Une bonne comédie à l'anglaise, ça fait du bien. Je ne sais pas pourquoi les critiques font la fine bouche à ce point (en plus c'est pas comme s'il y avait tellement de bons films à voir cet été!). A cause d'eux j'ai failli louper cette comédie acide bien british!
Une comédie dramatique grinçante sur les mœurs de la petite bourgeoisie londonienne très accrochée à ses privilèges et prête à tout s'ils sont menacés. Il y avait un bon point de départ et un excellent casting mais ça aurait pu être plus : plus piquant, plus savoureux, plus généreux. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/08/diner-langlaise-de-matt-winn-grincant.html
Pour son 1er film, le britannique Matt Winn a tout fait ou presque, réalisé, écrit le scénario et composé la musique. Il a aussi reçu le Prix spécial du Jury au Festival du film britannique de Dinard. Sarah et Tom sont en proie à de graves difficultés financières : leur seule solution est de vendre leur maison londonienne. Lorsque leurs amis débarquent pour un dernier dîner, Jessica, une vieille amie, s’invite et se joint à eux. Après une dispute à première vue sans importance, Jessica se pend dans le jardin. Tom s’apprête à appeler la police lorsque Sarah réalise que si l’acheteur l’apprend, la vente tombera à l’eau, ruinant ainsi leur couple. La seule façon de s’en sortir est de ramener le corps de Jessica dans son propre appartement. Après tout, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? 90 minutes d’un jeu de massacre satyrique, macabre mais… pas assez jubilatoire. Nous sommes en Angleterre. Il y a quelques années, deux hommes se sont suicidés exactement de la même manière, en se pendant à un arbre dans les jardins d’autres personnes. C’est évidemment le point de départ du scénario de ce film qui se demande comment ces deux suicides avaient affecté la vie des propriétaires de ces jardins. Il veut ainsi explorer un groupe de personnages dont les vies sont plutôt parfaites vues de l’extérieur, jusqu’à ce qu’ils soient frappés un jour par un événement qui change radicalement leur vie. Après l’événement traumatisant, le jeu consiste à observer deux couples mariés au microscope, comme le sont des insectes par un entomologiste. Comment s’en sortent-ils ? Leurs valeurs «civilisées» les maintiennent-ils sur un pied d’égalité ou se transforment-ils en monstres ? Sur le ton de la comédie noire, le film ne parvient pas vraiment à répondre à ces questions, et nous laisse sur notre faim. Frustrant ! Heureusement, c’est très rythmé. Les unités de temps, de lieu et d’action étant respectées, on assiste à un joli moment, so british, de théâtre filmé. On retiendra la satire de la middle class britannique, évoquant à mots couverts l'amitié, les remords ainsi que l'hypocrisie d'une classe sociale qui ne pense plus qu'à son petit confort. Et l’impeccable performance du casting. Là encore, on reste anglais jusqu’au bout des rôles avec Rufus Sewell, Shirley Henderson, Olivia Williams, Alan Tudyk, Indira Varma, Sylvester Groth, qui parviennent à débiter les pires horreurs avec un flegme qui leur appartient. Mais Ionesco, avec son inoubliable Amédée ou comment s’en débarrasser était allait beaucoup plus loin dans la cruauté et le non-sens. Ici, on est déçu par une fin trop sage et par quelques épisodes dont le cocasse et la cruauté auraient pu être poussés plus loin. Et puis, mon Dieu que ces 4 personnages sont antipathiques !
J'ai passé un très bon moment. On ne sait jamais de quel côté le film va aller. Les acteurs sont excellents. On s'amuse de cet humour (anglais ?). Il ne faut pas bouder son plaisir !
Sarah et Tom habitent une maison à étages à Hampstead, un quartier chic de Londres. Ils sont contraints de la vendre pour résoudre leurs difficultés financières et viennent de trouver un acheteur. Ils y organisent un ultime dîner avec leurs meilleurs amis, Richard et Beth. Une cinquième convive s’est invitée, Jessica, l’auteur à succès d’un roman autobiographique.
Le titre français de "The Trouble with Jessica" annonce la musique. On sera dans un film à l’humour britannique. L’unité de temps – tout se déroule en l’espace d’une soirée – l’unité de lieu – on ne sortira quasiment pas de la maison de Sarah et Tom – l’unité d’action – le film est tendu par un seul enjeu : Sarah et Tom réussiront-ils à conclure la vente de leur maison ? – sont respectées. On pressent qu’on sera au théâtre, à mi-chemin de la comédie de boulevard et de l’enquête policière façon Agatha Christie. On se trompe en partie : il n’y aura pas de crime à élucider même si un convive va bientôt trouver la mort. Quant à la comédie, elle est plus grinçante que rigolote.
"Dîner à l’anglaise" pratique l’humour noir. Il cherche à nous faire (sou)rire en évoquant les affres de la vie de couple et en dénonçant l’hypocrisie de la bonne société londonienne. Aussi réussi soit-il, "Dîner à l’anglaise" reste prisonnier d’un genre essoré : le théâtre filmé et le bon vieux ressort du cadavre dans le placard.
Comédie anglaise plutôt moyenne, j'ai même hésité à partir au milieu du film. En plus, l'histoire du clafoutis qui revient en boucle n'est même pas drôle.
Un dîner entre deux couples d'amis va prendre une tournure des plus inattendus quand un 5° convive, s'impose. Tourné comme une pièce de théâtre avec une unité de temps et une quasi unité de lieu (spoiler: la « ballade nocturne » à Londres n'étant pas la meilleure partie du film ). L'humour noir typiquement Anglais est grinçant, changeant des nombreuses comédies sortant à longueur d'année, mais aurait pu être percutant. La chute aurait mérité d'être plus travaillé, en laissant de coté l'happy end ...
Pas convaincu du tout par cette comédie. Le contenu est très faible en comparaison avec "le jeu" de Fred Cavayé qui était sorti en 2017... Bien meilleur et plus intéressant. Je reste sur ma faim avec "un dîner à l'anglaise".
tourné comme une scène de théâtre, ce film à l'humour terriblement anglais, fait la part belle à l'amitié et à tous ses travers. ces 2 couples d'amis nous montrent toute la palette de sentiments que l'on avoir dans des situations extrêmes.