Memory
Note moyenne
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167 critiques spectateurs

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ebp
ebp

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juin 2024
c'est très long à se mettre en place, on s'ennuie. les personnages sont soit caricaturaux comme la mère de l'héroïne, soit illogiques et peu crédibles. le scénario est farfelu. bref, on s'ennuie voire on s'énerve devant tant de bêtise
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2024
A l'instar de Michaël Haneke, le mexicain Michel Franco fait partie des réalisateurs clivants, certains appréciant son cinéma presque toujours dérangeant, d'autres le rejetant. Personnellement, je me range dans la première famille. Sauf que là, ce qui, d'une certaine façon, dérange le plus dans "Memory", par ailleurs très bon film, c'est qu'on s'aperçoit vite qu'il n'est pas ... dérangeant : on s'attend à des scènes dérangeantes qui ne viennent jamais ! En fait, ce film raconte sans pathos une belle histoire d'amour qui se développe petit à petit entre Sylvia, une ancienne alcoolique travaillant dans une antenne des AA, et Saul un homme souffrant de la maladie d'Alzheimer. Sylvia a une mère qu'elle ne veut plus approcher, lui reprochant de ne pas l'avoir défendue lorsque, dans sa jeunesse, son père abusait d'elle. Elle élève seule Anna, une jeune adolescente, et elle prend toutes les précautions imaginables pour se protéger des prédateurs : serrure fermée à double tour quand elle rentre chez elle, alarme et même exigence d'une femme pour venir réparer son frigo. Saul a un frère, Isaac, dont on n'arrive pas trop à comprendre l'évolution lorsqu'il s'aperçoit de l'importance que prend Sylvia dans la vie de Saul : inquiétude injustifiée mais qu'on peut comprendre ? Jalousie ? L'interprétation de Jessica Chastain (Sylvia) et de Peter Sarsgaard (Saul, Prix d'interprétation à Venise) est en tout point remarquable et le film est magnifié par la présence fréquente de "A whiter shade of pale", cette chanson du groupe Procol Harum permettant à Saul de se connecter avec son épouse décédée.
antistress
antistress

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2024
Remarquable. Une histoire forte, aussi dure que belle. J'ai également hautement apprécié la prestation Jessica Chastain (Sylvia) qui démontre ici l'ampleur de son talent, et la force du personnage d'Anna (la fille de Sylvia).
J'ai eu envie d'applaudir à la fin de la séance.
Philippe Desberg
Philippe Desberg

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2024
Ce film ma profondément ému. Les acteurs sont tous exceptionnels d'authenticité. Jessica Chastain démontre une fois de plus sa profondeur et Peter Sarsgaard est totalement crédible. La douceur de son regard rend la maladie dont il souffre supportable pour les spectateurs.
Un film d'une rare beauté qui mérite beaucoup plus que la nôtre attribuée par les critiques.
L'émotion est au rendez vous, n'est ce pas cela qui compte le plus?
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2024
Sylvia (Jessica Chastain), la quarantaine, mène une vie réglée comme du papier à musique. Elle élève seule sa fille, travaille dans un centre d’accueil pour adultes handicapés, continue à fréquenter les AA et ferme à triple tour la porte blindée de son appartement pour se protéger d’on ne sait quelle menace. À l’occasion d’une réunion d’anciens élèves de son lycée, elle retrouve Saul (Peter Sarsgaard) qui est atteint d’une forme précoce de démence sénile et pense voir ressurgir les démons enfouis de son passé.

Il aimerait se souvenir ; elle aimerait ne plus se souvenir. Où diable ai-je vu ce pitch, aussi élégant (est-ce un chiasme ?) qu’un plan Sciences Po en deux parties ? Il résume à la perfection ce film, au titre si juste, dont vous aurez remarqué la graphie sur l’affiche, qui semble se dissoudre dans l’oubli.

Depuis sa sortie, je n’en entends que du bien. On en vante le sujet ; on en vante l’écriture ; on en vante l’interprétation (Peter Sarsgaard a obtenu le prix du meilleur acteur à la Mostra, ce qui semble bien inéquitable pour Jessica Chastain, loin des rôles de vamp rousse dans lesquels elle est trop souvent cantonnée).

Force m’est de reconnaître toutes ces qualités-là. Pour autant, j’ai été un chouïa moins transporté que je l’escomptais. C’est le défaut structurel des films dont on attend un peu trop – et réciproquement, car la nature est bien faite, l’atout de ceux dont on n’attend rien. J’ai trouvé "Memory" très linéaire. Le réalisateur Michel Franco ("Sundown", "Les Filles d’avril") nous avait habitués à des coups de poings plus déstabilisants. Ainsi ne me suis-je toujours pas remis de l’épilogue de "Después de Lucia". On me rétorquera que "Memory" compte bien un rebondissement au milieu du film concernant le passé commun de Sylvia et de Saul. Mais étonnamment, ce twist est étouffé, comme un tennisman à Roland-Garros qui retiendrait ses coups.

