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Golem passif
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1,0
Publiée le 14 novembre 2023
Une pinte de moraline.
Ma note ne correspond pas à une quelconque aversion ou opposition au message du film mais à un manque d'intérêt absolu. En soit je peux comprendre l'envie de regarder quelque chose de totalement positif et ouvertement naïf. Malheureusement, mis à part cet idéalisme, le film ne propose quasiment rien. La réalisation, la narration ou les acteurs ne s'envolent jamais et je passe 1h50 à me demander qu'est ce que fais dans cette salle.
un spot tv sur l'immigration de 2h. vide d'une réa intéressante, scénario remplie de longueurs et de personnages inintéressant, aborder une tonne de sujet mais aucun abouti, avec un fin excréments tire-larmes et prévisibles. "The Old Oak" n'est qu'un énième film plat qui n'a comme seul message "aimez vous les un les autres",message transmis dans d'autres films et en bien mieux
"Le dernier film présenté en compétition sent le vieux bois, celui qui a longtemps séché sous un ciel couvert et en manque d’éclaircies. The Old Oak cherche à en apporter avec autant d’innocence que de bienveillance."
"Le cinéaste établit un nouveau récit sur une revanche à prendre sur la vie, qui commence par une réconciliation avec soi-même. C’est toute la problématique de Tommy Joe Ballantyne (Dave Turner), ou simplement TJ, propriétaire du seul pub dans un patelin paumé du nord de l’Angleterre. On l’appelle The Old Oak et comme son nom l’indique, ce vieux chêne commence à moisir de l’intérieur comme de l’extérieur."
"Loin s’en faut, The Old Oak n’est pas un feel-good movie, mais comme toujours Ken Loach s’engage en faveur des laissés-pour-compte qui, dans leur solidarité, peuvent se hisser vers le haut. Et quand bien même il ne serait pas possible de créer le lieu de vie idéal avec le pub The Old Oak, il est toujours possible de se réunir et de se réconcilier dans la rue, là où nous sommes censés croiser nos regards et manifester notre unité."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Pour son nouveau film, le cinéaste octogénaire ne baisse pas els bras et continue à s'intéresser aux exclus de la société. Comme souvent chez lui, ces exclus sont d'anciens mineurs au chômage victime du thatchérisme. Dans "The old oak", en plus de leur propres galères, ils voient arriver des migrants syriens d'un mauvais oeil pour beaucoup. Ken Loach, politique donc comme toujours, choisit ici plus la carte de l'émotion et de l'humanisme. Cela peut paraitre manichéen mais la force et la justesse du scénario ne peuvent nous laisser indifférents et beaucoup d'émotions se dégagent à la fin du film. Beau film sur la solidarité et sur l'amitié, le film bénéficie aussi d'un casting remarquable à tous les niveaux. De ce fait, Ken Loach se contente d'une mise en scène classique, faisant à juste tire, confiance à ses auteurs et à son scénario. Merveilleux conteur, on a connu le cinéaste anglais plus incisif mais son dernier film n 'est que la suite logique de toute son offre. Ici, l'émotion l'emporte sur la colère, mais les 2 cohabitent formidablement.
Je lis beaucoup, sur les différents comptes insta ciné que je suis, que The Old Oak est du pur Ken Loach et j'avoue n'être que partiellement d'accord.
Très touché par ses deux précédents films (Moi, Daniel Blake et Sorry we missed you), j'ai trouvé celui-là nettement moins réussi et bien moins subtil dans l'émotion qu'il cherche à provoquer.
Si l'on retrouve effectivement l'ancrage social au sein des classes populaires britanniques que le réalisateur sait si bien dépeindre, s'il parvient une nouvelle fois à s'emparer d'une thématique sociétale très actuelle pour dénoncer, après les ravages du capitalisme et de l'uberisation de la société, le racisme et les difficultés du vivre ensemble, l'approche est en revanche beaucoup plus naïve et moins fièvreuse que ce à quoi il nous avait habitué par le passé. En résultent des personnages trop stéréotypés et un scénario très prévisible qui conduit à une conclusion bien trop peu réaliste pour réellement émouvoir.
