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nicolaslepretre
10 critiques
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3,0
Publiée le 18 mars 2024
Film agréable, beaucoup de ressemblance avec un Woody Allen. Mais des scènes trop longues, dont la présence n’est pas toujours claire, er surtout la fin qui tombe un peu à l’eau
Film ironique, Moretti est fidèle à lui même : un homme qui vie mal sa vie et les changements, mais l’histoire pour une fois se termine bien… Les chansons italiennes des années ‘60-‘80 choisies pour la bande sonore sont magnifiques, comme dans tous ses films.
"II sol dell'avenire" de Nanni Moretti, œuvre cinématographique, souffrant d'un manque de focalisation sur des éléments concrets et intrigants, ce qui l'entraîne rapidement dans l'ennui et la répétition. C'est d'autant plus regrettable car le film réussit à transmettre la passion et l’amour du cinéma à travers le regard de Nanni Moretti. Certains moments sont véritablement passionnants tout en dénonçant certains aspects de l’industrie actuelle, mais ils se trouvent malheureusement égarés dans un excès d'informations dénuées d'intérêt. Film qui tombe alors dans la complication et donc très peu agréable à regarde.
Un film enthousiasmant et militant, une belle réflexion sur l'art et sur son pouvoir. Une enchevêtrement de situations où se mêlent avec humour et mélancolie, réalité et fiction, le cinéma dans le cinéma, les différents aléas qui peuvent empêcher le film de se réaliser et les interrogations du cinéaste plus ou moins influencées par sa vie privée qui se délite. La musique est très importante et emporte le spectateur dans un élan virevoltant et un avenir radieux
Bienvenue en dans le monde égocentré et narcissique de Nanni Moretti... Drôle ? Non : les blagues pouêt pouêt son très attendues et éculées. Original ? Non plus : on nous ressort la fille qui se met en coupe avec un homme âgé, la femme qui veut secrètement le quitter son, mais qui n'ose en parler qu'à son psy. Léger ? absolument pas, on en fait des tonnes, on surjoue (Mathieu Amalric venu se perdre dans ce désastre fait presque peine à voir tellement il rame).... Et Nanni Moretti, au milieu de tout ça (aux sens propres comme figurés) omni présent, qui commente, qui philosophe, qui interdit, qui ordonne et qui nous sert un film avec une très bonne intention initiale (les valeureux producteurs indépendants contre le méchant Netflix) mais qui qui se résume au final à un égotrip décevant et indigeste.
Dès les premières images, d’une esthétique époustouflante, le ton flamboyant et provocateur signé Moretti est donné. Réalisateur exalté et surmené, Giovanni (le cinéaste lui-même) déroule un spectacle réjouissante , dialogues excessifs et scènes hilarantes. Atmosphère de cirque à l’italienne, humour décapant sur fond de militantisme, Giovanni embarque dans ses colères et dans ses fulgurances une troupe savoureuse, haute en couleur : une brochette de comédiennes complètement barrées, Margherita Buy (Paolo), Barbara Bobuliva (Vera), Valentini Romani (Emma), des acteurs aux rôles truculents dont Silvio Orlando (Ennio) et surtout, Mathieu Amalric (Pierre). Sur fond de révolution hongroise, de répression par les troupes russes, de mouvement de protestation mené par le Parti communiste italien et… d’amours contrariées, le film dans le film oscille entre humour et gravité, entre ironie et nostalgie. Les fans de Moretti y découvriront une image clin-d’oeil : le kitchissime plaid-patchwork déjà vu dans « Sogni d’Oro » (1981). Après l’émouvant « Tre Piani » en 2021, Nani Moretti-le facétieux a réussi là une comédie déjà mémorable. A voir en VO, absolument.
Un imbroglio politico-sentimental invraisemblable épicé de citations orales prétentieuses. Il faut certainement avoir des sympathies communistes pour apprécier... et encore... Je vais essayer de voir ce que ce réalisateur a fait auparavant histoire qu'il remonte un peu dans mon estime . Malgré tout la bande son est sympathique et évoque le génial Nino Rota.
Finalement très décevant malgré quelques séquences jouissives. Trop décousu, ce film se révèle finalement si mal construit que j’ai failli m’endormir à la fin qui n’en finit pas sans conclure. Dommage!
La multiplication des angles de vue dans ce film lui donne un rythme particulièrement intéressant. Les multiples mises en abîme proposées sont autant d'entrées dans ce que nous pouvons appeler un chef d'œuvre.
C'est une oeuvre exigeante qui reste accessible à un public large.
Vers le milieu du film, Moretti évoque comment il est possible, en 7 min, d'éloigner la violence tout en tournant une scène elle-même violente. C'est ce que réussi, magnifiquement, à faire Moretti, dans ce film, en nous éloignant de son cinéma pendant 1h35 ! Finalement, c'est "le film dans le film" et les scènes ou Moretti n'apparaît pas qui sont les plus intéressantes et les plus réussies. Peu de place et peu de consistance pour les rôles féminins. Un "petit" Moretti.
Film assez représentatif du cinéma italien avec un réalisateur qui se met en scène, nous fait part de ses doutes à 70 ans, fait un film dans le film situé en 1956 proche de son année de naissance. Mais avec cela il y a un bon rythme, des rebondissements et des émotions et il finit par montrer qu'il n'a pas perdu de sa créativité.
C’est un film dans le film, donc un film assez singulier, je trouve, autant par cette approche que par la mise en scène de N. Moretti. Tout au long du film, on ne sait pas toujours sur quel pied danser ni où le réalisateur veut nous emmener. Il y a sûrement aussi certaines allusions, des private jokes notamment, que je n’ai pas forcément saisies. La question est aussi de savoir si Moretti se voit comme un « grand » du cinéma, un éléphant en quelque sorte, en se mettant lui-même en scène. Est-ce Moretti l’acteur que l’on voit? Ou Moretti le réalisateur, confronté à tous les problèmes auxquels fait face son personnage? Les allusions à Netflix et autres producteurs sont plutôt drôles. Le producteur joué par Amalric est aussi très amusant. Le début du film m’a beaucoup plu pour son côté décalé. Ensuite, en revanche, j’ai trouvé que le récit stagnait un peu sans vraiment redécoller. La voix lente et puissante de Moretti, presque professorale, finit aussi par devenir un peu lassante. Cela reste malgré tout un beau film: un film sur le cinéma, sur l’art face à la violence brute, sur les nombreuses références qui le traversent, mais aussi sur le lien entre fiction et réalité, la vie de couple et la vie de famille.