Si les deux héros de "Memory" sont aussi bouleversants l’un que l’autre, j’ai trouvé somme toute banale et prévisible l’histoire qui les relie.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2024
"Memory" est un mélodrame porté par Jessica Chastain et Peter Sarsgaard. Sylvia, marquée par un passé traumatisant mêlant agression sexuelle et alcoolisme, croise le chemin de Sam, atteint de démence précoce. Bien que tout semble les opposer, une romance improbable naît entre ces deux âmes écorchées. Surprenant par sa construction antipathique, le long-métrage de Michel Franco peine à convaincre et émouvoir malgré ses sujets douloureux.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2025
Un film qui s'affranchit complètement des codes de la comédie romantique avec ses personnages brisés, magnifiés par la prestation du duo d'interprètes. Le film dégage une certaine douceur mais aussi une certaine langueur pour ne pas dire longueur, et finit par être répétitif.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2024
Un très joli film pudique, tout en finesse, porté par un duo d'acteurs impressionnant. Deux être qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont vivre une histoire forte malgré l'entourage hostile qui cache de lourds secrets de famille. Les silences comme les regards, la maladresse dans leur approche, tout bouleverse chez ces deux personnages cabossés.
Coup de coeur.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 octobre 2024
Cette chronique lente et sans intensité évoque de manière assez subtile les violences sexuelles. Mais son déroulement entre le passé douloureux et ce qui se passe au présent ne peut tenir. L'excellente J. Chastain revient à un genre, le drame social, malheureusement sans donner vie à ce récit insipide.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2024
Deux adultes aux pathologies opposés. Elle est hantée par son passé, il n'a pas de mémoire à court terme. Ils se rencontrent. Le pitch est plutôt alléchant et le réalisateur a la bonne idée de faire arriver les informations au fur et à mesure pour faire participer le spectateur. Pourtant, malgré la qualité des deux interprètes, l'émotion ne se déploie pas, la faute à une mise en scène plate, nous tenant constamment a distance.Le réalisateur a voulu eviter sans doute le melo mais a privilégié un ton froid et sec. Les rapports de ces deux etres blessés souffrent de quelques 'illogisme dans leurs progression. . Plus intéressant et le rapport mère-fille qu'on trouve à travers plusieurs personnages
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2024
Le réalisateur mexicain Michel Franco, qui est aussi scénariste de « Memory », nous propose un film sur les souvenirs en mettant en scène deux personnages aux prises avec leur mémoire, de façon opposé : spoiler: l’un oublie, l’autre n’arrive pas à oublier.
Son film de 1h40 est réalisé de façon très sobre. Il y a peu de musique, à part une vieille chanson très connue de Procol Harum que le personnage de Saul repasse indéfiniment, elle semble lui évoquer quelque part, au fond de sa mémoire spoiler: défaillante
, un bonheur passé. La scène où il la repasse en boucle avec son téléphone est une scène d’une très touchante simplicité. Il choisit pour décor le New York un peu underground, le moins glamour possible, il zappe les effets de caméra, les plans audacieux et autres effets de style. Il filme sobre mais ce qu’il filme, il le fait avec le ton et le recul qu’il faut. Par exemple, la scène ou Saul suit Sylvia à la sortie d’une soirée n’a pas besoin de musique ou d’artifice pour susciter une angoisse sourde. Même si je lui concède quelques longueurs, « Memory » est un film réalisé comme il faut, sans esbroufe. Cette sobriété, c’est sans doute pour mieux mettre en valeur les deux interprètes que sont Jessica Chastain et Bill Sarsgaard. Sarsgaard, dans un rôle apparemment plus simple que sa consœur, est très émouvant. spoiler: Il semble avoir accepté (si tant est que cela soit possible) sa maladie et en apparence, il en a pris son parti. Il y a quelque chose de très doux dans son interprétation, même quand il est perdu, désemparé, il n’est jamais pathétique.
Jessica Chastain, elle, a un rôle plus difficile. Le scénario ne dévoile que par bribe les souvenirs qui la tiraillent, l’empêche d’avancer, l’empêche d’être heureuse, l’empêche tout cour. Très à fleur de peau, elle semble toujours être sur le point de retomber dans la dépression ou l’alcool. Et puis à d’autres moments, elle rayonne, quand elle est au contact de sa fille, ou des adultes handicapés dont elle s’occupe. Son rôle est complexe, pas forcément très lisible d’emblée, mais Chastain fait très bien le job, ce dont personne de doutait. Et puis j’ajoute une petite mention à Brooke Timber dans le rôle de sa fille Olivia. Sa mère la surprotège, la cloisonne sans doute trop, mais elle ne tombe pas dans le travers désagréable de l’adolescente revêche. Ca aurait été facile d’écrire ce rôle ainsi, de la faire crier, se révolter et claquer les portes. Mais non, Brooke Timber à un joli rôle de fille à composer et elle le fait avec une vraie fraicheur. Comme je l’ai dit le scénario fonctionne par palier, et au début on devine les choses : spoiler: Sylvia à trois verrous sur sa porte plus une alarme électronique, elle ne demande expressément des réparatrices pour les interventions à domicile, elle ne parle plus à sa mère, elle vit dans un tout petit appartement alors que sa sœur ainée à une belle maison, elle a été alcoolique, Olivia n’a pas de père, etc… C’est comme une sorte de puzzle dont elle délivre des morceaux au compte-goutte. Ce qu’il lui est arrivé, on l’apprend en deux fois : d’abord le mauvais, puis le pire. Il n’y a rien qui sonne faux dans son histoire, des enfances et des adolescences comme les siennes, il y en a tellement !
