The Old Oak
Note moyenne
4,0
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Francis Garret
Francis Garret

25 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2023
The Old Oak est la dernière livraison du maître du réalisme socialiste européen. Orphelin des luttes ouvrières qu'il évoque dans le film, Ken Loach déplace son objectif vers les nouveaux damnés de la terre, les réfugiés de guerre du Proche-Orient, et propose comme toujours des personnages forts, fouillés, attachants, en jouant sur l'universalité des opinions et des sentiments, dans un monde désormais complètement mondialisé où les solidarités se reconstruisent dans les décombres de l'ancien monde. Ken Loach y joue sur des émotions toujours justes, évitant à chaque tournant de l'histoire de sombrer dans le manichéisme qui est toujours le danger du genre, en réussissant le tour de force de nous amener jusqu'à un happy end parfaitement tragique qui rassemble tout ce monde pour lui laisser une lueur d'espoir.
Pascal F.
Pascal F.

34 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2023
Comme à l’habitude. Monsieur Ken Loach, en partant de villes et leurs habitants ayant subi un traumatisme social se battent pour survivre. Il le fait avec ce recul, cette distance respectueuse des situations décrites. Il ne cherche pas à embellir les personnes, les personnages imaginés qui ne sont ni blanc ni noir, ils sont tout simplement humains, avec leurs forces et leurs faiblesses.
Pour le film « The old Oak », nous sommes encore dans une ville sinistrée, l’évènement nouveau est de décrire l’arrivée de réfugiés syriens accueillis par un fils de mineur qui tient un pub. Nous suivons la population locale, certains se battent pour bien recevoir ces nouveaux arrivants et d’autres se méfient et les rejettent. En parallèle nous découvrons ces expatriés, plus précisément une jeune femme passionnée de photos, seule à bien connaître la langue anglaise, qui fera le lien avec les anglais principalement par le propriétaire du pub. Grâce aux différents évènements et rebondissements, nous vivrons des temps d’espoir d’une rencontre possible ou pas…
Dave Turner et Ebla Mari réussissent, par leurs jeux d’acteurs sobres à apporter toute l’humanité que nous offre le réalisateur.
Je ne peux que vous inviter à découvrir ce film qui pourrait vous faire penser qu’une fois de plus les misères humaines sociale ou liées à des conflits ne sont pas belles à voir. Le magicien Loach arrive à décrire cette misère tout en nous laissant un espace pour croire en l’avenir. Bravo.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2023
Un film bien pensant et très manichéen sur les gentils syriens surtout des femmes et des enfants (aucun jeune adulte et aucun délinquant) plus ou moins bien accueillis dans un village anglais en deconfiture avec un bon samaritain et beaucoup de vrais fachos qui vont jusqu'à saboter son initiative de resto du cœur
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2023
Présenté en compétition officielle à Cannes 2023, ce dernier opus de K.Loach est reparti la corbeille vide.

Sans doute, ce n'est pas une des meilleures réussites du cinéaste Britannique vétéran d'un palmarès qui en fait un des plus titrés du septième art.

Loach reprend ici le thème traité ces derniers temps par d'autres cinéastes tels les frères Dardenne (Tori et Lokita) ou par Cris Mungiu (RMN), celui de l'arrivée des migrants sur le sol européen.

Ici, il s'agit de Syriens qui se retrouvent placés dans un bourg d'une ancienne ville minière, aujourd'hui déshéritée de l'Angleterre.

" Thé old Oak" ( le titre correspond au nom du pub tenu par le personnage principal) offre de nombreuses scènes qui tiennent la route au milieu d'autres qui fonctionnent beaucoup moins bien.

Loach met en avant et défend à juste titre les sentiments positifs ( entraide, compréhension, ouverture d'esprit intraculturelle...), mais son traitement et c'est la limite du film, à parfois du mal à saisir toute la complexité du sujet.

Les aficionados de l'oeuvre de Loach ne le manqueront pas, tandis que le spectateur d'occasion verra avec un meilleur bénéfice d'autres titres du metteur en scène ou son talent se manifeste beaucoup plus nettement ("family life" notamment).
Moca
Moca

9 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2023
Un film touchant, délicat, à voir sans hésitation.
Ken Loach réalise encore une fois un long métrage très réussi.
patrick s
patrick s

9 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2023
Ils assurent les vieux. Après Bellocchio et son enlèvement, Schroeder et son Riccardo, voici Loach et son vieux chêne.

Une fois de plus Loach nous livre un film sur les petites "gens" ceux qui sont malmenés par la vie.

Le film oscille entre moments graves et sourires.

Loach croit encore en l'homme et ça fait chaud au cœur.
Aston L
Aston L

42 abonnés 112 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2023
Un immense Ken Loach!
Un hymne à la solidarité et au vivre ensemble, un film bouleversant et plein d'espoir
Thomas S
Thomas S

19 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2023
Du grand Ken Loach qui vient, tout en maitrise, nous délivrer un message plein d'humanisme et de bienveillance. Plus que jamais, nous en avons bien besoin !
jean l.
jean l.

