The Old Oak
Note moyenne
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indi64
indi64

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 novembre 2023
Thé old Oak" ( le titre correspond au nom du pub tenu par le personnage principal) offre de nombreuses scènes qui tiennent la route au milieu d'autres qui fonctionnent beaucoup moins bien.

Loach met en avant et défend à juste titre les sentiments positifs ( entraide, compréhension, ouverture d'esprit intraculturelle...), mais son traitement et c'est la limite du film, à parfois du mal à saisir toute la complexité du sujet.
john-jacques
john-jacques

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2023
Lourd et un peu trop plein de bons sentiments, The Old Oak est avant tout un film prévisible. Les acteurs sont bons, le sujet intéressant, l'aspect social est là, Ken Loach fait du Ken Loach et ne se réinvente pas. J'ai ressenti un vrai manque de finesse. Dommage.
Joe Dredd
Joe Dredd

57 abonnés 83 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 février 2024
De la bonne grosse démagogie dégoulinante comme seule Ken Loach sait en fabriquer. Il est loin le temps où il filmait l'Angleterre des années Thatcher ou l'Espagne en guerre civile. Désormais, il sombre dans la caricature de son époque...
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2023
Dès les premières images et scènes, je me suis dit : voilà une ambiance et un univers à la Ken Loach. Oups, c’est un film de Ken Loach ! Je n’avais pas regardé avant. A partir de là, tout est déjà dit. Misère, désespérance sociale, souvenirs et nostalgie d’une période ouvrière et revendicative glorieuse mais définitivement passée. Tous les puits de mines ont fermé. Le désœuvrement est partout. Les appartements se vident, n’ont plus aucune valeur (sauf pour les spéculateurs qui vont les racheter à vil prix pour les louer à des populations déplacées n’ayant aucun autre endroit où aller), condamnant les derniers occupants propriétaires ruinés à rester-là et s’accommoder des nouveaux arrivants. Des familles syriennes en déshérence, amenées là par bus entier par les services sociaux. Sauf rares exceptions, les premiers contacts sont froids et même hostiles. La peur et la défiance de l’autre. Mais, à partir d’un goût (et talent) commun pour la photo, une jeune réfugiée va sympathiser avec le patron du pub. Et les valeurs de solidarité et d’entraide vont émerger. Le genre de scénario dont on sort avec l’envie d’être meilleur. Les visages des spectateurs sont graves. Leurs yeux sont parfois rougis. Un film émouvant, poignant.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
TJ est le propriétaire du pub « The Old Oak » dans une ancienne cité minière marquée par la pauvreté. Son engagement en faveur de réfugiés syrien va être mal perçu le forçant à multiplier les efforts pour créer du lien social. Un film magnifique sur la solidarité. Ken Loach maîtrise à la perfection la tendresse de son histoire.
Phil56
Phil56

21 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
D'aucun(e)s considèrent, à tort ou à raison, que ce n'est pas le meilleur film d'un des plus grands réalisateurs contemporains.
Peut-être...et alors ?
L'essentiel n'est-il pas que Ken Loach (et son fidèle scénariste Paul Laverty) persistent, envers et contre tout, à poser un regard lucide, intelligent et militant sur un monde en perte de mémoire, de repères, de perspectives ?
Certain(e)s leur reprochent également une approche jugée soit trop didactique ou versant dans un angélisme béat de mauvais aloi.
Apparemment nous n'avons pas vu le même film ou alors pas avec les mêmes lunettes !
En quoi montrer et démontrer les mécanismes du racisme ordinaire sans user ou abuser de clichés simplistes ou de raccourcis scénaristiques hasardeux serait-il en effet rédhibitoire ?
La subtilité de ce film est justement de nous amener à progressivement appréhender tout ce qui alimente sournoisement le rejet de l'autre : déclassement économique, invisibilité sociale, frustration, jalousie, délitement des relais traditionnels de lutte et d'action, ....
Qui plus est, loin de verser dans la nostalgie d'un âge d'or illusoire ou dans un misérabilisme stérile, nos deux compères nous proposent quelques pistes de résilience reposant, entre autres, sur la capacité d'une collectivité à s'inspirer des leçons de solidarité et de fierté du passé pour jeter des ponts vers et avec de nouveaux damnés de la terre et, in fine, faire société.
Pour conclure, permettez-moi de vous livrer quelques scènes qui m'ont particulièrement touché. spoiler:

