Vers un avenir radieux
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Ça tourne
Ça tourne

45 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2023
Nanni Moretti sort, avec "Vers un avenir radieux" (traduction du titre d'ailleurs qu'à moitié réussie), un film pertinent et bien maîtrisé. La mise en abyme fonctionne bien et ses correspondances avec le processus artistique, la vie personnelle et le positionnement politique demeurent très intéressants. Toutefois si, comme nous le fait comprendre le réalisateur, la mort n'est pas une fin en soit, un tel utopisme en est-elle une ? Le pendant sombre a assurément son pendant clair. Il me semble que le gris aurait été plus pertinent pour sublimer la réalité. Quant à la critique du stalinisme, même si celle-ci fonctionne bien sur le plan politique, est-elle réellement pertinente sur le plan artistique ? Je ne suis absolument pas partisan d'un cinéma sclérosé par l'ordre mais on sait pourtant combien certains tyrans du septième art (comme Kéchiche par exemple) sont tout de même parvenus à réaliser des chefs d'œuvre. Ainsi, j'ai eu la désagréable impression que le réalisateur se plaçait dans ce film dans une situation d'idéaliste, tant dans son sens vulgaire que philosophique...
bendelette
bendelette

34 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2024
Film un peu foutoir mais avec des instants de grâce,d'ironie mordante qui font oublier les passages un peu ennuyeux.J'ai vu Nanni mieux inspiré.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2023
Peut on mettre deux notes?

Un réalisateur qui fait un film sur un réalisateur d'un film et joue lui même ce rôle. Deux notes donc car tout dépend de se que l'on pense être le sujet de ce film:

- Soit un film un peu testament d'un réalisateur qui s'interroge sur lui son métier, l'évolution du cinéma.
- Soit simplement une comédie.

Le fil réalisé se passe en 1956 une époque où les partis communistes sont auréolés du prestige acquis durant la résistance et où l'URSS de sa contribution marquante a la défaite de l'Allemagne. En Italie comme en France d'ailleurs le parti communiste est une force majeure. 1956 c'est aussi la date de l'invasion de la Hongrie par l'URSS et des conséquences de cela sur une section du PCI qui justement recevait un cirque hongrois.

Dans ce contexte plusieurs récits, financement du cinéma, rapports aux acteurs etc...

En mode comédie un bon moment donc a voir comme tel.
nicole Wacrenier
nicole Wacrenier

14 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2023
Il me semble que je pourrais le sous-titrer : Tout ce que le cinéma permet. Parce qu'il chante, parce qu'il danse et parce qu'il réécrit l'histoire, la petite et la grande, celle de 1956, de l'invasion de Budapest par les chars russes et des réactions des partis communistes européens. J'ai pensé à Tarentino et à son " Inglorious bastards" qui revisitait de manière réjouissante la fin d'Hitler et du nazisme. Les couleurs de notre monde virant plutôt au noir, je me réjouis de l'audace adolescente du grand Nanni car je ne doute pas qu'en parlant du passé, il regarde le présent. Son présent et le nôtre. Politique, son film l'est mais pas d'une manière lourde et sentencieuse. Il est léger et drôle. Nanni, c'est une voix, un timbre puissant, reconnaissable entre mille, qui martèle de façon hilarante ses rejets
et ses exigences. J'oubliais de préciser que son alter ego, Giovanni, est cinéaste et que c'est avec sa caméra qu'il recolore l'attitude du parti communiste italien. Il se cadre en gros plan les yeux étonnés ou courroucés. Que c'est drôle et que j'aime son regard amusé sur lui-même et son côté ronchon. Parce qu'il est bien sûr beaucoup plus que cela. S'il n'aime pas Netflix et son productivisme alléchant (190 pays!!!), s'il n'aime pas la façon d'un jeune réalisateur de tourner une scène de violence (cette scène centrale, longue et délirante m'a beaucoup plu), c'est parce qu'il garde en lui cette exigence grave et morale de ce qu'est un geste de cinéma.
Quand tout va mal, Giovanni chante à tue-tête et danse. Il regarde Fellini et le visage doux et clair de l'adolescente à la fin de "La dolce vita", lorsqu'elle fait des signes qu'il ne comprend pas à Marcello. Elle semble nous faire signe, elle nous sourit. Avant la géniale parade finale où viennent défiler, saluer, rire joyeusement les clowns, les communistes résistants, tous les acteurs du film, de ses films.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