177 abonnés 255 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2023
Ken Loach et Paul Laverty réussissent une fois de plus un chef d’œuvre d’ humour et d’humanité , indispensable dans les temps présents
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2023
Dans le nord-est de l’Angleterre, le comté de Durham dont la superficie est égale à la moitié d’un département français moyen, a compté jusqu’à 160 000 personnes travaillant dans le secteur des mines de charbon. Cette période est révolue, mais son souvenir pèse toujours sur les esprits, avec de nombreux habitants qui ont toujours en mémoire les grèves menées de mars 1984 à mars 1985 contre la politique de fermeture des mines de charbon menée par le gouvernement de Margaret Thatcher. C’est devant The Old Oak, le pub emblématique d’un village de la région, qu’on retrouve Tommy Joe Ballantyne, son propriétaire. Même si beaucoup de choses ont petit à petit changé dans le fonctionnement des pubs (il y a plusieurs dizaines d’années, de nombreux pubs refusaient de servir de la bière aux femmes !), même si les pubs urbains ne ressemblent pas aux pubs des villages anglais ou à ceux totalement isolés en pleine campagne, les pubs sont toujours des lieux de rencontres et de conversations : on y parle de football, de politique, de sa vie familiale, etc. C’est exactement ce qui se passe depuis des années, dans une ambiance conviviale, dans le pub de TJ Ballantyne. Jusqu’au jour où la guerre en Syrie va changer la donne. En effet, du fait de la désindustrialisation, le prix des logements est très bas dans la région, ce qui va avoir comme conséquence l’arrivée dans les villages de familles syriennes ayant fui la guerre. Une situation qui va couper en deux la population du village qui abrite The Old Oak. Il y a celles et ceux qui compatissent au sort de ces réfugiés et qui, ayant directement vécu cette difficile période des grèves de 1984 et 1985 ou la connaissant au travers des récits de leurs parents, se souviennent de l’importance de l’entraide et il y a celles et ceux qui, minés par le désespoir et convaincus qu’ils ont été abandonnés à leur triste sort par leur pays, ne voient aucune raison de venir en aide à une population exogène. De sympathique lieu de rencontre entre les habitants du village, The Old Oak va devenir lieu de conflit, d’autant plus lorsque TJ, qui s’est lié d’amitié avec Yara, une jeune syrienne passionnée de photographie, va transformer avec elle une partie de son pub en une « cantine » solidaire permettant de réunir autour d’une même table réfugiés syriens et habitants du village. TJ et Yara en sont persuadés : « quand on mange ensemble, on se sert les coudes » ! Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-the-old-oak/
Ameline Grout
Ameline Grout

40 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2023
L'un de mes coups de cœur Cannois.
Ce film est d'une émotion sans fin, il est pur et délicat. Les interprétations sont transcendantes et divines. Ce film m'a fait verser un nombre incalculable de larmes.
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2023
Les films sont des trésors, ceux de Ken Loach ont cette qualité supplémentaire, c'est de vous rendre meilleur à la sortie de la séance.

A 86 ans, le réalisateur britannique poursuit son récit des grandes mutations sociales de son temps subies par les plus faibles. Pour son ultime opus, il filme un village du nord de l’Angleterre secoué par l’arrivée de réfugiés syriens.

Ce film, présenté en Compétition au Festival de Cannes 2023 et qui sort le 25 octobre 2023 nous raconte la rencontre improbable entre TJ Ballantyne, propriétaire du "Old Oak", un pub qui rassemble cette communauté ouvrière durement touchée par la fermeture de sa mine. L'arrivée de migrants syriens va lui faire rencontrer une jeune Syrienne, Yara, qui possède un appareil photo. Une amitié va naître entre eux...

On peut reprocher au cinéma de Ken Loach de s'être adouci avec le temps mais il reste un sacré bon raconteur d'histoire et à la encore il nous cueille au fond de notre siège.

A noter de superbes premiers rôlee (le patron de pub aurait pu prétendre à une palme) et une fin douce amère comme l'affectionne le réalisateur.

Un trésor oui mais à partager.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2023
La revanche des feuilles mortes

"Le dernier film présenté en compétition sent le vieux bois, celui qui a longtemps séché sous un ciel couvert et en manque d’éclaircies. The Old Oak cherche à en apporter avec autant d’innocence que de bienveillance."

"Le cinéaste établit un nouveau récit sur une revanche à prendre sur la vie, qui commence par une réconciliation avec soi-même. C’est toute la problématique de Tommy Joe Ballantyne (Dave Turner), ou simplement TJ, propriétaire du seul pub dans un patelin paumé du nord de l’Angleterre. On l’appelle The Old Oak et comme son nom l’indique, ce vieux chêne commence à moisir de l’intérieur comme de l’extérieur."

"Loin s’en faut, The Old Oak n’est pas un feel-good movie, mais comme toujours Ken Loach s’engage en faveur des laissés-pour-compte qui, dans leur solidarité, peuvent se hisser vers le haut. Et quand bien même il ne serait pas possible de créer le lieu de vie idéal avec le pub The Old Oak, il est toujours possible de se réunir et de se réconcilier dans la rue, là où nous sommes censés croiser nos regards et manifester notre unité."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2024
Encore un sommet du cinéma de Ken Loach, qui n'en finit pas de nous surprendre, tout en restant fidèle à son univers. L'humour des années 90 s'est semble-t-il définitivement estompé au profit d'un caractère assumé de cinéma social à connotation mélodramatique, dans le meilleur sens du terme. L'humanisme de sa démarche, la limpidité de son scénario et la sobriété de la mise en scène font du film un modèle du genre.
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