L'ensemble reste très didactique et le film enchaîne les scènes qui peinent à convaincre (les discussions et la profusion de sourires lors des repas partagés entre locaux et réfugiés, les commentaires et questions peu subtils des enfants, la découverte émerveillée de l'église par la jeune Syrienne...).
Ne perdons toutefois pas de vue que le film s'inscrit dans un contexte post Brexit, la campagne en faveur duquel ayant essentiellement tourné autour des questions d'immigration et de maîtrise de celle-ci, mais vis-à-vis duquel de plus en plus de Britanniques expriment aujourd'hui des regrets. The Old Oak sonne presque alors comme l'illustration de cette volonté de rédemption de toute une partie du peuple britannique.
Enfin, parce que ce film sort pile dans un contexte géopolitique où justement le vivre ensemble a rarement semblé aussi difficile, le film nous offre l'occasion d'une trève qui est la bienvenue et laisse penser que cela est encore possible alors ne boudons pas notre plaisir et continuons d'y croire encore, nous aussi.
Pas le meilleur des Ken Loach. Deux sujets la paupérisation et la désertification dans les anciennes villes minières et l'arrivée de réfugiés syriens. Chacun des deux était un sujet en soit. Alors vouloir traiter les deux en même temps en un même lieu une erreur selon moi car aucun des sujets n'est traité a fond. Ce qui est dommage. A l'arrivée un film un peu (trop) manichéen.
Pas le meilleur des Ken Loach, mais qu'en on aime on y va quand même et c'est bien ainsi.
Superbe film, riche en thèmes dont le principal est celui de la pauvreté au Royaume-Uni, notamment dans le nord-est, au bord de la mer, près de Durham, région qui a souffert de la politique (libéralisation de l’économie, réduction de la dépense publique, privatisations, affaiblissement des syndicats, etc.) de la Première Ministre (1979-1990) Margaret Thatcher (1925-2013), responsable de la fermeture de nombreuses industries, ici les mines de charbon, malgré la longue grève des mineurs de mars 1984 à mars 1985. spoiler: Des maisons sont achetées en ligne pour 8 000 £ par des investisseurs chypriotes, dévalorisant les maisons voisines et créant du ressentiment chez leurs propriétaires . La misère engendre la bêtise et le racisme (« il est plus facile de s’en prendre à plus faible que soi ») mais aussi, la solidarité (« A manger ensemble, on se serre les coudes »). Ken Loach est constamment sur le fil du rasoir et construit un film sans misérabilisme, ni manichéisme, grâce au scénario (du fidèle Paul LAVERTY dont c’est la 15e collaboration) qui expose les faits (donnant la parole aux Anglais, accueillants ou racistes, et aux réfugiés syriens) et à une mise en scène remarquable, permettant d’obtenir l’excellence des acteurs, au jeu quasi documentaire. Dave TURNER qui joue Tommy Joe Ballantyne, le patron du pub « The old oak » (« le vieux chêne ») est tout en nuances, tiraillé entre son passé (spoiler: où il a privilégié son pub au détriment de sa femme et de son fils ) et essayant de rendre le présent meilleur (en créant une cantine solidaire). C’est aussi un film féministe car ce sont les femmes, de toute nationalité, qui agissent, et de façon positive. Ici, les racistes sont des hommes et l’actualité (Ukraine, Proche Orient) montrent que la violence est le fait des hommes.
Même pour un vieil et inconditionnel admirateur de Ken Loach, ce film est une petite déception. Traitant du racisme populaire - à l'occasion de l'irruption de familles réfugiées syriennes - dans un coin déshérité de l'Angleterre industrielle, il se perd parfois en circonvolutions et petites saynètes qui finissent par affaiblir le propos politique. Il reste que KL filme à merveille la décrépitude des lieux et des gens dans un monde sans futur où l'on finit par se détester a force d'ennui et de pauvreté. La conclusion optimiste a pour conséquence d'émouvoir le spectateur qui aura pourtant du mal à croire qu'il suffit de vouloir...
