The Old Oak
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Cinévore24

454 abonnés 953 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2023
"Quand on mange ensemble, on se serre les coudes."

Quand tu vas voir un film de Ken Loach, tu sais à quoi t'attendre : une réalisation de style naturaliste (renforcée par une distribution composée très souvent de non-acteurs/acteurs méconnus) pour une œuvre militante et engagé, et traitant frontalement des injustices sous toutes leurs formes.

Et à 87 ans, le cinéaste britannique ne déroge pas à cette règle avec ce «Old Oak», abordant une nouvelle fois ses thématiques fétiches et en l'ancrant dans une réalité très récente, avec notamment la crise des migrants venus de Syrie.

Pas de réelle surprise donc, nous voilà une nouvelle fois en terrain ultra-connu. Et malgré cela, Loach arrive à toucher juste dans ce qu'il veut nous montrer et nous dire.

En évitant ingénieusement tout misérabilisme dans son propos, le film nous dresse le portrait de deux communautés qui sont loin d'être aussi différentes l'une de l'autre.
Deux communautés qui ont subies, la guerre pour l'une, le chômage massif pour l'autre, et qui tente de faire du mieux qu'ils peuvent pour leurs proches, jour après jour.
Malgré cette ignorance et cette colère qui s'emparent d'une partie des habitants désoeuvrés de cette bourgade qui voit débarquer des gens qui ne leur ressemblent pas (au premier abord du moins), d'autres vont réaliser que c'est par la solidarité et l'entraide mutuelle que les choses peuvent changer.

Parce que ce n'est pas en s'en prenant à ceux en-dessous de nous quand ça ne va pas qu'on se portera mieux, mais en comprenant l'histoire et la peine de l'autre et en collaborant ensemble pour reconstruire ce qui a été brisé, faire revivre ce qui a été laissé à l'abandon.

Malgré une musique et certains dialogues un peu trop appuyés, ce film respire l'humanité et la sincérité, porté notamment par son très bon duo principal.
Et en ces temps très agités, où tout est prétexte à créer de la division parmi la population, cette fiction traitant de cohabitation et porteuse d'espoir ne peut être que la bienvenue. 7,5/10.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2023
Le thème sociétal développé ici par Ken Loach, l'intégration des immigrés, souffre d'une réalisation truffée de scènes parfois trop longues auxquelles se mêle trop de pathos. Le film mérite cependant d'être vu, ne serait ce que pour le héros principal exploitant un pub typiquement britannique et pour la leçon de solidarité que nous délivre le cinéaste.
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2023
Un film de ken loach ne m a jamais laissé indifférent, et celui ci m a enchanté, c est un grand cinéaste qui comme kaurismäki filme les ouvriers,les petites gens avec une délicatesse touchante et sans condescendance.
Tous ces films parle de ses déclassés britanniques souffrant de ce capitalisme forcené avec une libéralisation de l l'économie a tout va qui laisse ces ouvriers sur le carreau.
Dans ce nouveau film loach met en lumière ces hommes et femmes fuyant la guerre en Syrie et qui sont recueillis dans un village britannique et sont confrontés à une hostilité de la part de ces habitants qui on le ressent n est pas mieux loti que ces syriens, un homme tenant un pub à la dérive va se lier d amitie a une jeune syrienne et tous les deux vont essayer d aider et rassembler les villageois et ses familles syrienne mais ils vont peu à peu rencontrer des obstacles.
C est un film émouvant, un peu utopique malheureusement mais qui fait tellement de bien
Je le conseille vivement
Elisabeth G.
Elisabeth G.

