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Aude Bernard
1 critique
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0,5
Publiée le 27 septembre 2024
Très décevant. J'avais très envie de voir ce film, je pensais une vraie vison féminine, pas du tout, c'est digne d'une pub pour un parfum sans aucun intérêt et conviction. Arrogant et gênant de platitude. Ce n'est pas ça être féministe !
Audrey Diwan a choisi notre époque ce qui est également judicieux puisque très logiquement les moeurs ont bien évolué depuis un demi-siècle sans pour autant insister sur l'omniprésence #MeToo. On pourrait aussi débattre et tergiverser sur la notion même d'érotisme alors qu'un terme comme film de charme paraît plus adéquat, car la sensualité semble bien plus élégant comme terme quand on pense au film. Des scènes de sexe filmé avec classe et sans voyeurisme gratuit (petite pensée à Kechiche) et repose surtout sur le fantasme plutôt que sur l'érotisme pur, la nuance est importante. Le plus intéressant est que la réalisatrice-scénariste prend le contre-pied complet du film original, de la femme soumise aux désirs de son époux on passe donc à une femme de pouvoir, seule et indépendante mais qui à son revers, celui de la solitude. Il est ironique de voir qu'elle a du désir véritable uniquement pour l'homme qui se refuse à elle ; la séquence de la porte est particulièrement réussie sur une frustration qu'elle n'avait sans doute pas encore connue dans ce sens. Audrey Diwan signe un remake bien plus riche sur le fond et esthétiquement bien plus hypnotique que l'original même si elle n'a pu araser cet écrin vaporeux de superficialité. Site : Selenie.fr
J’attendais beaucoup et depuis longtemps du nouveau film d’audrey Diwan. À la clé, on a un beau long-métrage intelligent et féministe au casting impeccable, Noémie Merlant en tête. À ne pas rater !
Ce film, réalisé par Audrey Diwan, n'a d'"Emmanuelle" que le nom, et encore ! spoiler: En effet, mis-à-part la scène d’introduction dans l'avion (une nouvelle fois, Emmanuelle s'adonne à des plaisirs fugaces dans un avion avec un inconnu), ce film n'a rien à voir avec le mythique "Emmanuelle" de 1974. Après, quand je dis mythique, ça ne veut pas forcément dire bon car le premier film était tout de même assez ennuyant et partait un peu trop dans les sens vers la fin. Alors oui, ce n'est pas un remake mais une nouvelle adaptation du roman éponyme, que je n'ai pas lu. Ceci est donc le second film de l'univers que je regarde car effectivement, à partir d'une soixantaine de films et téléfilms, tous pays confondus, on peut appeler ça un univers, voire même une galaxie ! Bref, pas de Black Emmanuelle ni d'Emmanuelle dans l'espace, ici, on revient à quelque-chose de beaucoup plus sobre, voire même bien trop ! Pourtant l'idée n'est pas mauvaise, réadapter le roman cinquante ans après la sortie du premier film dans un contexte où la représentation des femmes n'a, dans le fond, malheureusement pas tellement changé mais un peu quand même, aurait pu donner quelque-chose d'intéressant et notamment apporter un regard nouveau sur l’œuvre de base, voire même faire revivre le mythe à l'écran. Mais il n'en est rien, tout simplement car il ne se passe pas grand-chose ! Ici Emmanuelle (enfin du moins on le suppose d'ailleurs parce-qu'elle n'est jamais nommée) travaille dans la finance et se rend à Hong-Kong pour voir ce qu'il ne tourne pas rond dans un hôtel de luxe. On reste donc dans un pays dont le personnage ne connait pas les codes (la Chine à la place de la Thaïlande dans le premier film) mais on s'en fout un peu puisqu'il passe donc son temps dans ce fameux hôtel de luxe... et dans lequel il ne se passe pas grand-chose ! Non en effet, on a bien compris qu'Emmanuelle est un peu nympho sur les bords et qu'elle cherche un plaisir sexuel qu'elle ne parvient pas à trouver mais ça s'arrête là. Alors, ce qui change par rapport à 1974, déjà, c'est la fin complètement foutraque que nous n'avons plus ici (mais si l'idée est la même) et puis surtout, Emmanuelle cherche à s'épanouir sexuellement par elle-même et non à l'aide d'un vieux sexagénaire qui lui fait faire des expériences étranges. Ici, elle s'amourache d'un businessman bien mystérieux mais avec lequel bin il ne se passe pas grand-chose plus ! Non, tout est mou, les dialogues sont sacrément plats, surtout lorsqu'ils sont débités sur un ton monocorde, sûrement car ça fait plus chic. Et puis surtout, rentrons enfin dans le cœur du film, c'est pseudo-érotique, en tout cas moins que le premier, sorti, je le rappelle, cinquante ans plus tôt ! Oui, alors Emmanuelle se rase le pubis, elle se passe un glaçon sur les seins pendant des plombes et elle se masturbe avec une chinoise m'enfin le tout reste très soft, ce qui est bien dommage pour une saga à la réputation si sulfureuse. Vouloir refaire "Emmanuelle" en 2024 est donc une mauvaise idée, du moins lorsque l'intrigue est reléguée au second plan au profit d'un discours pseudo-féministe qui ne trompera pas grand-monde.
Ce film Emmanuelle ne restera pas sur les écrans 14 ans comme le précédent. Jamais vu un film aussi nul. Je suis parti avant la fin du film. Pas de scénario, pas d’histoire, mauvaises images avec des excès d’effets qui ne servent à rien si ce n’est celui de nous en éloigner. L’actrice si c’est ainsi que l’on doit l’appeler, à part être fière de son corps n’a pas le profil de ce rôle, aucun charme, aucun jeu. Un film ne se résume pas à des toilettes luxueuses tourné dans un hôtel de luxe.
