Excellent polar à l'atmosphère tendue et sombre politiquement engagé avec la dénonciation du racisme, de la ségrégation et des méthodes du Ku Klux Klan. Willem Dafoe et Gene Hackman sont très bons tous les deux et sont vraiment complémentaires. Un film qui ne laisse pas indemne, qui incite à la réflexion.
Film poignant mais simpliste dans sa dénonciation. Un scénario qui manque de subtilité, ce dont Parker est coutumier. Mais si on ne s'embarrasse pas de ces scories, on peut dire que cela atteint sa cible. Comment en être autrement, à vrai dire? Mais c'est davantage le sujet qui intéresse que son traitement frontal et illustratif qui aurait mérité davantage de nuance.
Etant de notorieté publique et historique que certains mouvements (en l'occurence le KKK) ne sont jamais aussi dangereux que lorsqu'ils "dorment", il est indispensable de voir ce film au moins une fois pour ne serait-ce qu'avoir un aperçu de la question et de ces faits divers survenus entre autre en 1964 -dont plusieurs lynchages successifs et dérapages de la police. D'autant plus qu'ainsi qu'il est montré au cours de l'intrigue, les autorités et institutions pratiquent bien souvent un moralisme fallacieux et hypcrite sinon carrément une propagande; tout en occultant le flagrant ou tel que le souligne le personnage de Ward à la plaidoirie, certaines professions totalement gangrenées par tel accords de fonds de couloir ou un groupe social appartenant à une pseudo élite. Pur réalisme.
Mississippi Burning est un film touchant sur l'oppression des noirs, un sujet pas toujours évident à traiter, porté par un beau casting. Certaines scènes sont très poignantes, renforcées par des très beaux morceaux de gospel. L'intrigue souffre cependant de quelques longueurs.
Dans une mise en scène sobre et brute, Alan Parker réalise un film à la fois passionnant et glaçant dans sa description du racisme et du Ku Klux Klan. Gene Hackman et Willem Dafoe forment un duo solide dans ce film d'une terrible noirceur.
Enquête policière dans une ville du Mississipi au début des années 60. La ségrégation fait rage tout comme l'essor du militantisme pour les droits civiques. C'est de ce racisme omniprésent et de cette confrontation entre des mondes différents (noirs/blancs, nord progressiste/sud conservateur) dont il est question dans "Mississipi Burning".
Alan Parker signe ici un très bon film dont certaines scènes ne peuvent que marquer le spectateur. Il est parfaitement assisté par le tandem Dafoe/Hackman.
Long métrage qui mérite d'être revisionné de temps en temps.
Alan Parker met les pieds dans le plat avec Mississippi Burning en dénonçant frontalement le racisme devenu ordinaire durant les 60’s aux US notamment. Il vaut mieux être préparé pour entrer dans le métrage parce que ce n’est pas de tout repos. On vie littéralement l’horreur du quotidien du peuple afro-américain en proie à toute sorte d’agressions ou d’humiliations considérées comme normales. Le film est inspiré de faits réels, ce qui le rend d’autant plus glaçant et le casting choisi par Parker rend toute sa force au récit. C’est dur, très dur même mais nécessaire et cela relève du devoir de mémoire. À voir absolument.
Sorti en 1988, "Mississippi Burning" intervient dans la meilleure période d'Alan Parker. Après s'être essayé au thriller surnaturel avec "Angel Heart", le cinéaste nous plonge au coeur du sud raciste en contant l'affaire sordide des meurtres de la Freedom Summer. Non seulement le contexte historique est poignant mais le long-métrage est une réussite totale sur le plan du rythme. On connaît pourtant les défaut d'Alan Parker, notamment sa tendance à être démonstratif et sortir les grands sabots. Le film n'y échappe pas mais il contient également d'autres scènes plus suggestives et bienvenues comme la traversée du fleuve par les agents du FBI en costards. Le duo d'agents est impeccable, surtout relevé par la prestation fantastique de Gene Hackman. Au final cela donne un polar très haletant, certainement l'un des meilleurs films de son auteur.