235 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2023
Nanni Moretti nous raconte l'histoire d'un cinéaste en proie aux doutes, à des problèmes de couple, à sa désillusion de la politique et aux difficultés de financer son film. Il parle donc de lui. Comme toujours. Même si la partie sur Netflix et les nouveaux producteurs du cinéma mondial est savoureuse le reste auto-centré jusqu'à l'écœurement et sans la poésie de ses premiers films m'a laissé complètement de marbre. Nanni Moretti ne roule plus dans les rues de Rome en Vespa (il l'a même troquée contre une trottinette) au son du Koln Concert de Keith Jarrett, comme dans son "Caro Diaro" et c'est bien dommage.
Damien Vabre
Damien Vabre

190 abonnés 493 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2023
Difficile de faire plus caricatural que le rendez-vous avec les cadres de Netflix et le tournage où Moretti appelle ses amis prestigieux pour empêcher un jeune réalisateur de filmer un meurtre. Cela pourrait être vaguement drôle mais il n'arrive pas à rendre sa suffisance comique.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

122 abonnés 406 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2023
"Vers un avenir radieux," réalisé par le talentueux Nanni Moretti, est une exploration perspicace de la vie d'un cinéaste en quête de sens, d'amour et de renouveau. À travers une histoire délicate et des performances d'acteurs impressionnantes, le film offre une réflexion profonde sur le cinéma et la vie elle-même.

Le film suit Giovanni, interprété par Nanni Moretti lui-même, un cinéaste italien reconnu, en train de préparer son prochain film. Cependant, sa vie personnelle est en pleine crise. Son couple bat de l'aile, son producteur français est au bord de la faillite, et sa fille semble le rejeter. Giovanni est un homme sur la corde raide, jonglant avec les pressions professionnelles et personnelles.

Nanni Moretti, en tant qu'acteur et réalisateur, livre une performance éblouissante en incarnant le protagoniste tourmenté. Sa capacité à exprimer l'angoisse, le doute, et l'amour dans un seul regard est remarquable. Margherita Buy et Silvio Orlando, qui interprètent les rôles respectifs de la femme de Giovanni et de son producteur, apportent également une profondeur émotionnelle et une authenticité à leurs personnages.

"Vers un avenir radieux" explore les coulisses du cinéma d'une manière qui parle à la fois aux amateurs de cinéma et aux personnes en quête de sens dans leur propre vie. Le film examine la relation complexe entre le cinéma et la réalité, montrant comment les deux s'entremêlent de manière souvent déconcertante. Le réalisateur Giovanni doit repenser sa manière de créer et de gérer sa vie pour trouver un équilibre entre son monde professionnel chaotique et ses relations personnelles en souffrance.

Nanni Moretti réussit à capturer les moments d'intimité, de vulnérabilité et d'humour avec une touche subtile et un sens aigu de l'observation. Le film est une méditation sur l'art du cinéma et la complexité des relations humaines, tout en étant empreint d'une profonde humanité.

