encore la même, pour la centième fois...") et finalement balancer en remplacement une mélodie légère qui n'a rien à voir avec la scène (mais irait parfaitement à un diapo de paysages Windows, si jamais...). Gueules Noires aurait vraiment gagné à rester un film historique (ou juste stressant grâce aux dangers de la mine), ou à l'inverse à couper toute cette intro (frustrante car on ne la retrouve jamais) pour soigner les défauts majeurs de son scénario. La photo reste très belle par moments, on adore l'audace de faire à la main une créature compliquée (même si elle s'articule mal) quand les grands studios plongent souvent dans la facilité du numérique (jamais crédible), et la scène de l'appareil photo nous a bien plu. On a simplement l'impression que Jean-Hugues Anglade et le monteur-son de Gueules noires ont confondu le tournage avec celui d'un autre film. Il faut dire que dans le noir, on ne voit pas bien : ce n'est pas un feuilleton du matin, qui se tourne ? Ah mince.
La griffe inquiétante du prologue laisse présager un film d'horreur/fantastique. Il n'en est rien sur la première demi-heure. Le côté Germinal est convaincant. La mine est bien représentée et avec, les outils, le métier et la sécurité. Les Gueules Noires ont droit à un monde noire et sale, en plus d'avoir le visage recouvert de charbon.
L'idée de ne pas représenter à l'écran l'horrible bête est vieille comme le cinéma. On laisse le spectateur imaginer, ça passe très bien et la production économise dans l'animation de la chose. Et au début, cette magie opère bien. Toutefois, on se rend vite compte que le budget est insuffisant. Si la première partie a été bien représentée, la partie dans la mine doit se passer de nombreuses scènes (les descentes et les montées après l'utilisation des explosifs, la consolidation).
Et si la photographie brille, les personnages, beaucoup moins. La cause notamment au peu de temps disponible accordé à chacun. Par conséquent, on doit se contenter de personnages caricaturaux (le courageux et protecteur chef, l’Italien au fort accent, le gros rigolo, l'ambitieux raciste). Piégés et avec ses fresques, les airs de Aliens vs Predator nous gagne. Les énigmes sont traitées de façon tellement superficielles et expéditives qu'on se demande comment le réalisateur a pu croire à la bonne idée. Le design du monstre n'est pas à la hauteur non plus. La fin est originale mais ce n'est pas non plus comme si on pensait que c'était une bonne fin.
Une très bonne surprise. Les acteurs sont très bons, la musique est juste et entretient parfaitement l'ambiance. La tension est distillée intelligemment. Le rythme est plaisant, ni trop lent ni trop rapide. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été autant enthousiasmé par un film de ce genre.
Film de genre français plutôt réussi, je ne comprends pas les critiques assez dures. Il faut plutôt encourager ce genre de film qui en plus compte tenu du lieu, une mine, est à voir au ciné ou alors il faut avoir une télé Oled sinon vous ne verrez pas grand chose. Évidemment on pourra reprocher au film de voir un peu trop le monstre mais j'ai quand même eu quelques petits moments de sursaut durant la projection. Excellent point pour la musique que j'ai beaucoup aimée et petit bémol pour le jeu des acteurs, ce sont de bons acteurs mais ne semblaient pas avoir très peur de la situation.
En 1956, dans le Nord de la France, Roland dirige son équipe de mineurs et guide un professeur à la recherche d’un trésor. Ils vont faire une expédition tragique dans un film sombre et haletant. Un thriller parfaitement maîtrisé et réussi.
Une bonne surprise que ce film français sorti dans une discrétion absolue ! Un vrai huis-clos bien oppressant qui dépeint l'univers des mines de charbon dans les années 50. Dommage que les acteurs récitent un peu trop leur texte car le film est bon. C'est quasi filmé à la caméra d'épaule du début à la fin pour une plus grande immersion. Par contre là où le film m'a calmé, c'est le véritable thème sur lequel il est basé ! Passionné par ce sujet que je vais taire ici pour ne pas spoiler, j'ai été hautement pris à contre pied jusqu'au dénouement final ! Ce film mériterait 8 autres suites ! Pourquoi donc 8 ? Allez le voir, vous comprendrez !
Très peu de promotion autour de ce film et pourtant c'est plutôt réussi. Un professeur soudoie le directeur d'une mine pour aller explorer avec une équipe, une mine au delà des 1000 mètres de profondeur. Ils tombent sur les traces d'une civilisation perdue et d'un Dieu maléfique. Il y a des incohérences certaines dans le scénario et des faiblesses que le scénariste n'a même pas cherché à combler. Par exemple, la légendaire civilisation ne se rattache à strictement aucune légende ou tradition populaire. On a l'impression que lui seul a entendu parlé de cette civilisation. Mais le déroulé des scènes, l'articulation des personnages au sein du groupe de mineur, le professeur d'histoire à la fois illuminé et pourri, et en même temps brillant, tout cela fonctionne bien. Visuellement cela fonctionne malgré les rigidités de la créature divine. Il y a du steampunk dans l'atmosphère pour ceux qui aiment. C'est un vrai film d'horreur également avec des scènes gores. Dans le genre, je le conseille.
Pas top dans le rythme et le sujet un peu facile. Samuel le bihan est toujours bien dans son rôle mais le film pas à la hauteur de ce que j'attendais...
etite curiosité que ce film français mélange d'horreur, de fantastique et d'aventure. Même si il y a un certains stéréotype des personnages , le film de part son décors rend le film où l'on sent la tension présente dans les dédales de ces couloirs sombres, intéressant. Ok ok pas un graaand film mais suffisamment pour pas s'embêter. Le casting d'ancienne gloire et de nouveau (même si moyen niveau qualité de jeu surtout le fouteur de merde qui un coup de vent le ferait s'envoler!^^) est pas trop mal dans son ensemble. Bon l'entité encore une fois, je préfère la deviner, l'entendre que de la voir pour de bon... NOTE : 5.5/10