216 abonnés 1 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2023
Un drame social un rien misérabiliste qui a le mérite de brosser un tableau réaliste du Nord industriel de l'Angleterre d'aujourd'hui. Heureusement pointe une lueur d'espoir dans ce marasme manichéen.
La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2023/10/the-old-oak-de-ken-loach-en-demi-teinte.html
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2023
Le "Old Oak" est un pub décrépi situé dans une petite bourgade désoeuvrée (du nord de l’Angleterre) où les habitués viennent s’y retrouver. Mais leur train-train quotidien va s’en retrouver chamboulé avec l’arrivée de réfugiés syriens, ce qui donnera lieu à quelques tensions dans le village…

Ken Loach (La Part des anges - 2012) continue de dépeindre à merveille et avec toujours autant de réalisme, le monde moderne et ses déboires. Avec cette fable sociale, il traite à la fois de l’accueil réservé aux réfugiés, le sentiment d’abandon ressenti par les habitants dans les milieux ruraux et l’effondrement du marché immobilier (essentiellement là où l’activité industrielle a périclité). Le lien avec l’actualité vient faire écho avec ce que l’on vit dans bon nombre de pays (aussi bien en Europe qu’aux États-Unis, avec l’afflux de migrants).

The Old Oak (2023) est un beau film, touchant et sincère, mais il est aussi cousu de fils blancs, on le voit venir avec ses gros sabots, on devine aisément tous les tenants et les aboutissants, mais le réalisateur parvient néanmoins à pleinement nous séduire, en grande partie grâce à sa très belle distribution.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Marxo
Marxo

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2023
Une émotion profonde m'a saisi d'un bout à l'autre de ce film magnifique, servi par des interprètes hors-paires. La pensée, le scénario, l'écriture, tout cela est tenu avec une force admirable. L'enchâssement de la fiction dans le réalité décrite, la minutie et la pudeur dans le propos sont les marques d'un film immense, porteur d'espoir, engagé, humain. J'ai rarement était aussi ému.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Ken Loach nous avait déjà annoncé son départ à la retraite au moment de la sortie de « Jimmy’s Hall » en 2014. Depuis, il nous a proposé 3 films, dont une Palme d’Or pour « Moi Daniel Blake », puis « Sorry We Missed You » que personnellement j’avais préféré à la Palme d’Or…et maintenant « The Old Oak » de la même veine que les précédents…
Dans le nord-est de l’Angleterre, le comté de Durham dont la superficie est égale à la moitié d’un département français moyen, a compté jusqu’à 160 000 personnes travaillant dans le secteur des mines de charbon…cette période est révolue, mais son souvenir pèse toujours sur les esprits, de nombreux habitants ayant en mémoire les grèves menées de mars 1984 à mars 1985 contre la politique de fermeture des mines de charbon par le gouvernement de Margaret Thatcher … The Old Oak, est le pub emblématique d’un village de la région, qu’on retrouve Tommy Joe Ballantyne (Dave Turner) , son propriétaire…, les pubs sont toujours des lieux de rencontres et de conversations : on y parle de football, de politique, de sa vie familiale, etc. C’est exactement ce qui se passe depuis des années, dans une ambiance conviviale, dans le pub de TJ Ballantyne. jusqu’au jour où la guerre en Syrie va changer la donne….l’arrivée d’un groupe de réfugiés syriens divise la population du village en premier les fidèles habitués du pub, le nez dans leur pinte, leur désarroi et leur haine xénophobe qui ne comprennent pas que l’on vienne en aide à des étrangers, alors que eux, familles cabossées, enferrées dans le chômage peinent à se loger décemment et à nourrir leurs enfants…au centre il y a Tommy Joe Ballantyne, qui noue une amitié lumineuse et touchante avec Yara (Ebla Mari) , une réfugiée syrienne, férue de photographie…ensemble avec une amie de Tommy, Laura, (Claire Rodgerson) , une femme du village, une femme généreuse, pleine d’empathie pour ces migrants qui viennent d’arriver, ils vont tenter de redonner vie à la communauté locale en développant une cantine pour les plus démunis, quelles que soient leurs origines. …utopie solidaire désapprouvée par les piliers de bar ...comme souvent, Ken Loach part d’un sujet social crucial tiré du réel, dans lequel il plonge des personnages au grand cœur…certains rebondissements paraissent trop beaux ou trop naïfs pour la noirceur de notre époque…, et un revirement permet d’aboutir à un final beaucoup plus optimiste que dans ces 2 films précédents « Moi Daniel Blake » et « Sorry we missed you » mais quand on voit ce qui s’est passé chez nous, tant à Callac qu’à Saint Brévin les Pins, cette fin optimiste peut faire dire à certain qu’on est dans un monde de bisounours ..Allez le voir…un film implacable et solide comme un vieux chêne.
montlaur11
montlaur11