1) l'ouverture d'une arrière-salle de bistrot close depuis tant d'années, précieux sanctuaire photographique d'un monde oublié, d'une mémoire occultée ;
2) la présence ostensible lors de la parade annuelle de la petite cité ouvrière, d'un étendard traditionnel des mineurs agrémenté, tissée dans l'étoffe, d'une phrase en arabe contribution symbolique des exilés syriens à la lutte éternelle de tous les opprimés;
3) la découverte, tout en sensibilité, d’une cathédrale aussi millénaire que majestueuse, fruit de l'ingéniosité, du labeur et de la sueur de centaines d'ouvriers, loin des commentaires ampoulés habituellement ressassés par d’ineffables chroniqueurs à la Lorànt Deutsch ou autre Stéphane Bern. spoiler:
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2023
« C'est de la solidarité, pas de la charité. » Ce nouveau Ken Loach se déroule dans une petite ville minière du nord de l'Angleterre qui est désertée suite à la fermeture de la mine. Les magasins ferment et les maisons se vendent pour une bouchée de pain, ce qui permet à des réfugiés syriens d'être logés à moindre coût. Alors que certains habitants réagissent à leur arrivée par des railleries racistes, d'autres se montrent plus chaleureux et généreux. Parmi eux, il y a TJ Ballantyne, propriétaire du seul pub local, qui va se lier d'amitié avec Yara. Comme il le dit si bien : « On cherche toujours un bouc émissaire quand rien ne va. » Et au lieu de taper sur ceux qui sont au-dessus, c'est plus facile de s'en prendre à ceux qui ont encore moins. Il est évident que le scénario de Paul Laverty, l'acolyte de Ken Loach, est très facile, mais "The Old Oak" n'en reste pas moins un drame social et humaniste touchant avec des personnages attachants. Comment ne pas apprécier le personnage de Dave Turner. Un homme entier et brisé qui arrive quand même à donner aux autres. J'ai beaucoup aimé la relation avec Yara, deux personnes finalement opposées et de milieux différents, mais on est finalement tous égaux face à la misère et aux drames de la vie. Bref, un bon film à la fois émouvant, bienveillant et plein d'espoir.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2023
"Quand on mange ensemble, on se serre les coudes."

Quand tu vas voir un film de Ken Loach, tu sais à quoi t'attendre : une réalisation de style naturaliste (renforcée par une distribution composée très souvent de non-acteurs/acteurs méconnus) pour une œuvre militante et engagé, et traitant frontalement des injustices sous toutes leurs formes.

Et à 87 ans, le cinéaste britannique ne déroge pas à cette règle avec ce «Old Oak», abordant une nouvelle fois ses thématiques fétiches et en l'ancrant dans une réalité très récente, avec notamment la crise des migrants venus de Syrie.

Pas de réelle surprise donc, nous voilà une nouvelle fois en terrain ultra-connu. Et malgré cela, Loach arrive à toucher juste dans ce qu'il veut nous montrer et nous dire.

En évitant ingénieusement tout misérabilisme dans son propos, le film nous dresse le portrait de deux communautés qui sont loin d'être aussi différentes l'une de l'autre.
Deux communautés qui ont subies, la guerre pour l'une, le chômage massif pour l'autre, et qui tente de faire du mieux qu'ils peuvent pour leurs proches, jour après jour.
Malgré cette ignorance et cette colère qui s'emparent d'une partie des habitants désoeuvrés de cette bourgade qui voit débarquer des gens qui ne leur ressemblent pas (au premier abord du moins), d'autres vont réaliser que c'est par la solidarité et l'entraide mutuelle que les choses peuvent changer.