"Vers un avenir radieux" est un voyage émotionnel riche en nuances, qui évoque à la fois le doute existentiel et l'espoir. C'est un rappel que, même dans les moments les plus sombres de la vie, il est possible de trouver un chemin vers un avenir radieux.
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2024
Même si je n’ai plus regardé quoi que ce soit de Nanni Moretti depuis ‘Habemus papam’ il y a plus de dix ans, j’en garde le souvenir d’un cinéaste profondément européen, l’un des derniers de son espèce peut-être, qui a depuis toujours tenté de concilier deux tendances divergentes du cinéma italien, le néoréalisme et la satire. Son dernier projet poursuit la tradition d’autofiction qui a souvent eu ses préférences, nul n’étant mieux placé que lui pour incarner un avatar qui possède les mêmes idées et valeurs. Giovanni est un cinéaste vieillissant qui peine à terminer son film, entre autres parce que son sujet et les valeurs de gauche qu’il porte n’intéressent plus grand monde et parce que sa manière de tourner ne correspond plus aux contingences économiques modernes…mais surtout parce que terminer comme il l’a prévu dans le script, par le suicide de son personnage, serait une façon de valider une pulsion de mort qu’il refuse de se reconnaître. En plus, ses acteurs n’en font qu’à leur tête, son producteur est véreux et sa femme la quitte. Alors, Giovanni fait ce que font tous les gens de son âge quand rien ne va plus : il radote, soliloque, discourt sans fin, il fustige l’inculture des jeunes générations, dénonce la vacuité des films commerciaux, il se perd dans les chansons d’amour napolitaines de sa jeunesse et se remémore avec une naïveté sincère une manière d'envisager le cinéma qui n’a peut-être jamais existé ailleurs que dans sa mémoire. Certains verront en Nanni Moretti une voix sage venue d’un passé où on croyait encore que tout était politique, d’autres un boomer grincheux qui ne veut pas changer d’avis et qui ne veut pas changer de sujet. ‘Vers un avenir radieux’ est une comédie douce-amère, aux ambitions mineures et engoncée dans un étrange “rétro-optimiste”, dont on sent confusément qu’elle n’arrachera une larme ou un sourire spontanés qu’aux ultimes représentants de l’intelligentsia de gauche italienne, même si la séquence avec les pontes de Netflix est bien sentie. Ce qui n’empêche pas qu’on puisse prendre un certain intérêt à réfléchir aux questions existentielles que se pose Moretti : comment vieillir dans un monde où votre vision des choses est aussi différente de la norme que le serait celle d’un extraterrestre ?
Patjob
Patjob

45 abonnés 773 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2023
Nanni Moretti nous gratifie, longtemps après son merveilleux « Journal intime », d’une nouvelle œuvre aussi savoureuse qu’émouvante de sincérité. Il reprend son personnage attachant, idéaliste, décalé et contestataire. Ici dans la peau de Giovanni (Nanni en étant le diminutif), véritablement son alter ego en cinéaste vieillissant et en militant désabusé. Ainsi l’auteur divague entre les contradictions politiques et la fin d’un espoir, par le biais du « film dans le film » qui montre l’invasion soviétique de Budapest en 1956 et les problèmes de conscience qu’elle a généré chez les communistes occidentaux, la marginalisation d’un cinéma d’auteur et de salle, menacé d’étouffement par les plateformes, et la fin d’un amour. Le film oscille ainsi entre humour et mélancolie. Il est plein de références cinématographiques, directes, par citations, affiches ou projections, ou indirectes par reprise d’un style ou d’une ambiance.
Un des personnages parle d’un film sur la mort du communisme et la mort du cinéma. C’est un peu cela, que ce « Vers un avenir radieux », très beau film désenchanté, qui veut contre vents et marées préserver l’espoir, et ravive l’amour du cinéma.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 522 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juillet 2023
Présenté en compétition officielle à Cannes (2023) " vers un avenir radieux" ( le titre doit être pris dans un sens ironique), est reparti la corbeille vide.

Il faut dire que ce dernier opus de Morreti, si il reprend de nombreux éléments scénaristiques de films précédents ( cinéaste qui n'a pas ou plus de financement pour tourner (cf " le caïman), quitté par sa femme, allant à la piscine (" palombella rossa", devant faire face à un acteur qui ne suit pas les consignes du metteur en scène( " mia madre", critique de la politique italienne (" le caïman")...) est bien loin d'être réussi.