"Mississippi burning" était une grosse claque au moment de sa sortie et malgré plusieurs visions il reste parfait. C'est sans aucun doute l'un des meilleurs films sur le KKK et plus largement sur le racisme, c'est une plongée sans concession dans ce qu'étaient les USA dans les années soixante (et sans doute ce qu'elles sont encore aujourd'hui même si les choses sont moins criantes). Le film est particulièrement bien rythmé et on ne s'ennuie jamais à suivre l'enquête ponctuée de scènes très fortes, la réalisation d'Alan Parker est encore excellente avec une utilisation parfaite de la musique (l'introduction est remarquable) et tous les acteurs sont superbes.
Une enquête révélatrice de la pensée sudiste extrémiste au temps du Ku Klux Klan emmenée par un solide duo d'acteurs jouant avec intelligence, Willem Dafoe le tatillon technocrate ambitieux, Gene Hackman le sensible roué autochtone, mais tous deux animés d'idéaux avec lesquels ils se démènent. Dénonçant heureusement par l'image plus que par le discours cette haine de l'ignorance et du dépit, Alan Parker adopte une mise en scène très classique ainsi qu'un rythme qui décidément empêchent ses films d'atteindre l'excellence par un déroulé assez lancinant voire ronronnant et une absence d'émotion, la révolte étant illustrée, non ressentie. Un film utile d'un point de vue historique, moins d'un cinéphilique.
1964, trois jeunes militants pour les droits civils disparaissent mystérieusement au fins fond d’un état du Mississippi gangréné par la ségrégation raciale et le KKK. Deux agents du FBI débarquent sur place pour résoudre cette affaire. Bon là, c’est très américain, tous les oppose : l’un est une jeune recrue à la tête bien faite, l’autre est un agent plus expérimenté connaissant le terrain. Deux agents, deux méthodes ; cette opposition caricaturale permet quelques respirations au film via des parenthèses drôles. Mais on va surtout suivre l’enquête en environnement hostile et raciste ; une grande partie de cette communauté et plus largement le Sud des EU rejette la fin de la ségrégation ; la population noire a même fini par l’intégrer et l’accepter. Un film « grand studios US » comme à la belle époque ; le message est fort dans un film grand public accessible à tous. Alan Parker aux manettes ; Gene Hackman, Willem Dafoe et la débutante Frances Mc Dormand devant la caméra ; le combo est un sans-faute. Un bon film à voir en famille pour aborder le sujet. TOUT-UN-CIENMA.BLOGSPOT.COM
Un film très efficace pour dénoncer le racisme des Etats du sud au début des années 60 et les agissements criminels du Ku Klux Klan. Deux inspecteurs du FBI, aux personnalités opposées et qui s'opposent sur les méthodes à employer, cherche à élucider la disparition de 3 jeunes militants anti-ségrégation. Ils se heurtent à l'hostilité de la population blanche, à la peur et à la passivité de la population noire, à l'arrogance de la police locale. Le film débute sur une scène magnifique, de voitures qui se suivent sur une route vallonée à la nuit tombée, scène qui préfigure bien la qualité de mise en scène du film avec des cadrages superbes . Le film est vif, alerte, animé. Il y a juste ce qu'il faut de suspens. Son message est on ne peut plus clair, et si les racistes sont montrés sans complaisance et sans complexité, il n'en est pas de même des inspecteurs, ni de la femme du shérif coincée entre son enracinement, sa culture, et sa vision juste du hiatus raciste. Au total, ce film tourné en 1988, qui se déroule en 1964 est une œuvre utile, qui a gardé tout son sens et sa puissance en 2019. Du très bon Alan Parker, servi par d'excellents comédiens
Revu ce très bon film d’Alan Parker traitant de l’invraisemblable racisme règnant dans l’état de Mississippi dans les années 60, racisme orchestré par le pouvoir local et le shérif opposés frontalement aux fédéraux. Très brillantes prestations de Gene Hackman et de Willem Dafoe dans le rôle d’agents du FBI venus enquêter sur le meurtre de trois activistes anti racistes. On suit cette histoire bouleversante qui fait réfléchir sur la manipulation des esprits par le pouvoir en place. Quelques scènes dures et l’impression générale d’une œuvre remarquable, simplement un poil longue. Vraiment à voir.