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3,5
Publiée le 16 février 2024
Ces temps-ci évoluent beaucoup trop rapidement, après des décennies de mêmes politiques usées, avec des mentalités embourbées par la haine, ils veulent simplement fermer la porte et ignorer ceux qui ont besoin d’aide dans leur conflit ; mais il y a ceux qui ont un cœur empathique, qui peuvent ôter les barrières de leurs remparts, certains ont voyagé très loin, d'autres résident de manière plus permanente, les deux camps réalisent la nécessité d'un nouveau départ ; alors ils construisent un pont et commencent à conclure un marché, en rénovant les salles pour partager leurs repas, une communauté naît, dans le mépris et le mépris, tous pour un et un pour tous, c'est ce qu'ils ressentent.
Dans le dernier film de Ken Loach, The Old Oak, le réalisateur britannique nous plonge dans les méandres d'une petite bourgade du nord de l’Angleterre, où les tensions sociales s'intensifient avec l'arrivée de réfugiés syriens. Mais au cœur de ce tumulte, une lueur d'espoir émerge, incarnée par le personnage de TJ Ballantyne, propriétaire du pub local "The Old Oak".
Dave Turner incarne avec subtilité TJ, un homme ordinaire confronté à des circonstances extraordinaires. Sa rencontre fortuite avec Yara, interprétée brillamment par Ebla Mari, une jeune migrante passionnée de photographie, va bouleverser sa vie et celle de toute la communauté. Ensemble, ils décident de braver les préjugés et les divisions en lançant une cantine pour les plus démunis, qu'ils soient autochtones ou réfugiés.
Ken Loach, connu pour son engagement social et son réalisme saisissant, nous livre une fois de plus un film poignant et d'une grande humanité. À travers les personnages de TJ et Yara, il explore avec finesse les thèmes de la solidarité, de la tolérance et de l'importance de la communauté dans un monde en proie aux divisions.
Le réalisateur parvient à capturer la beauté fragile des relations humaines, tout en mettant en lumière les injustices et les difficultés auxquelles sont confrontés les réfugiés et les communautés marginalisées. Le spectateur est ainsi invité à réfléchir sur sa propre responsabilité envers ses semblables, quelles que soient leurs origines ou leur situation.
The Old Oak est bien plus qu'un simple film ; c'est un appel à l'empathie et à l'action, une ode à la capacité de l'homme à se rassembler et à surmonter les obstacles lorsque nous faisons preuve de compassion et de solidarité
Sur internet, les avis modérés ne sont ni légion, ni bienvenus généralement. Quand on a bien aimé, quand on n'a pas trouvé de défaut particulier, alors on met les 5 étoiles. Voilà pourquoi je les mets ici. Si l'on me demande une note sur 20, on serait aux alentours des 15/20. Encore un film qui traite de l'immigration... ouais... Encore un film qui traite de la misère en Angleterre... ouais... Un film qui mêle les deux, et qui, en plus, prend le temps de bien faire comprendre les pro et les antis, en étant d'accord (au moins sur l'idée) avec les deux camps en comprenant leurs arguments et leur mal être, et ben chapeau !!! Ce film est joué à merveille, avec un ton parfait entre misère, humour, tristesse et moments joyeux. Bien entendu ne pas le regarder en attendant un marvel ou autre film d'action. J'ai vraiment beaucoup aimé, le tout sans ton moralisateur. Bref, je recommande :)
De la bonne grosse démagogie dégoulinante comme seule Ken Loach sait en fabriquer. Il est loin le temps où il filmait l'Angleterre des années Thatcher ou l'Espagne en guerre civile. Désormais, il sombre dans la caricature de son époque...
Pas un grand Ken Loach même si le sujet est très bien amené (des familles pauvres anglaises ne comprennent pas pourquoi des réfugiés syriens reçoivent tant d'aides et d'attention). Des bons personnages, d'autres stéréotypé, une histoire qui ne décolle jamais et un développement minimaliste. On s'attache tout de même au personnage principal.