Parce que ce n'est pas en s'en prenant à ceux en-dessous de nous quand ça ne va pas qu'on se portera mieux, mais en comprenant l'histoire et la peine de l'autre et en collaborant ensemble pour reconstruire ce qui a été brisé, faire revivre ce qui a été laissé à l'abandon.

Malgré une musique et certains dialogues un peu trop appuyés, ce film respire l'humanité et la sincérité, porté notamment par son très bon duo principal.
Et en ces temps très agités, où tout est prétexte à créer de la division parmi la population, cette fiction traitant de cohabitation et porteuse d'espoir ne peut être que la bienvenue. 7,5/10.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2023
Film touchant, The Old Oak est rempli de naïveté. Cela plaira à celles et ceux qui sont à la recherche de positif et de bons sentiments, mais laissera sur le côté les personnes cherchant de la crédibilité et de la justesse.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2023
Film très poignant et très touchant qui montre combien la solidarité et non le rejet est réconfortante pour tous car l'évolution des vies fait qu'on a tous dans nos cœurs des choses qui font mal
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Ken Loach nous avait déjà annoncé son départ à la retraite au moment de la sortie de « Jimmy’s Hall » en 2014. Depuis, il nous a proposé 3 films, dont une Palme d’Or pour « Moi Daniel Blake », puis « Sorry We Missed You » que personnellement j’avais préféré à la Palme d’Or…et maintenant « The Old Oak » de la même veine que les précédents…
Dans le nord-est de l’Angleterre, le comté de Durham dont la superficie est égale à la moitié d’un département français moyen, a compté jusqu’à 160 000 personnes travaillant dans le secteur des mines de charbon…cette période est révolue, mais son souvenir pèse toujours sur les esprits, de nombreux habitants ayant en mémoire les grèves menées de mars 1984 à mars 1985 contre la politique de fermeture des mines de charbon par le gouvernement de Margaret Thatcher … The Old Oak, est le pub emblématique d’un village de la région, qu’on retrouve Tommy Joe Ballantyne (Dave Turner) , son propriétaire…, les pubs sont toujours des lieux de rencontres et de conversations : on y parle de football, de politique, de sa vie familiale, etc. C’est exactement ce qui se passe depuis des années, dans une ambiance conviviale, dans le pub de TJ Ballantyne. jusqu’au jour où la guerre en Syrie va changer la donne….l’arrivée d’un groupe de réfugiés syriens divise la population du village en premier les fidèles habitués du pub, le nez dans leur pinte, leur désarroi et leur haine xénophobe qui ne comprennent pas que l’on vienne en aide à des étrangers, alors que eux, familles cabossées, enferrées dans le chômage peinent à se loger décemment et à nourrir leurs enfants…au centre il y a Tommy Joe Ballantyne, qui noue une amitié lumineuse et touchante avec Yara (Ebla Mari) , une réfugiée syrienne, férue de photographie…ensemble avec une amie de Tommy, Laura, (Claire Rodgerson) , une femme du village, une femme généreuse, pleine d’empathie pour ces migrants qui viennent d’arriver, ils vont tenter de redonner vie à la communauté locale en développant une cantine pour les plus démunis, quelles que soient leurs origines. …utopie solidaire désapprouvée par les piliers de bar ...comme souvent, Ken Loach part d’un sujet social crucial tiré du réel, dans lequel il plonge des personnages au grand cœur…certains rebondissements paraissent trop beaux ou trop naïfs pour la noirceur de notre époque…, et un revirement permet d’aboutir à un final beaucoup plus optimiste que dans ces 2 films précédents « Moi Daniel Blake » et « Sorry we missed you » mais quand on voit ce qui s’est passé chez nous, tant à Callac qu’à Saint Brévin les Pins, cette fin optimiste peut faire dire à certain qu’on est dans un monde de bisounours ..Allez le voir…un film implacable et solide comme un vieux chêne.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2023