Plus cérébral que viscéral, ce remake pourrait sans problème bénéficier d'un sous-titre proustien du style "A la recherche du désir perdu". Si la réalisation et l'interprétation sont soignées, le rythme est lent et on a parfois l'impression d'être sur le catwalk d'un défilé de mode plutôt que dans un film. Le spectateur pourrait peiner à s'attacher au personnage principal, tant son environnement professionnel et ses réelles motivations peuvent paraître abscons.
Un White lotus guindé, prétentieux, sans aucun humour à l'esthétique digne d'une pub pour la première classe d'une compagnie aérienne asiatique. Aussi étrangement belle qu'antipathique, l'héroïne ne suscite aucune excitation, aucune émotion. Un sommet de ridicule et d'ennui à faire regretter l'original cornichon sinon les telefilms coquins de M6.
Après Mais vous êtes fous et L’Événement, Audrey Diwan propose un remake raté du film érotique de Just Jaeckin avec une Noémie Merlant en beauté glaciale et monolithique dans l’iconique rôle-titre tenu par Sylvia Kristel en 1974. Ici, l’intime quête prétendument féministe du désir éteint d’Emmanuelle se traduit par une masturbation cérébrale qui tourne à vide et laisse un goût d’inachevé. En outre, les badinages bavards, les molles séductions et les rythmes lascifs parasitent la mise en scène à tous les niveaux.
Une vraie soupe, un ratage absolu où l'on cherche le féminisme que l'on nous a tant vanté dans les médias. Noémie Merlant est très belle mais ça ne suffit pas à nous sortir de la sieste. Audrey Diwan s'est plantée dans son film et le pire est que Noémie va devoir composer le reste de sa vie avec ce rôle au final plutôt ridicule et ennuyeux. Elle s'est déjà affichée nue dans de nombreux films avec des scènes de sexe très crues mais là, c'est un fiasco, on ne retrouve rien de feu Emmanuelle Sylvia K des années 70, peu d'érotisme, du surjeu et zéro féminisme. Nul, tout simplement.
Un scénario médiocre, des dialogues mauvais et un style très prétentieux. On a davantage l'impression d'assister à un défilé de mode ou de regarder une publicié pour une marque de luxe qu'à voir une véritable œuvre cinématographique. Quant au fond, il est inexistant. Si c'est çà le discours sur le féminisme de la réalistrice c'est vraiment navrant car finalement consensuel et très superficiel. Pourtant J'appréciais l'actrice principale, mais j'ai quitté la salle avant la fin, (ce que je fais très rarement au cinéma). Qu'est que Noémie Merlant est-elle allée faire dans cette galère ?
Attention navet ! J'aime beaucoup les actrices Noémie Merlant et Naomi Watts, mais que sont elles venues faire dans cette galère ! Leur talent est impuissant à sauver le film du naufrage tant le scénario a l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette, les dialogues creux, l'intrigue platte et sans intérêt. C'est d'un ennui mortel et je me suis accroché pour rester jusqu'au bout. 1h45 pour rien dire et rien montrer d'intéressant. Le film est titré Emmanuelle mais aucun rapport avec le film culte de 1974 et le roman dont il est tiré. J'ai vu il y a quelques jours l'interview de Noemie Merlant au JT de France 2 par Laurent Delahousse qui lui demandait si elle n'avait pas craint de mettre sa carrière en danger en jouant dans un film érotique. Quelle blague... Noemie Merlant montre furtivement sa poitrine dans deux ou 3 scènes, pas de quoi se mettre tellement en danger. C'est pas la Vie d'adèle d'Abdelhatif Khechiche autrement plus osé et risqué pour les actrices Adèle Exarchopoulos et Lea Seydoux. Ici rien de tout ça. Zéro érotisme ou sensualité, deux ou trois scènes vaguement dénudées et qui tombent comme un cheveu sur la soupe dans une intrigue décousue et dans une atmosphère glauque et sinistre. On ne comprend rien au propos du film, c'est terne, glacial, sinistre et totalement dépourvu d'intérêt. Appeler ce film Emmanuelle tient de l'escroquerie intellectuelle tant cela n'a rien à voir avec le film de Just Jaeckin de 1974 et avec le roman éponyme d'Emmanuelle Arsan de 1959. Le semblant d'intrigue se déroule dans une tour de Hong Kong qui abrite un hôtel de luxe : quelque part le rythme lent et le décor pourrait faire penser à Lost in translation de Sofia Copola (dans la tour d'un hôtel à Tokyo) sauf que ce film est un pur chef d'œuvre porté par le tête à tête magistral de Bill Murray et Scarlett Johansson. Ici rien pour électriser l'attention. Le pire film que j'ai vu en 2O24 et l'un des pires de ces 5 dernières années.
2 étoiles pour l'esthétique, mais sinon quelle déception !! J'allais voir cette version 2024 pleine d'enthousiasme et de curiosité, le livre Emmanuelle ayant bercé mon adolescence (sous le manteau), puis le film. Le tableau en 2024 : un monde où on brasse du luxe et où on base tout un film sur une nana qui jouit une fois... Quel ennui! Quelle froideur! M'a fait penser à la Venus d'argent sorti en 2023, pour la même ambiance (et esthetique) du monde de la finance. Emmanuelle 74 n'était certes pas parfait (filles jeunes, rapports forcés...), mais l'Emmannuelle 2024 est morte de l'intérieur. Bienvenue dans le 21e siècle.
Film envoûtant sur le désir, sa perte, sa quête, porté par Noémie Merlant, sublime dans chaque plan, la mise en scène est précise et audacieuse, un grand film qui revisite les codes érotiques en les réinventant sans cesse, nimbé par la superbe BO des Galperine.