Film soporifique, froid... Noémie Merlant ne dégage aucune émotion, Naomi Watts a un rôle ridicule. Dialogues au ras des paquerettes. Les plus courageux seront récompensés d'être restés pour la scène finale cependant.
EXCELLENT !!! Ayant beaucoup entendu parlé de la saga "Emmanuelle" avec Sylvia Kristel dans les années 70, j'ai voulu voir ce que cette version modernisée de la célèbre séductrice pouvait donner. Je suis agréablement surpris, un film très stylisé et esthétique, où je suis content de voir Noémie Merlant, s'attaquer à un rôle aussi sensuel, et je la félicite pour son anglais. Une autre petite surprise, la présence de Naomi Watts, que l'on voit trop peu souvent au cinéma ces derniers temps. BRAVO Audrey Diwan, pour ce film, c'est une réussite !...
Hormis le sublime hôtel dans lequel se déroule le principal de l’action, si on peut utiliser le terme action, et le maquillage parfait de Noémie Merlant, j’ai beau chercher, je ne vois pas quoi dire d’attractif. Le film est tellement ‘captivant’ qu’on finit par en rire. A éviter.
Pour commencer, je ne suis absolument pas d’accord avec les personnes qui notent sévèrement ce film. Il n’est ni nul, ni très mauvais, ni mauvais. Il faut tout de même souligner la finesse et l’élégance des plans choisis par Audrey Diwan. Elle a un talent esthétique certain qui permets de « sauver » la casse. En effet, le film Emmanuelle considéré pour l’époque comme érotique avait déjà dérangé le public avec des critiques peu glorieuses.
La promesse de Audrey Diwan quant à son remake à été centré sur ce mouvement en vogue de la femme qui s’assume dans une situation où si l’histoire avait été portée par un homme, il n’aurait peut être pas été regardé/jugé de la même façon. Cela devait être moderne, une femme qui donné du plaisir, une quête, une recherche personnelle profonde.
En réalité, le rendu final ne donne pas un soupçon de cette promesse au spectateur, le premier obstacle rapidement apparu à l’écran a clairement été le son: un doublage évident et une différence entre l’enregistrement studio et l’enregistrement tournage plateau parfois même dans certains dialogues. En suivant, un enchaînement de plan parfois illogiques alimentés de dialogues plats , simplets. Audrey Diwan a pris 0 risques en remplaçant Léa Seydoux par Noémie Merlant qui a l’habitude de ce genre de rôle pseudo dramaticofeministe où il y a ce besoin de montrer son corps pour se faire valoir comme une femme forte des temps modernes. Malgré que Merlant soit une actrice inspirante en ce sens, je ne trouve pas qu’elle porte en elle/son personnage une quelconque note d’érotisme. Durant tout le film, elle est là avec sa mono expression, sa démarche et sa voix mystérieuse surjouée a chercher non pas son plaisir mais l’attention d’un homme qui contrairement aux autres ne lui montre aucune facilité/ouverture. C’est monotone, il n y a aucune attache avec les personnages, qu’on ne voit que trop peu d’ailleurs, tout tourne autour d’une Emmanuelle froide, frigide, neutre, loin d’une femme qu’on remarquerait dans un avion (spoiler) ou dans une boîte de nuit accompagnée par un homme (spoiler). Pour conclure, je me demande si cet ennui perpétuel n’a pas été installé exprès pour montrer que le plaisir ne tient qu’à un fil et qu’une fois perdu, on peut rapidement être ennuyant et ennuyé. C’est dommage ! L’érotisme est bien plus profond que le fait de voir 3 plans sur une femme nue.
Cette relecture avec une radieuse Noemie Merlant soigne son image, très belle Photographie et visuel tout le long, par contre, niveau scénario, c'est un peu creux, remplit de dialogues et de plans assez longs. C'est pas mal.
J’ai aimé cette version 2024. L’ambiance, la réalisation, l’image, et cette excellente performance de Noémie Merlant. Si belle, vide mais si juste ds ses expressions. Une réussite !
"Emmanuelle" laminé par la critique, est un drame érotique moyen dans l'ensemble. En effet, la réalisatrice Audrey Diwan qui m'avait épaté avec son long-métrage précédent (L'Événement), livre aux spectateurs une nouvelle adaptation du personnage littéraire Emmanuelle et de son univers trop lisse à mon goût. Pour un film censé être érotique, cela manque sérieusement de piquant, je me suis ennuyé par moments, le film ne connaîtra pas l'immense succès de son prédécesseur sorti en 1974. Reste la sublime Noémie Merlant dans le rôle principal, avec une atmosphère sensuelle et une esthétique impeccable qui permettent à ce film d'avoir tout juste la moyenne.
DECEVANT! Une vision de la femme froide, frustrée et seule dans une société capitaliste et encore colonialiste. Quelle pauvreté artistique: la photographie, la musique, la scénographie sont inintéressantes, sans parler du dialogue et du jeu des acteurs qui relèvent d'un manque de profondeur et de complexité. Aucune sensualité, aucun érotisme, ça coupe tout appétit sexuel!
Après un vol intercontinental en classe affaires, agrémenté d’un passage aux toilettes, l’héroïne anonyme (Noémie Merlant) atterrit à Hong-Kong. Elle y loge dans un palace dont elle doit évaluer la qualité des prestations dans le but bientôt révélé d’en licencier la directrice (Naomi Watts).