Ken Loach dit avoir tourné son dernier film, une fable sociale nourrie par la ferveur de ses engagements qui auront marqué toute son œuvre : dénoncer la violence cynique de notre société libérale, proclamer sa foi en la solidarité des « cabossés de la vie », défendre les ouvriers et les petites gens, refuser le renoncement et se battre pour plus de justice sociale....
Réalisé dans une ancienne cité minière du nord de l’Angleterre, ce dernier opus empreinte à nouveau des chemins maintes fois visités... Il nous raconte le combat d’un duo d’infortune - une réfugiée syrienne et un vieux propriétaire de pub (le old oak du titre) - pour ouvrir une cantine solidaire dans l’arrière salle de ce pub hanté par les souvenirs de la grève des mineurs de 1985. Faire revivre ce lieu permettra de rassembler dans un même élan de fraternité toutes les victimes, celles des conflits armés comme celles des crises économiques.....
Certains trouveront peut-être le propos trop naïf.... Il convient surtout de saluer une fois de plus tant l’humanité que la colère de ce cinéaste militant, sa capacité à transcender la banalité du quotidien, à y incarner des personnages ordinaires (interprétés par des acteurs amateurs pour la plupart), et nous donner une formidable leçon de résistance collective et l’envie de poursuivre la lutte.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
Misère, misère, c'est sur les pauvres gens que tu t'abats obstinément. ô misère.
Ken Loach est le cinéaste qui film la misère sociale et ce film n'y déroge pas. Un de plus. Mais après l'exclusion technologique et l'ubérisation de la société, la misère est cette fois filmée sous un nouvel angle avec une nouvelle problématique : peut-on accueillir la misère des étrangers quand on ne parvient déjà pas à vivre avec la sienne ? Il y a ceux qui peuvent et ceux qui se laissent prendre par le nationalisme sectaire. C'est juste, bien fait, bien filmé, avec un message positif et optimiste, rien à dire... si ce n'est que Ken Loach est un réalisateur de ciné d'art et essai qui, malheureusement, ne convaincra que les convaincus.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2024
Du haut de ses 87 ans, Ken Loach a toujours autant de talent pour nous cueillir avec des drames sociaux poignants. Dans ce film, sorti en 2023, le réalisateur britannique donne une belle leçon d’humanisme. L’arrivée de migrants syriens dans une petite ville sinistrée du nord de l’Angleterre engendre des réactions diverses, partagées entre l’hostilité ou la cohabitation. Même si l’on devine très rapidement ce vers quoi ce récit nous entraîne, le décryptage d’un nationalisme populaire accentué par la peur de l’étranger fait mouche. Comme toujours, le ton est juste, simple et émouvant en raison de personnages qui sonnent plus vrai que nature. Bref, un véritable plaidoyer contre le racisme et pour la fraternité.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2023
Un film de ken loach ne m a jamais laissé indifférent, et celui ci m a enchanté, c est un grand cinéaste qui comme kaurismäki filme les ouvriers,les petites gens avec une délicatesse touchante et sans condescendance.
Tous ces films parle de ses déclassés britanniques souffrant de ce capitalisme forcené avec une libéralisation de l l'économie a tout va qui laisse ces ouvriers sur le carreau.
Dans ce nouveau film loach met en lumière ces hommes et femmes fuyant la guerre en Syrie et qui sont recueillis dans un village britannique et sont confrontés à une hostilité de la part de ces habitants qui on le ressent n est pas mieux loti que ces syriens, un homme tenant un pub à la dérive va se lier d amitie a une jeune syrienne et tous les deux vont essayer d aider et rassembler les villageois et ses familles syrienne mais ils vont peu à peu rencontrer des obstacles.
C est un film émouvant, un peu utopique malheureusement mais qui fait tellement de bien
Je le conseille vivement
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