Dans sa relecture contemporaine d’Emmanuelle, Audrey Diwan transporte le récit de la libération sexuelle dans un hôtel luxueux de Hong Kong. Entre les murs de marbres et à l'orée des gratte-ciels, le film ambitionne de redéfinir le désir à l’aune de l'évolution des pensées. Pourtant, cette ambition, si prometteuse en théorie, vacille sous le poids de l’élégance glacée des décors, figeant les personnages et les émotions dans un carcan de perfection, réduisant dès lors l'expérience sensorielle à une contemplation stérile.
L’érotisme, qui devait être le cœur battant de ce récit, s’égare dans un exercice dépourvu de la tension nécessaire à l'éveil des sens, où la tension n’existe que comme un concept. Les scènes se succèdent, les conversations sont trop appuyés et les regards ostensiblement lourds.
La transposition dans un contexte contemporain aurait pu ouvrir un dialogue fécond sur la sexualité moderne, mais le film échoue à dépasser les stéréotypes éculés du genre. Là où on aurait espéré une réflexion sur la fluidité des identités, la diversité des désirs ou les nouveaux rapports de pouvoir, Diwan semble figée dans une vision archaïque et hétéronormative. Le plaisir féminin, au lieu d’être exploré avec authenticité et audace, reste captif d’une mise en scène qui l’exotise et le rend presque décoratif. Ce qui aurait pu être une réinvention devient une relecture superficielle, enfermée dans des clichés qu’elle ne cherche jamais à déconstruire.
Le spectateur, invité à contempler plutôt qu’à ressentir, se heurte à une froideur émotionnelle qui brise l’immersion. Le désir, pour être palpable à l’écran, exige une tension progressive, un frisson qui traverse les regards et les gestes. Or, ici, cette montée n’advient jamais. Les personnages évoluent dans des sphères distantes, leurs interactions semblant davantage guidées par les impératifs narratifs que par une véritable alchimie.
En fin de compte, Emmanuelle, sous la caméra d'Audrey Diwan, devient une expérience froide et inaccessible, un film qui regarde le désir de loin, sans jamais le laisser vibrer à l'écran.
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1,5
Publiée le 17 janvier 2025
Emmanuelle où l'amour chic cinquante ans après! Ces aventures èrotiques d'une contrôleuse de qualitè en catimini à Hong Kong se contentent de brasser du vide pendant 104 minutes! Hormis quelques belles images du palace, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent! Cette relecture se contente de mènager au mieux l'èquilibre entre le dèsir et l'ennui! spoiler: Pas même une scène lesbienne entre Noèmie Merlant (radieuse) et Naomi Watts (inexistante) pour se refaire la cerise! Quelle frustration! A ne consommer que si on n'a rien d'autre à se mettre sous la dent! Du sexe ici et là, à la Wong Kar-wai si l'on est un cinèphile averti! Rien qui, apparemment, ne dèrange en 2024! Le meilleur du film se passe dans une remise : une scène de masturbation sensuelle entre Emmanuelle et une ètudiante en littèrature! Le reste est froid, creux et soporifique! Pas certain que Merlant ne prolonge son sèjour pour "Emmanuelle 2"...
Nul! Erotique ça? Même pas digne du film du dimanche soir sur M6 dans les années 90. Aucune émotion, aucune excitation... D'un ennuie total avec une actrice sans charisme!
Ressortir Emmanuelle de sa tombe était osé, la traiter comme ça est irrespectueux. Le néant de l'érotisme, le néant de la réalisation et de l'acting. Bravo d'avoir réussi à retuer une franchise.
Une jeune femme triste et vide évolué dans le monde froid et impersonnel des grands hôtels et se fait prendre par des hommes de passage pour tromper son ennui. Elle peine à jouir et pratique un sexe banal. Elle essaiera de séduire un autre voyageur encore plus triste et impuissant..... La chair est triste sans amour !
Un très bon film, magnifiquement réalisé par Audrey Diwan et sublimement interprété par Noémie Merlant. Un film érotique d'une grande profondeur émotionnelle où le désir féminin est superbement mis en avant.
Je l'ai vu récemment pour la première fois. Curieuse de découvrir ce film qui faisait scandale et référence dans mon enfance, je suis tombée de bien haut ! Si certaines scènes du début m'ont fait rire, la moralité du film m'a donné des nausées, et m'a profondément choqué : en somme pour faire apparaître toute la féminité et la sensualité dont une femme regorge, il suffit de la droguer et de la faire violer par des inconnus. Mais quelle horreur !
Une esthétique léchée Une lumière intimiste Des dialogues qui tendent à l'introspection, même dans un cadre professionnel ceux ci ne sont jamais superflu ou superficiels Une femme profondément belle jusqu'à son regard intense et expressif, qui se livre, se laisse emporter, se cherche sans tabou
Ces critiques négatives me font bien rire Allez repasser votre linge, faire vos courses et courir après vos enfants... Cette vie, cette quête, vous ne pouvez sans doute pas la comprendre
La volonté de placer le film dans une vision soft percute l’adaptation d’un roman volontairement érotique . Le film est esthétique mais son contenu est inintéressant et traîne en longueur . Le résultat final est très décevant.
Je n'ai pas vu la version erotique "Emmanuelle" des années 70 qui avait fait un carton au Box-office , je suis allé voir cette nouvelle version pour l'actrice Noemie Merlant que j'aime bien et la réalisatrice Audrey Diwan dont je n'ai pas vu ses anciennes mises en scènes mais qui a écrit quelques scénarios de films intéressants comme "Bac Nord" de Cedric Jimenez ou "L'amour et les forêts" de Valérie Donzelli. La, j'utiliserais le mot ennui pour cette nouvelle version de "Emmanuelle" . J'ai entendu dire qu'Audrey Diwan voulait erotiser du côté des désirs féminins de l'héroïne mais j'ai trouvé le tout très fade et j'ai plus regardé ma montre que le long métrage. Il faut saluer les décors Asiatiques de l'hôtel qui sont très bien exposés à l'écran mais c'est la seule qualité. Noemie Merlant fait ce qu'elle peut pour faire exister son personnage mais elle n'est pas aidé, même Naomi Watts, on se demande ce qu'elle fout la. A éviter.
Audrey Diwan aux commandes et Noémie Merlant dans le rôle principal laissaient présager une relecture féministe du sulfureux "Emmanuelle", qui avait fait scandale dans les années 70. Alors oui, l'actrice est sublime dans le moindre détail, mais la quête de son personnage pour retrouver un plaisir perdu peine à susciter l'intérêt. Certes, "Emmanuelle" n'est plus considérée comme un simple objet de désir masculin, mais les intentions du film demeurent floues. Quel message cherche-t-on à faire passer ? Cette relecture semble manquer de direction, laissant le spectateur perplexe.