Un Emmanuelle 2024 ? Soixante ans après la publication du roman d’Emmanuelle Arsan qui fit scandale et surtout cinquante après l’incroyable succès du film de Justin Jaeckin qui attira près de dix millions de spectateurs en salles et dont la légende affirme qu’il resta treize ans à l’affiche sur les Champs-Elysées ? Voilà un pari bien risqué. Mais un pari alléchant quand on voit le trio féminin et féministe qui l’a relevé. Audrey Diwan à la réalisation, auréolée du succès, ô combien mérité, de son précédent film, "L’Evénément", Lion d’or à Venise en 2021, l’adaptation glaçante du roman autobiographique d’Annie Ernaux qui y racontait son avortement clandestin au début des années soixante à Rouen. Rebecca Zlotowski pour l’épauler au scénario, l’intello du cinéma français (Normale Sup, agrégation, Fémis), dont les films ("Belle Épine", "Une fille facile", "Les Enfants des autres") peuvent se lire comme un projet de déconstruction des représentations genrées. Et enfin Noémie Merlant, la star qui, depuis son second rôle dans Portrait de la jeune fille en feu, enflamme tout sur son passage.
Emmanuelle 2024 courait le risque de décevoir tout le monde. Les vieux messieurs libidineux qui, comme moi, seraient allés le voir en espérant à tort y retrouver les émotions érotiques ressenties une cinquantaine d’années plus tôt. Et les jeunes Femen scandalisées par la réhabilitation de cette figure honnie de femme-objet.
Avec 44.000 entrées en première semaine, il a fait un bide retentissant. J’aurais pourtant imaginé qu’il suscite, au moins en première semaine, la curiosité d’un public plus nombreux. La raison en est tout simplement que c’est un film calamiteux. On dirait une longue pub pour un parfum de luxe, ou pour une compagnie aérienne extrême-orientale. À chaque plan, on se demande si Charlize Theron ne va pas surgir d’une piscine dorée ou si une hôtesse en talons hauts ne va pas nous tendre un oshibori.
Audrey Diwan fait du neuf avec du vieux et voudrait nous faire penser que les choses ont changé. L’Emmanuelle de 1974 était une épouse oisive. Celle de 2024 (mais s’appelle-t-elle seulement Emmanuelle ?) est une cost killeuse célibataire. Sylvia Kristel évoluait à Bangkok, Noémie Merlant à Hong Kong, dans un hôtel dont elle ne franchit quasiment jamais les portes. La première était cornaquée par Alain Cuny ; la seconde court après un métis chinois, d’autant plus désirable qu’il se refuse obstinément à elle. Seul trait commun, tout bien considéré, entre les deux femmes : elles explorent leur sexualité à la recherche d’un impossible orgasme qu’elles finiront par atteindre dans un final explosif (spoiler !)
Je n’ai pas trouvé sensuelle le moins du monde l’esthétique léchée (sic) de ce film. Elle n’a suscité en moi aucun trouble. Aurais-je eu la même réaction si je l’avais vu à vingt ans, les hormones bouillonnantes ? En tout état de cause, hormones bouillonnantes ou pas, je n’y ai pas vu non plus une réflexion très stimulante sur la femme, son empowerment, son agency et la réappropriation de son plaisir.
Pour moi, c’est un ratage complet. Les dialogues frisent le ridicule à s’en amuser. C’est creux, long, sans intérêt. Quel gâchis compte tenu des moyens qui ont été mis pour le casting et le tournage.
Remake du "classique" français de 78 ? ce drame, non, cette "quête" sans cesse inachevée des plaisirs charnelles se mène à Hong Kong, presque non loin du pays d'origine du Kama-Sutra mais restons dans cette ville lumière pour la peine. spoiler: Des longueurs, oui et non, un bon jeu, clairement, un hôtel de luxe s'offrant le réel second rôle, clairement et c'est bien l'avantage de masse du récit, son environnement claque les yeux. Noémie Merlant, au delà de son superbe physique (mentir serait pêcher non ?), elle parvient tout le long à nous captiver de son regard, de son "accent tricolore" enivrant et ses dialogues bien ficelés. Naomi Watts ("King Kong"...), de retour (pour moi en tous cas même s'il est évident qu'elle n'à jamais stoppée depuis Skull Island) en directrice luxueuse et unique vrai second rôle féminin ou sa complicité avec la française m'aurais nettement laisser penser qu'il y aurait eu une scène lesbienne, mais non. Un récit qui est involontairement un clin d'œil à tous les amateurs de critiques de lieux lors d'escales de vacances. Même si elle fait partie du groupe hôtelier possédant l'établissement et qu'elle est payée pour juger, Noémie fait clairement référence à nous tous (j'en fais parti). Enfin et évidement, les scènes sexuelles sont d'abords très sage, ne m'attendant "pourtant" pas à voir la française nue pour un -12, ces dernières sont restée trop sages mais en réalité ça n'est pas étonnant, -12 égal peu de visibilité, surtout l'audio. La longue scène, finalement finale, fut à moitié réussie mais convaincante, le jeu fut presque bon et les prise mitigées . Avec recul, la trilogie "50 Nuances de Grey" reste pour l'heure la meilleur en la matière.
Soit je n'ai pas compris le message de la réalisatrice, soit il n'y en avait pas et là, vraiment, j'ai passé un très mauvais moment. Ce film n'a rien d'erotique, la sensualité est totalement absente, ne parlons pas de romantisme, de sentiment, de caresses, de volupté, bref de tout ce qui transcende les relations chez nous les humains. Beaucoup de clichés pitoyables, de dialogues pathétiques, je m'inquiète sur l'avenir du féminisme au cinéma. Pour moi, l'érotisme et la douceur, la tendresse ne sont pas incompatibles, je deviens peut-être un extraterrestre des rapports humains... Bon courage à ceux qui iront subir ce film. Jean