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Christine Laugier
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3,5
Publiée le 9 juillet 2023
Toujours un bonheur de retrouver ce grand cinéaste . mais la il veut aborder tant de choses ,que cela tourne en rond et qqs longueurs sont la . casting formidable
Film destiné aux cinéphiles qui y retrouveront sans doute plusieurs clin d'oeil cinématographiques. Pour ma part j'ai surtout vu un parallèle entre un cinéma commercial pressé par les envies du public (violence) et de la sociéte (rentabilité, délais...) et un cinéma construit sur la sensibilté de l'instant, la mise en scène et l'image.
déçu du film malgré les bonnes critiques . Film au demeurant assez prétentieux et drôle à de rares moments . Nanni Moretti ne m'a pas convaincu dans ce film. J'ai bien failli m'endormir, dommage.
Dans un cinéma qui interroge son propre rôle, Nanni Moretti met en scène un réalisateur en pleine crise, tiraillé entre ses convictions politiques et sa vie personnelle. Vers un avenir radieux veut être à la fois une réflexion sur le septième art et une fresque intime, mais peine à trouver son équilibre.
Le film aborde plusieurs thèmes forts : la mémoire politique et le poids des idéaux, la place du cinéma dans le monde contemporain, la difficulté de concilier engagement et vie privée. Moretti cherche à montrer comment l’art peut rester un outil de lutte et de transmission, tout en explorant la fragilité des relations humaines et familiales. On sent la volonté d’un cinéaste de parler à la fois du collectif et de l’intime, de mêler la grande Histoire à ses propres obsessions.
Mais ces éclats sont étouffés par un ensemble trop égocentré et désordonné. Moretti joue Moretti qui filme un film de Moretti, et cette mise en abyme finit par tourner en rond. Le récit avance comme un flux dispersé, passant d’un sujet à l’autre, d’une tonalité à une autre, sans jamais trouver de véritable cohérence. L’impression générale est celle d’un film déstructuré, qui se perd dans ses propres détours.
À cela s’ajoute un rythme pesant. Les dialogues, souvent bavards, paraissent parfois écrits plus pour illustrer des idées que pour faire vivre des personnages. Certaines séquences fonctionnent comme des sketches collés bout à bout, donnant une impression de décousu. L’ensemble manque de souffle narratif et peine à capter l’émotion.
Au final, Vers un avenir radieux oscille entre éclairs intéressants et pesanteur démonstrative. On y trouve des fragments stimulants, mais trop vite noyés dans une œuvre qui semble davantage tournée vers l’auteur lui-même que vers son spectateur.
Un film qui voulait être une méditation sur le cinéma et l’engagement, mais qui finit par se perdre dans l’autocontemplation et la dispersion.
Après quelques films plus en demi-teinte quel plaisir de retrouver Nanni Moretti au sommet de son art. C'est drôle, bavard, nombiliste, "antimoderne" Quel merveilleux hommage au cinéma italien !
un grand bol d'air frais et d'amour pur du cinéma. un film très Woody Allen (en plus travaillé) qui casse le 4e mur avec un plot hyper bien travaillé et une narration complexe. énorme coup de cœur de cet année
Un nouveau film de Nanni Moretti en salles, est toujours pour moi un rendez-vous gourmand de cinéma. Découvert avec « Palombella Rossa », je ne me lasse pas de son cinéma. Nanni Moretti fait son cinéma depuis maintenant 5 décennies. Il se filme dans son rapport à la société italienne, au couple, à la famille, à sa finitude et à la création cinématographique. Ses films sont parfois des chefs d’œuvres (La chambre du fils, Habemus papum, Mia Madre, Santiago Italia) et d’autres fois des films mineurs, mais toujours cet esprit joyeux qui vient chatouiller notre rapport au monde en mettant en scène son alter ego qui nous touche de manière universelle. Dans « Vers un avenir radieux », Nanni Moretti fait un film dans son film, si ça n’est pas la première fois, il en profite pour y inviter le cinéma qui l’anime. Il convoque les cinéastes américains d’origine italienne qui l’interrogent sur le rapport à la violence du cinéma, de Francis Ford Copolla à Martin Scorsese. Il partage avec John Cassavetes qu’il cite, le fait de se mettre au centre de son œuvre en créant des personnages qui sont ses alter ego. On apercevra Gena Rowlands en ouverture du film. Il compose une longue scène, tentative avortée de remake du chef d’œuvre méconnu de Frank Perry The Swimmer. Il y enchaine les longueurs de nage, le projet étant de le faire de piscine en piscine, tel le déroulement de la vie et de tout ce qu’on a pu rater, comme le faisait le personnage de l’acteur Burt Lancaster en remontant sa lucinda river jusqu’à sa source pour en retrouver la pureté originelle. Et Giovanni (alter ego de Moretti) de constater qu’il est désormais trop tard, il eut fallu pour lui réaliser « Le nageur » 40 ans plus tôt, avant d’être trop vieux. Parallèle émouvant avec le bel homme de Hollywood dont le corps de quinquagénaire n’était déjà plus celui de « Tant qu’il y aura des hommes ». Il s’entoure des mêmes acteurs, famille de cinéma de Moretti d’un film à l’autre, et nous fait la surprise de la présence de Mathieu Amalric en producteur de son film à ses côtés. Acteur réalisateur lui aussi en France, mais surtout tout aussi tiraillé par des démons intérieurs qui animent sa création. Par la présence du producteur qui se défile avant le clap de fin de tournage, il interroge dans « Vers un avenir radieux » la production cinématographique de Netflix aux coréens qui prendront la relève. Petit clin d’œil au grand architecte Renzo Piano, présent lui aussi dans le film, qui créait et façonne des paysages du monde moderne contemporain. L’affiche du film nous rappelle celle de Caro Diario. Nanni Moretti la montre dans son film, il se trouvait alors en Vespa de dos prêt à déambuler. De l’introspection de journal intime où le réalisateur s’éloignait, il vient cette fois-ci en trottinette faire face à ses interrogations, toujours en déambulant dans la ville. Il se met au centre des siens et regarde tout autour, en en faisant parfois des tonnes, accentuant de manière outrancière ses mimiques. Cherche-t-il à nous dire qu’il peut jouer lui aussi à croire à un avenir radieux, même s’il doit surjouer ? C’est bien là tout ce qui fait le charme du cinéma de Nanni Moretti, l’esprit malicieux qui vient contrebalancer l’aigreur du vieillissement et le regard critique qu’il porte sur l’évolution du monde.
Excellent ! Plein d'humour et de recul par rapport à une réalité désespérante ! Juste une inquiétude : Nanni, please ne te suicide pas tu as encore tellement de choses à nous dire!
Consternant ! Le réalisateur utilise un dispositif qu'il affectionne beaucoup : le travelling orbital autour de son nombril. Les saynètes comiques (toutes) présentées dans la bande annonce perdent même leur effet comique dans le contexte du film (il y a clairement tromperie sur la marchandise). Voilà, je blacklist N.M. définitivement.
What the fuck ! Tout est résumé. Le regard de Giovani alias Nanni Moretti est à mourir de rire. Entre les plate-formes de streaming et l'arrivée des producteurs coréens, le cinéma, le vrai, a du souci à se faire. La nostalgie opère pourtant quand il déguste une glace devant le film de Jacques Demy. On en ressort heureux finalement.
Un beau film pour ceux qui aiment Nanni Moretti qui y décortique avec une grande sincérité , de l'humour , de la tendresse et sans complaisance la vie du cinéaste qu'il est à la lumière des espérances et des désillusions de ces 50 dernières années .