Ce qui sonne juste aussi, c’est la tendre histoire qui se noue entre deux êtres déboussolés qui se trouvent. Leur histoire ne peut s’inscrire dans la durée à cause de la maladie de Saul, et pourtant ils s’aiment et se rendent heureux, même pour peu de temps. C’est comme s’ils se réparaient en quelque sorte. C’est une histoire d’amour pleine de pudeur, sans pathos, sans passion débridée. Saul et Sylvia forment un couple aussi improbable qui touchant. spoiler: La scène forte du film, celle où le « pire » est dévoilé, est très bien construite et nous prends aux tripes. Il y a beaucoup de choses dans cette scène, dans l’attitude de chacun : ils sont 6 dans cette scène, et tous y apporte quelque chose pour qu’elle soit extrêmement forte
, c’est de la belle direction d’acteur. « Memory », sans être un chef d’œuvre inoubliable, se révèle être au final un très beau film d’amour entre deux être en souffrance. Même si le fond de leur histoire est infiniment douloureux, leur histoire agit comme un souffle d’air pur dans une atmosphère vicié.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2024
Un film touchant écrit et réalisé par le cinéaste Michel Franco que je ne connaissais pas jusqu'à présent. La bande annonce m'avait intrigué, le casting est tenu par des comédiens que j'aime bien généralement comme la belle et talentueuse Jessica Chastain, Péter Sarsgaard et dans un second rôle Josh Charles, ils ne m'ont pas déçus en incarnant des personnages abîmés dans leurs vies, elle fréquentant un groupe de thérapie d'anciens toxicomanes et alcooliques, lui ayant une maladie qui le fait perdre la mémoire. Ils se croisent à une soirée d'anciens élèves dont lui la suit jusqu'à chez elle sous la pluie jusqu'au petit matin. Les deux personnes sympathisant, s'entraident et deviennent amoureux mais les choses ne vont pas être faciles au fil de l'histoire. Un long métrage douloureux qui m'a bouleversé à la sortie de la séance de cinéma. On s'attache aux personnages servis par des acteurs qui amènent beaucoup en émotions (je l'ai vu en VO dans leurs langues naturelles). Je le conseille.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2024
Memory est un beau film sur des sujets forts. Le cinéaste a l'intelligence de nous laisser découvrir très très lentement la situation des différents personnages et leurs traumas. En cela, il fait vraiment confiance à son spectateur, ce qui est assez rare. De grands thèmes actuels s'entremêlent, notamment le handicap, la santé mentale et les inégalités sociales. Le thème le plus lourd est occulté dans la bande-annonce m'a-t-il semblé, donc n'en parlons pas ici. Les comédiens sont évidemment très bons, vous le lirez partout. Seule la mise en scène s'avère sans doute trop plate. Il y a un vrai problème de changement de valeur de plan. Tout semble tourné en plan moyen, ce qui n'est guère dynamique.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2024
L’absence de mémoire pour l’un et son poids pour l’autre sont à l’origine des souffrances mais aussi de l’histoire qui fait se rejoindre ces 2 personnages cabossés et touchant. La réalisation est minimaliste mais recèle une pépite. Une scène en plan fixe, avec tous les principaux personnages sur différents plans, d’une beauté et d’une intensité marquantes. Ça manque quand même un peu de rythme surtout dans la première partie.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Michel Franco nous propose de suivre deux êtres aux existences chahutées qui vont pouvoir se sauver respectivement par l’amour. Lui qui brusque souvent autant les spectateurs que ses personnages fait preuve d’une extrême douceur avec cet homme et cette femme cabossés par la vie. On va suivre le début de cette histoire d’amour avec beaucoup de délicatesse ; un film à hauteur du couple qu’il met en scène. Ces deux personnages sont extrêmement bien écrits d’autant que Jessica Chatain et Peter Sarsgaard les incarnent magnifiquement. On croit à 100% à l’amour et à la compassion qui les unit et qui leur permet de se réparer ; jusqu’à un final émouvant. Comme quoi avec cet histoire singulière, Michel Franco parvient à rester sobre et sans pathos, juste à donner le meilleur du mélo sans débordement.

Renaud Baronian fait une belle synthèse de ce film dans « Le Parisien » : « Film certes sombre par moments, Memory multiplie les séquences lumineuses et offre un final absolument incroyable, en contant l’histoire de ces deux laissés-pour-compte en apparence en opposition, l’un tâchant de retrouver sa mémoire, l’autre faisant tout pour oublier son passé… (...) Un grand film. »

Un Franco en mode soft qui fait du bien ; le réalisateur mexicain se montre sous un nouveau jour… plus apaisé.
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