Je crois que chaque film que Ken Loach réalisera je serai fan. Encore un film qui montre une tranche de vie dans une petite ville anglaise en montrant des migrants venir réconcilier une population grâce à quelques clichés photos d'abord, puis des initiatives communes. Ensemble. À la même table.
Un très bon Ken Loach émouvant et juste, qui ne tombe pas dans le pathos larmoyant et délivre un message optimiste sur le genre humain dont on a bien besoin ces temps ci. J'y rajoute la qualité de l'image et le rendu très vrai des quartiers populaires d'Angleterre et l'excellent jeu des acteurs. Il y a malgré tout un peu de manichéisme dans l'histoire et les personnages, ainsi que quelques facilités de scénario mais ça reste quand même un très bon film de Ken Loach qui évite le côté moralisateur.
Ken Loach est certainement le réalisateur britannique qui dépeint le mieux les inégalités sociales du pays. Pour son film "The Old Oak" il aborde la question de l'intégration de réfugiés syriens dans une petite bourgade du nord de l'Angeleterre. Rejetés pour cause de racisme et xénophobie, le propriétaire d'un pub va tenter de leur venir en aide en développant une cantine solidaire. Si la trame scénaristique est sans surprise, la mise en scène et le jeu des comédiens sauront gagner nos coeurs avec cette oeuvre humaine et optimiste.
Une pure merveille, un film d’une profonde humanité , cela n’a rien étonnant venant de Ken Loach. Et pourtant bon nombre de critiques ont évoqué un trop grand manichéisme, un excès de bons sentiments sous forme de routine. Eh bien précisément, Loach répond à cette critique dans une scène de son film lorsque la jeune syrienne interroge le patron du bar, et nous interroge au passage : l’espoir est il obscène ? Et il y répond par un immense NON Non, la solidarité, le partage, la bienveillance, le pardon ne sont pas obscènes. Et le démontrer au cinéma est possible, si la caméra n’est pas elle même dégoulinante. Ici tout est tenu : un scénario au cordeau, une irréprochable troupe d’acteurs professionnels ou amateurs , tant du côté anglais que syrien, des scènes d’une émotion irrésistible, et surtout un message simple et universel sur la rédemption par le partage. Et ce n’est jamais cucul, c est drôle, joyeux, efficace et touchant. Alors n’hésitez pas à vous faire plaisir . Pleurer chez Ken Loach ça fait du bien …
Très bon film sur les relations humaines dans une ville frappée par le chômage où l'on s'ennuie Les migrants sont des êtres dérangeants dans ce monde fermé Mais il y a un mais certains sont des êtres de grand cœur
Un film sur l’histoire d’un homme avec un grand cœur, qui seul contre beaucoup, montre qu’avec un peu d’amour et beaucoup de dévouement que l’humain peut être bon sans rien demander en échange. Une belle histoire dans un petit village au nord de l’Angleterre, sur le pire et le meilleur de ce que peut être l’humain, une rencontre entre cette jeune migrante passionnée par la photo, et cet homme qui veut faire les choses bien, aider et juste être bon. Beaucoup d’humanité, un film intéressant et qui passe vite, horrible à certains moments et émouvant parfois.
Rien de très original, peut-être, mais ce film est beau et touchant. il est aussi extrêmement bien joué, par des gens très simples. Le réalisateur ne tombe pas dans le piège d'en faire une histoire difficile qui se finit bien, il met en avant la détresse et c'est ce qu'il rend le film très touchant. On sort du film particulièrement bouleversé. Un film social sobre et très bien maîtrisé.
Une ode vibrante à la solidarité entre les grands brûlés de la vie.
Le 30ème et ultime long-métrage (c'est lui qui l'a dit) de Ken Loach, 87 ans, est tout entier contenu dans ces vers : "Si tous les gars du monde voulaient s’ donner la main Si tous les gars du monde Décidaient d’être copains Et partageaient un beau matin Leurs espoirs et leurs chagrins Si tous les gars du monde Devenaient de bons copains Et marchaient la main dans la main Le bonheur serait pour demain." (Paul Fort)