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Jean-Luc Macé
18 abonnés
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4,0
Publiée le 14 novembre 2023
Ken Loach dépeint avec justesse la situation sociale catastrophique du Nord de l'Angleterre sinistré par l'arrêt des mines et confronté à l'arrivée de migrants syriens fuyant la misère et la guerre. Dilemme entre l'accueil humain et le rejet de l'étranger. Waouh !
Ma note ne correspond pas à une quelconque aversion ou opposition au message du film mais à un manque d'intérêt absolu. En soit je peux comprendre l'envie de regarder quelque chose de totalement positif et ouvertement naïf. Malheureusement, mis à part cet idéalisme, le film ne propose quasiment rien. La réalisation, la narration ou les acteurs ne s'envolent jamais et je passe 1h50 à me demander qu'est ce que fais dans cette salle.
Dommage que deux thèmes soient mélangés et s'affaiblissent réciproquement : les réfugiés politiques et les "réfugiés" économiques d'une petite ville en perdition. La direction d'acteurs est superbe, les acteurs aussi. Un peu trop "Rousseau-iste" dans sa conclusion : tout le monde n'est pas gentil et bon.
Ce n’est pas mon premier Ken Loach, loin s’en faut puisque j’ai découvert le réalisateur en 1998 avec « My Name is Joe », mais je suis à chaque fois surpris par sa faculté à se renouveler tout en conservant le côté social qui a fait sa réputation. Et quoi de mieux pour démonter les idées reçues que de prouver au niveau local ? Les acteurs sont parfaits, y compris les pires racistes du film, et « The Old Oak » allie le contexte minier, le contexte géopolitique global et les exactions du régime syrien, des scènes de vie d’un village et la vie d’un « Pub » anglais (et tout son sens primaire de « Public House ») et surtout beaucoup d’émotions.
Un film humain qui colle tellement à l'actualité et qui joue juste Il fait du bien Les acteurs sont tellement vrais et on se laisse emporter par des sentiments de bien-être et aussi de tristesse à voir
Encore une vision très juste de Ken Loach du délabrement industriel de l'Angleterre. Avec en sujet principal l'immigration. Peut-être juste une vision trop caricaturale du Good et du Bad ... mais où est le Ugly !? Avec un espoir d'humanité à la toute fin du film.
Pendant une grande partie du film, on semble ne pas savoir ce que l'on nous présente, et ce sentiment dure assez longtemps... On a aussi, par suite logique, des inégalités de ressenti trop forte pour qu'elles soient juste passagères ! Seule la fin met au claire et nous fait oublier tout ce petit brouillon, sans gravité, et nous rappelle que parfois juste un peu d'émotions suffit à passer une bonne séance !
On ne peut s'empêcher de penser une nouvelle fois " what a fucking director!" Bien sûr, Ken fait du Loach, reconnaissable à cent miles à la ronde. Of course, les pauvres sont dans la mouise, l'avenir est bouché, Bien sûr, leur vie est glauque, les maisons en brique délabrées, But, l'équation se complique avec l'arrivée syriens dans cette région perdue, tournée à Durham. Pour les piliers de bar du Old oak, ça change des immigrés arrivés dans le temps … d'Irlande! La vieille solidarité syndicale a disparu depuis longtemps, noyée dans la bière. Loach documente inlassablement, n'invente plus rien dans son cinéma, il empile les souvenirs d'une classe ouvrière et des laissés sur le carreau, de ceux que l'on ne voit pas, qui passent sous les radars. Est-ce que cela a du sens de dire que ce film est plus ou moins bien réussi que certains précédents? Of course not, fucking bullshit! Il existe, full stop, et nous offre des portraits d'une folle humanité, qui vous tire les larmes des yeux. TJ et Vara succèdent aux précédents personnages loachiens, et disparaitront à leur tour, no matter. On les oubliera probablement, ils ne sont ni complexes, ni subtils. Sauf qu'ils sont uniques et capables de sortir de l'ornière des égoïsmes et au final, de nous laisser un tout petit, yes very litttle, espoir qu'une communauté d'une petite taille est, why not, le possible creuset d'une meilleure intégration de la différence entre les hommes. Ainsi se termine la carrière d'un indigné, du début à la fin. cinéma vo- novembre 23
Dans une petite ville du Nord abandonné de l'Angleterre le Old Oak, un pub, est le seul endroit où le lien social peut être encore tissé, entre deux pintes. L'arrivée de migrants syriens crée d'abord quelques tensions puis permet de donner un nouvel élan à la communauté. Ken Loach n'opposent pas les douleurs, il les superposent et crée des ponts entre les continents et les luttes. Un film humaniste qui ne cherche pas l'économie des larmes mais qui fait du bien.
Un film vrai. Direct dans son approche, sans filtre. On s'attache à ces personnages sensibles, tous porteurs d'une histoire forte qui ne demande qu'à être considérée. Une vraie leçon de vivre ensemble, humble et en cela, juste.