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2023
Un film magnifique plein d'humanité peut être le meilleur film de Ken loach
En ce période difficile ou le monde perd le sens des valeurs cela nous laisse espérer des jours meilleurs
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2023
Le vieux chêne, c'est lui, Ken Loach, 87 ans, solidement arrimé à un cinéma social qui ne désarme pas, au côté de son fidèle scénariste, Paul Laverty. The Old Oak, situé dans une bourgade sinistrée du nord de l'Angleterre, ajoute du malheur au malheur, avec l'arrivée de familles syriennes dans l'ancien village minier. Confrontation de deux populations au programme mais surtout solidarité devant la dureté des temps : le programme est annoncé, il comporte peu d"éléments de comédie, cette fois, et pour cause, mais un cœur gros comme ça et une bienveillance sans frontières que l'on estimera naïve, ou pas. Le cinéaste n'a pas perdu la main, même si elle se fait moins agile que naguère : les scènes collectives sont superbes et sentimentales et ses deux personnages principaux, un Britannique et une Syrienne, sont joliment dessinés. Les autres protagonistes sont moins bien définis, ou quelque peu caricaturaux ou trop peu développés. Ken Loach a fait des films plus prenants et moins simplistes mais il ressort de The Old Oak une espérance d'un monde moins stupide et plus tolérant. C'est de l'ordre de l'incantation plus que du réalisme de l'époque mais cela fait du bien et bien insensible sera celui qui traversera le film sans y laisser quelques larmes au passage. Avec l'illusion que ce n'était peut-être pas encore l'ultime requiem d'un réalisateur dont l'indignation et la générosité nous manqueront.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2023
Ken Loach a le talent pour nous montrer la réalité. Le britannique ne fait pas seulement que la décrire, mais il arrive à en tirer toutes la beauté et la douleur afin d’émouvoir le public. Pour ce nouveau drame social, Loach se penche sur l’arrivé de migrant dans une petite ville de campagne. Contrairement à “Pour l’honneur” qui reste gentillet, là nous allons voir la dureté de cet accueil y compris la haine que cela provoque dans la population.

Ce qui est le plus bouleversant est la symbolique de cette situation. Alors que les migrants viennent juste d’arriver, ils sont accusés de détruire l’esprit du village. En réalité, nous sommes dans une ville en déperdition depuis des années et la fermeture de la mine de charbon. Finalement, les migrants ne sont qu’un bouc émissaire facile aux problèmes rencontrés par les habitants. Ils se transforment en catalyseur de toutes cette haine. Pour les locaux, il est plus facile de s’en prendre à ces personnes en situation de fragilité après avoir fui la guerre, plutôt que se battre contre l’élite détruisant ce système rural.

Au milieu de cette situation dramatique, nous pouvons quand même voir la lumière au bout du tunnel. Ken Loach veut véhiculer un message d’espoir. Les barrières ne sont que dans nos têtes, et l’humanité peut réunir les gens quelques soit les citoyens. Ces populations sont toutes victimes d’un système voulant les broyer, d’un côté des ruraux marginalisé, et de l’autre des migrants fuyant la guerre. On veut alors croire en son prochain pour trouver les solutions à un autre monde. Certes, ce message est idéaliste, mais parfois, il est nécessaire pour ne pas baisser les bras.

