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Jean-François Guinchard
8 critiques
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4,0
Publiée le 21 mai 2024
Comme à son habitude Loach signe partition inégalable a la bonté et la solidarité!! Sans pour autant nier les problèmes que peuvent soulever l’accueil de misère de notre monde. Sujet traité avec efficacité et humanité sans jamais tomber dans la mièvrerie !!! A voir absolument !!!
Ken Loach signe à nouveau un film social qui vise juste : comment un petit village du nord de l’Angleterre, qui souffre déjà de la paupérisation et du déclassement social de l’ « Angleterre périphérique », peut-il voir arriver en son cœur des immigrés fuyant la Syrie en guerre ? Comment aider ceux-là, alors que personne ne nous aide nous-mêmes ? Le portrait est quelque peu grisâtre sur la forme, mais dépeint parfaitement la naissance d’un conflit entre ceux qui veulent aider les immigrés qui ont tout perdu chez eux, et les autres qui voient d’un mauvais œil ces nouveaux arrivés. Le focus à travers un personnage central pris dans un conflit de loyauté rend le narratif particulièrement efficace. Le film ne parvient toutefois pas à éviter quelques lenteurs et un rythme qui, au tournant de la première heure, prend doucement du plomb dans l’aile.
Il est tellement triste ce film 梁 Mais c'est une belle leçon d'humanité et de générosité, avec des acteurs tellement touchants ! Encore un très beau film anglais.
"Eyes Wide open" tels sont les premiers mots de ce véritable hommage à l'humanisme et à la solidarité qu'est "The Old Oak" ; un film émouvant et social comme sait les faire Ken Loach. Déjà présent pour les excellents "Moi, Daniel Blake", "La Part des Anges" ou " Jimmy's Hall", le très joli Scénario de Paul Laverty nous offre un final empli d'espoir et des scènes très fortes comme la projection photo et en cadeau, le drapeau SRENGTH SOLIDARITY RESISTANCE. Ce drame est parfaitement interprété par Ebla Mari dans le rôle de Yara la jeune photographe. Quant à Dave Turner, il porte le film sur ses épaules, se révélant tout simplement sublime dans le personnage principal de TJ ; les scènes avec sa chienne Mara sont hyper touchantes.
Certains voient The Old Oak comme le film d’un cinéaste de 87 ans dont le meilleur est derrière lui. Ce n’est pas mon cas. Je considère au contraire cet opus, le dernier peut-être d’une œuvre immense, comme un grand film.
Il faut du génie pour parvenir à recréer dans un village du nord-est de l’Angleterre un film si révélateur de notre monde tourmenté. C’est ce qu’ont réussi le réalisateur Ken Loach et son scénariste Paul Laverty. D’un côté, des habitants d’un village jadis prospère, aujourd’hui dévasté par le capitalisme sauvage de Margaret Thatcher et la mondialisation néo-libérale. De l’autre, des familles syriennes chassées de leur pays par la guerre impitoyable de Bachar el-Assad pour se maintenir au pouvoir.
Les deux misères s’arriment mal. C’est d’ailleurs sur de telles frictions, là comme ailleurs, que se développe l’extrême droite. « Il y avait deux communautés vivant l’une à côté de l’autre et souffrant de graves problèmes, a confié Loach. Mais l’une avait subi un traumatisme, pleurait ses morts et s’inquiétait pour ceux restés sur place. Ils étaient étrangers dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. »
Est-ce que ces deux communautés de laissés-pour-compte peuvent cohabiter ? s’est demandé le cinéaste. Au début, c’est loin d’être évident. Pendant un bon moment, j’ai trouvé ce film très dur. Le racisme décomplexé avec lequel est accueillie cette poignée de familles syriennes déracinées m’était insupportable.
Mais chez Loach, il y a toujours de l’espoir. Le cinéaste et son scénariste ont imaginé deux personnages : TJ Ballantyne, le vieux propriétaire du Old Oak, et Yara, une jeune syrienne, qui vont transformer une partie du pub en cantine solidaire réunissant réfugiés et villageois.
Y a-t-il là trop de bons sentiments ? Par le passé, j’aurais dit oui. Mais je crois maintenant qu’il n’y a jamais trop de bienveillance et d’empathie. Du reste, comme on le verra, le passage de la xénophobie à une nécessaire solidarité ne se fera pas sans heurts.
La réussite du film tient beaucoup à la justesse du jeu. L’expression est d’ailleurs mal choisie, car on a l’impression, justement, que les acteurs ne jouent pas. Selon Allociné, tous les interprètes du film, en dehors des Syriens, sont issus des villages du nord-est de l'Angleterre. « Il fallait qu’ils puissent pousser la porte d’un pub et qu’on les prenne pour des gens du coin », dit le vieux cinéaste. Mission accomplie : en entrant dans le Old Oak en leur compagnie, c’est l’impression que l’on a.
