Avis : Les Aventures de Bernard et Bianca - Page 2
Les Aventures de Bernard et Bianca
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lillois
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"S.O.S Société, nous sommes là pour vous aider, quels que soient vos problèmes nous les réglerons nous même !". "Les aventures de Bernard et Bianca", ou comment une lady souris hongroise dune organisation internationale choisit comme partenaire pour une mission de secours périlleuse un brave concierge. Affirmation féministe et mélange des classes, preuve sil en est que les studios Disney ont un jour eu vocation à faire réfléchir et osaient. Les adultes à lesprit mal tourné (comme moi) pourront même voir une connotation érotique détonante lors dune scène où, après sêtre humecté les mains, Bianca lisse dautorité la queue de Bernard. Les personnages féminins sont dailleurs tous mis en avant : Médusa mène Snoops à la botte, Annie Bouée narrête pas de secouer Luke tandis que Bernard est un pleutre superstitieux qui naurait jamais agi sans limpulsion de la belle téméraire quil accompagne. Triste dès le générique de début, ce film a pour fil conducteur lespoir (sentiment magnifié par des chansons aux très belles paroles). Orpheline, Penny épanche son chagrin et Rufus, un vieux matou, la réconforte. Un jour tout sarrangera et elle aura une famille qui laimera. Sauf que ce doux rêve est brisé par lignoble Médusa qui la capture pour lenvoyer chercher un fabuleux diamant dans une grotte. Je ne cache pas ma réticence vis-à-vis de ce genre de méchants (laids et vulgaires). Dans la veine des autres réalisations de Wolfgang Reitherman, le dessin nest pas vraiment beau (les décors du bayou sont dignes dun épisode de Scooby-Doo). Les séquences avec Néron et Brutus offrent de bons moments de suspense. On apprécie des personnages secondaires à la fois drôles, serviables et courageux : Evinrude la libellule mais surtout Orville, fameux pilote de la Fly Albatross Air Service. Une belle leçon de dévouement. Imparfait mais séduisant, ce classique Disney est le premier à avoir fait lobjet dune suite (et cétait probablement le seul qui pouvait supporter cette pratique).
Un chef d'oeuvre des studios Disney avec une histoire intelligente et originale, des personnages attachants et drôles, une superbe animation et des musiques touchantes.
Parmi les plus anciens disneys, Bernard et Bianca fait partie des plus marquants et sa qualité est assez exceptionnelle pour 1977. Adapté des romans The Rescuers de Margery Sharp, on y découvre un monde de souris qui, infiltrées dans les bas-fonds du monde des humains, se sont organisées en société afin de venir en aide à es personnes en détresse, notamment à des enfants comme ça va être le cas ici. La représentante hongroise Bianca (car oui, chaque pays à sa souris ambassadrice !) va alors faire équipe avec le concierge Bernard pour aller secourir la petite Penny dans des marécages. Les souris sont superbement bien personnalisées et utilisent intelligemment de petits objets pour parvenir à leurs fins : un peigne comme échelle pour aller chercher le message de Penny à l'intérieur d'une bouteille, les crayons qui forment l'estrade du président de SOS Société, la boîte de sardine qui sert de sièges quand ils voyagent sur l'albatros, ... Les vieux dessins restent magiques à ce jour et l'univers nous fait redécouvrir New York à l'échelle des souris. Bernard et Bianca enquêtent pour trouver où est retenue Penny, ce qui donne un côté polar vraiment intéressant à l'histoire, avec parfois une bonne ambiance sombre et les musiques qui vont avec. le scénario est donc sérieux mais l'humour reste très présent : le duo Bernard et Bianca, le chat Rufus qui a de grosses moustaches grises et des lunettes en plus de ses moustaches de chat, la méchante Médusa qui a un corps assez difforme, une sale tronche et une conduite complètement déjantée, son associé Snoops qui ressemble à Palmer de FFVII, l'albatros Orville qui atterrit comme un avion tout en ne conduisant pas mieux que Flagada Jones, le rat Luc qui saoule tout le monde en leur faisant boire de l'essence, la libellule Evinrude qui bat des ailes tellement fort que ça en fait un bruit de moteur, les crocodile Néron et Brutus qui sont bêtes comme leurs pattes en plus d'avoir des noms fendards, ... on ne manque pas de rire un bon coup ! Le scénario reste cependant sans pitié vu la cruauté dont fait preuve Médusa à l'égard de la petite Penny (kidnapping, obligation d'aller trouver le diamant qu'elle recherche dans une grotte étroite et à la merci de la mer, elle va même jusqu'à la menacer et lui dire qu'aucun parent ne voudrait d'elle tellement elle est quelconque). Les musiques plus ou moins chantées sont belles et élégiaques, notamment celle du tout début qui peut donner une larme à l’œil, avec la beauté du dessin des vagues et de la bouteille contenant le message. Assurément un des disneys les plus réussis par mi tant d'autres !