Comme à l’habitude. Monsieur Ken Loach, en partant de villes et leurs habitants ayant subi un traumatisme social se battent pour survivre. Il le fait avec ce recul, cette distance respectueuse des situations décrites. Il ne cherche pas à embellir les personnes, les personnages imaginés qui ne sont ni blanc ni noir, ils sont tout simplement humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Pour le film « The old Oak », nous sommes encore dans une ville sinistrée, l’évènement nouveau est de décrire l’arrivée de réfugiés syriens accueillis par un fils de mineur qui tient un pub. Nous suivons la population locale, certains se battent pour bien recevoir ces nouveaux arrivants et d’autres se méfient et les rejettent. En parallèle nous découvrons ces expatriés, plus précisément une jeune femme passionnée de photos, seule à bien connaître la langue anglaise, qui fera le lien avec les anglais principalement par le propriétaire du pub. Grâce aux différents évènements et rebondissements, nous vivrons des temps d’espoir d’une rencontre possible ou pas… Dave Turner et Ebla Mari réussissent, par leurs jeux d’acteurs sobres à apporter toute l’humanité que nous offre le réalisateur. Je ne peux que vous inviter à découvrir ce film qui pourrait vous faire penser qu’une fois de plus les misères humaines sociale ou liées à des conflits ne sont pas belles à voir. Le magicien Loach arrive à décrire cette misère tout en nous laissant un espace pour croire en l’avenir. Bravo.
The old oak (Le vieux chêne) est un beau Ken Loach. Dans le nord-est de l'Angleterre, décor de la grande grève des mineurs en 1984-1985, la population est sinistrée, délaissée par les gouvernements successifs. Seul subsiste un pub (The old oak) pour que les habitants puissent se réunir. C'est précisément dans cette région que sont orienté·es des réfugié·es syrien·nes qui ne seront pas accueilli·es chaleureusement. Entre ces deux camps apparemment inconciliables, une solide amitié va faire bouger les lignes, entre TJ, le propriétaire du pub, et Yara, jeune réfugiée qui a appris à parler anglais auprès d'infirmières bénévoles dans un camp. Le film bénéficie du long travail préliminaire effectué par Ken Loach et son fidèle scénariste Paul Laverty. L'histoire est réaliste, le sujet traité avec empathie et générosité. Les moments collectifs sont particulièrement forts et émouvants, là où la solidarité peut créer l'espoir d'une vie meilleure.
The Old Oak est la dernière livraison du maître du réalisme socialiste européen. Orphelin des luttes ouvrières qu'il évoque dans le film, Ken Loach déplace son objectif vers les nouveaux damnés de la terre, les réfugiés de guerre du Proche-Orient, et propose comme toujours des personnages forts, fouillés, attachants, en jouant sur l'universalité des opinions et des sentiments, dans un monde désormais complètement mondialisé où les solidarités se reconstruisent dans les décombres de l'ancien monde. Ken Loach y joue sur des émotions toujours justes, évitant à chaque tournant de l'histoire de sombrer dans le manichéisme qui est toujours le danger du genre, en réussissant le tour de force de nous amener jusqu'à un happy end parfaitement tragique qui rassemble tout ce monde pour lui laisser une lueur d'espoir.
Un drame social un rien misérabiliste qui a le mérite de brosser un tableau réaliste du Nord industriel de l'Angleterre d'aujourd'hui. Heureusement pointe une lueur d'espoir dans ce marasme manichéen. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/10/the-old-oak-de-ken-loach-en-demi-teinte.html
Larmoyant, pathos à n'en plus finir. Un film pour les grandes âmes sans politiciens, mais avec des gentils et des méchants. Un film pour la télé, pour des braves gens