En 2016, des réfugiés syriens débarquent dans une bourgade sinistrée du nord de l'Angleterre. La cohabitation entre les deux communautés ne sera pas facile. Jusqu'à ce que Yara, jeune migrante ouverte, ne devienne amie avec TJ, le gérant brisé du pub local. Ken Loach part de cette histoire pour traiter en parallèle le nord de l'Angleterre encore très marqué par son passé minier, et désormais frappé de plein fouet par la pauvreté. Et de l'autre côté, la crise syrienne. Montrant que derrière les différences culturelles, les conséquences des problèmes sont finalement similaires, et que l'on a tout intérêt à les résoudre ensemble. Certains trouveront l'ensemble trop optimiste, voire naïf avec ces immigrés tous très gentils. Mais Ken Loach soulève de vraies questions, et surtout le fait avec sincérité et finesse. Idem, certains pointeront du doigt les racistes locaux comme caricaturaux. Mais très honnêtement, on en connaît tous des comme ça. Vous savez, les "je ne suis pas raciste, mais..." qui picolent toute la journée en se plaignant mais se résolvent jamais rien... En tout cas "The Old Oak" fonctionne bien. La mise en scène sobre est immersive (tournage en local). Et les acteurs, que j'imagine pour la plupart semi-professionnels et/ou locaux sont convaincants et donnent de l'émotion à l'histoire. Un beau film, qui serait une jolie conclusion pour le réalisateur (87 ans à l'heure où j'écris ces lignes...).
j'ai connu un Ken Loach bien plus en forme que ça, avec des sujets bien mieux maîtrisés... La vision humaniste est une (très belle) chose, mais poussée jusqu'à la caricature, on arrive à un résultat à l'opposé de ce qu'on pourrait attendre. La fin, vautrée dans un patos "malaisant", mets un quatrième clou sur une croix vermoulue par les bons sentiments. Maintenant, si elle pouvait coller un tant soit peu à la réalité, ma fois, je serais le plus heureux des hommes... Dommage.
Quelle puissance émotionnelle ! Il y a tant de vérité dans ce film, d'authenticité que l'on se prend à croire qu'il s'agit d'un documentaire. Thanks a lot ! Choukra en !
De Ken Loach (2023). Du grand Ken Loach inspiré , fort et puissant; Qui pourtant vu son âge très avancé nous donne une grande leçon d'humanisme. Un film encore plus puissant car inscrit dans une actualité où de nombreux pays ont la tentation du repli sur soi par peur de l'autre, de celui que l'on ne connait pas. Vous sortirez de la salle ragaillardi sur l'espérance dans le genre humain. Avec Dave Turner, Ebla Mari, Claire Rodgerson
Film très réussi : bonne histoire, bonne réalisation, acteurs convaincants. On se laisse prendre par l'histoire. Le rytme et les émotions sont bien présents. Bref du bon cinéma !
Seul bémol : c'est un peu trop pétri de bons sentiments et la fin de l'hsitoire qui est cousue de fils blancs.
Je suis très déçu par ce film. Par ken lauch. D'habitude, on est plongé dans une vraie ambiance. Dans ce film, tout donné faux. Comment croire à cet atmosphere gnangnan. Je ne suis arrivé à y croire. Et cette fin stupide où toute la population pleure un mort . Non. C'est raté. Dommage
Vu en VOD. Parce qu’un film de Ken Loach est toujours une expérience humaine formidable. 5 étoiles toujours pour le parti pris de parler de sujets sensibles et sociaux avec honnêteté.
J'ai toujours suivi le cinéma de Ken Loach, chantre du film social britannique, même si sa filmographie est inégale. L'empathie est une constante que l'on retrouvé chez le réalisateur dans ses films. Si parfois le réalisateur livre des scénarios qui manquent de finesse ou de subtilité, insistant à coup de gros traits de crayons sur le misérabilisme, ce n'est pas le cas ici de " The Old Oak" ( le vieux chêne en français ), non d'un vieux pub situé dans une ville sinistrée et désertée. La venue de migrants syriens qui fuient la guerre vont semer la pagaille, mais aussi rendre vie à cette petit ville. Joliment dialogué, les acteurs sont justes et touchants, avec une mention spéciale pour l'excellent Dave Turner, acteur fétiche de Ken Loach, parfait en patron du pub. Du cinéma social, humain, qui fait du bien et dont il serait dommage de se priver.
En Angleterre, un village d’anciens mineurs reçoit des migrants Syriens. Le bar du village et son propriétaire vont devenir les médiateurs involontaires entre les habitants locaux et les nouveaux arrivants. Loach signe un film classique, dans sa mise en scène et sa construction. Le personnage principal très bien interprété est tiraillé entre ses vieux amis/clients fidèles qui font tourner son commerce et les migrants qui apportent une ouverture au monde inexistante jusqu’alors. Pas de surprise dans la conclusion, l’écriture manque un peu de précision, ce qui a pour conséquence notamment un manque d’attachement au personnage principal féminin.