Pour être le moteur de cet élan, les deux protagonistes TJ et Yara sont capitaux. Au départ, tous les séparent, mais leur volonté d’avoir confiance en l’autre fait la différence. Dave Turner et Ebla Mari offre ensemble des moments d’une grande humanité. En apprenant à connaitre l’histoire de chacun, on est d’autant plus touché par leur situation.
Phil56
Phil56

21 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
D'aucun(e)s considèrent, à tort ou à raison, que ce n'est pas le meilleur film d'un des plus grands réalisateurs contemporains.
Peut-être...et alors ?
L'essentiel n'est-il pas que Ken Loach (et son fidèle scénariste Paul Laverty) persistent, envers et contre tout, à poser un regard lucide, intelligent et militant sur un monde en perte de mémoire, de repères, de perspectives ?
Certain(e)s leur reprochent également une approche jugée soit trop didactique ou versant dans un angélisme béat de mauvais aloi.
Apparemment nous n'avons pas vu le même film ou alors pas avec les mêmes lunettes !
En quoi montrer et démontrer les mécanismes du racisme ordinaire sans user ou abuser de clichés simplistes ou de raccourcis scénaristiques hasardeux serait-il en effet rédhibitoire ?
La subtilité de ce film est justement de nous amener à progressivement appréhender tout ce qui alimente sournoisement le rejet de l'autre : déclassement économique, invisibilité sociale, frustration, jalousie, délitement des relais traditionnels de lutte et d'action, ....
Qui plus est, loin de verser dans la nostalgie d'un âge d'or illusoire ou dans un misérabilisme stérile, nos deux compères nous proposent quelques pistes de résilience reposant, entre autres, sur la capacité d'une collectivité à s'inspirer des leçons de solidarité et de fierté du passé pour jeter des ponts vers et avec de nouveaux damnés de la terre et, in fine, faire société.
Pour conclure, permettez-moi de vous livrer quelques scènes qui m'ont particulièrement touché. spoiler:

1) l'ouverture d'une arrière-salle de bistrot close depuis tant d'années, précieux sanctuaire photographique d'un monde oublié, d'une mémoire occultée ;
2) la présence ostensible lors de la parade annuelle de la petite cité ouvrière, d'un étendard traditionnel des mineurs agrémenté, tissée dans l'étoffe, d'une phrase en arabe contribution symbolique des exilés syriens à la lutte éternelle de tous les opprimés;
3) la découverte, tout en sensibilité, d’une cathédrale aussi millénaire que majestueuse, fruit de l'ingéniosité, du labeur et de la sueur de centaines d'ouvriers, loin des commentaires ampoulés habituellement ressassés par d’ineffables chroniqueurs à la Lorànt Deutsch ou autre Stéphane Bern. spoiler:
Muriel F.
Muriel F.

70 abonnés 328 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2023
Ken Loach est certainement le réalisateur le plus social d'Angleterre et il le prouve une fois de plus avec ce film. Dans une région du Nord où la misère est le quotidien d'un ancien village minier, voilà que leurs habitants sont confrontés à la cohabitation forcée avec des réfugiés syriens. Choc des cultures sur fond de racisme mais où arrive l'espoir dans le partage. Un film qui fait du bien dans le contexte actuel du Moyen-Orient. A voir !
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 651 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2023
Film assez caricatural, Ken Loach nous a habitués à mieux. L'histoire se suit avec plaisir mais on reste sur sa fin ... larmoyante au possible.
Marie Guyon
Marie Guyon

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2023
Fabuleux ! Remarquable travail de Ken Loach et de Paul Laverty, un film poignant. À voir absoluement
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2023
Du pur Ken Loach. La vie dans une bourgade sinistrée économiquement avec l’arrivée de réfugiés syriens.on retrouve les 2 comportements extrêmes de nos sociétés : les gros beaufs locaux haineux de l étranger ( mais d d’origine étrangère eux mêmes!)et les etres humains aux moyens limités mais avec une forte envie d aider, de l autre.la seconde se déroule en Angleterre mais elle pourrait se dérouler chez nous ou ailleurs.On retrouve dans ce film toute la sensibilité de Ken Loach avec la conclusion que tout est possible..
Allez voir ce film! Dans la salle où j ai vu ce film, à la fin les spectateurs ont applaudi!!
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