Certes la thématique principale est intéressante, mais son traitement l'est vraiment beaucoup moins. Critique du cinéma commercial et de la fin des idéologies, inculture, Morreti ne séduit malheureusement pas par son film, même si son constat est pertinent.

Particulièrement poussif dans sa première partie ( la seconde est celle qui mérite de voir le film), les gags ne fonctionnent pas vraiment et le manque de rythme taraude sa partition sauf à de rares moments.

On ne peut que recommander de revoir " mia madre " pour faire passer ce petit opus ( à mes yeux d'aficionado ) de ce realisateur, il est vrai inégal, mais sympathique et talentueux.
Spider cineman
Spider cineman

221 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2023
Film autocentré de Nanni Moretti avec une intrigue autour de la création d un film, une bande de pseudo intellos qui se sont fait financer une œuvre sans aucun intérêt.
TUTUR29
TUTUR29

53 abonnés 1 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2024
Waouw quel film je viens de voir. Je ne connais Nanni Moretti que de nom donc je n’ai aucun à priori sur son cinéma, et je me suis pris une petite claque. A travers ce portrait d’un réalisateur un peu triste (que j’imagine autobiographique), Moretti tire à la fois ce qui fait la force et la faiblesse de son film. Force car on retrouve une authenticité et sincérité dans tout le film, qui donne lieu à des scènes très drôles comme celle de Netflix, ou à des scènes magnifiques comme celles avec de la musique. Mais ça an fait la faiblesse aussi car à l’image de son personnage principal, Vers un avenir radieux s’empêtre dans un discours de vieux cinéphile aigri et très nombriliste, et devient un peu mou à suivre. Heureusement, la fin du film apporte une énorme once d’espoir à cela et vient nous montrer que Moretti n’est peut être pas si déprimé que ça, car à travers la fin il réalise tout ce qu’il semble détester dans ce film, à savoir une fin heureuse et un peu niaise. J’ai un peu du mal à juger tant le film semble autobiographique mais je pense qu’il est très intéressant à analyser pour un connaisseur de ce réalisateur, ce qui n’est malheureusement pas mon cas pour l’instant. Une belle découverte, en plus j’adore la photographie !
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2023
De la nostalgie : le PC italien, Budapest 1956 fin du rêve pour certains Cocos de base, le cinéma italien le tout soupoudré de variété italienne ou francisée , un peu de W.Allen aussi. Surprenant c'est ce petit coup de griffe contre Netflix dans un film faisant partie de la liste en compétition à Cannes dont la plate-forme est partenaire.
Fabienne L
Fabienne L

25 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 juillet 2023
Vu un avenir radieux. Le début peine à démarrer. Nanni Moretti annonce et prononce chaque syllabe comme un maître d'école du primaire. On est mis en situation d'écolier qui allons prendre une leçon de cinéma, d'éthique et de partage façon PCI des années 50.

Mais après 20 minutes d'un "je" de cinéaste /cinéphile assommant et intelligent, on fini par rire un peu. Certaines scènes sont très réussies et drôles notamment celles qui se rapportent à une satire du cinéma violent qui en nous rabaissant et qui se moquent de toute éthique. Les scènes avec les coproducteurs Coréens sont drolatiques avec les producteurs de Netflix ridiculises. Les producteurs de Netflix présentés comme des compteurs à gaz qui répètent que Netflix existe dans 190 pays. Ils chiffrent. Chiffrent bêtement.

Sa querelle de couple ennuyeuse au possible. Un film inégal trop film de "papy" dépassé qui ne peut que haïr le changement de société mais avec des éclairs d'intelligence loufoque.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2023
Nanni Moretti se fait plaisir avec cette critique au vitriol de son milieu et de lui même. C'est parfois brouillon ou incomplet mais les dialogues sont percutants et drôles.
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