Même s'il a gardé un certain charme (l'animation crayonnée est signée par le réalisateur des "101 dalmatiens"), ce grand classique a malheureusement très mal résisté à l'épreuve du temps. En effet, les vieux sons ainsi que le manque de rythme dévalorisent le film. Mais cela reste une très mignonne aventure pour les plus petits. Et il faut savoir que la suite, formidable, est bien meilleure!
Un gentil film d'animation aux personnages attachants, le genre de film qui détend par son humour et son côté positif. Ce n'est pas le film d'animation le plus marquant de Disney mais il nous réserve quelques scènes très marrantes à voir.
Une très belle aventure comme on les aime chez Disney avec comme toujours des noms de personnages excellents (saviez vous que Evinrude, le nom de la libellule, est le nom de moteur de bateau?).
Critique de Bernard et Bianca (1977) « Qui pourra me sauver ? » — Cette musique ouvre le film avec une émotion qui m’a toujours accompagné. Un classique Disney peint à la main, mélangeant aventure et réflexion, idéal pour ceux qui aiment les histoires où les petits combattent l’injustice.
1. L’HISTOIRE EN BREF Dans les années 1950, sous les bâtiments de l’ONU à New York, une organisation secrète de souris appelée SOS Société reçoit un message de détresse : Penny, une enfant timide, est prisonnière de Médusa, une femme cruelle qui veut voler un diamant dans les marais de Louisiane. Bernard (souris prudente) et Bianca (souris courageuse) partent la sauver. Sans spoiler : Leur voyage affronte des alligators (car en Amérique, à part au Mexique, on ne parle pas de crocodiles), des pièges, et la folie de Médusa. Mais le vrai suspense réside dans leur alliance improbable.
2. CE QUI M’A MARQUÉ -A. SOS Société = mini-ONU des souris Les souris sortent des poches des ambassadeurs de l’ONU pour leurs réunions. Une idée géniale : les héros agissent dans l’ombre des humains, comme un symbole des efforts discrets pour la paix. Leurs costumes traditionnels (kilt écossais, turban indien…) montrent une diversité rare à l’époque. -B. Médusa : méchante inoubliable Rousse, hurlant « Hors de ma route, espèce de chauffard ! » en écrasant tout sur son passage. Son nom (Méduse) et ses crocodiles « Brutus » et « Néron » résument sa dangerosité. Elle incarne l’égoïsme pur : elle exploite Penny, méprise les animaux, et veut un diamant… juste pour le pouvoir. -C. Les scènes clés Tomorrow is another day : La chanson douce quand Bernard et Bianca volent vers le Bayou, contrastant avec la violence de Médusa. L’orphelinat : Penny murmure « No, I’m not » quand on la trouve « spéciale ». Une critique subtile de l’abandon.
3. ANALYSE (POURQUOI ÇA FONCTIONNE ?) 易 -A. Un hommage à la coopération internationale Le film sort en 1977, période où l’ONU symbolisait l’espoir post-guerre. SOS Société montre que même les plus petits (souris = pays faibles) peuvent agir ensemble. -B. Médusa = capitalisme sauvage Selon certaines études (Kasser & Ryan, 1996), son obsession du diamant reflèterait le matérialisme qui détruit l’empathie. Elle préfère la richesse à la vie humaine. -C. Les limites du film ⚠️ Penny reste trop passive. Les orphelins réels (Bowlby, 1969) ont des traumas plus complexes que le film n’explore pas.
4. MA NOTE : 3,8/5 ✨ 70% de réussite : Originalité politique, méchante culte, émotion brute. 30% de faiblesses : Résolution trop simple, détails illogiques.
5. POURQUOI LE VOIR ? Si vous aimez : Les duos improbables (timide + audacieux = parfait équilibre). Les méchants excentriques (Médusa est un modèle du genre). Les films qui mêlent espoir et critique sociale.
Un conseil : Regardez-le pour l’animation peinture, les détails de l’ONU, et cette scène où un albatros maladroit devient héros malgré lui. 廉
Une belle histoire et des personnages très attachants. Ce film est toujours cité parmi les oeuvres mineures de Disney, mais il mérite d'être vu par les enfants de toutes les époques. Un Disney qui vieillit mal certes, mais très émouvant. Je ne l'avais pas vu depuis au moins 15 ans, et aujourd'hui avec mes yeux d'adulte je l'ai encore plus apprécié.