Stranger Than Paradise
Note moyenne
3,7
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63 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 199 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2011
Rèvèlation au festival de Cannes 1984 avec ce road-movie au ton insolite! Avec son style nonchalant et surrèaliste, à des lieux de toute structure narrative classique, "Stranger Than Paradise" a stupèfait plus d'un spectateur lors de sa sortie en salles, tant qu'il reprèsentait un nouveau genre en soi! "Mystery Train" est peut-être le plus accessible, mais "Stranger Than Paradise" reste le mètrage sur lequel Jim Jarmusch continue de construire sa carrière! Une scène culte: lorsque le trio s'en va au bord d'un lac et que le brouillard est tellement dense qu'ils ne voient pas plus loin que la rambarde de la jetèe! Une date dans l'histoire de la nouvelle vague amèricaine avec une superbe photographie en noir & blanc de Tom Dicillo...
stillpop
stillpop

96 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2011
C'est long, lent, aucun dialogue, très peu de musique, une photographie parfois travaillée mais sans plus, une copie 35mm très très très usagée. La musique est sympa mais tellement rare qu'on n'y fait presque pas attention. Seul le noir et blanc donne une idée de ce que sera le Jarmusch de « Coffee and cigarettes », mais sans le travail pro et le souci d'esthétique ultérieur.

Sans doute un chef d'œuvre mais du temps a passé depuis et il ne reste qu'un exercice de style un peu facile et très vain malgré l'humour en demi teinte qui est vite étouffé par l'ennui intersidéral et une galerie de portraits d'inadaptés qui font honte à tous les déracinés de la terre se battant pour construire leur paradis et non se plaindre de ne pas le trouver tout cuit ailleurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 juin 2010
Stranger than paradise, premier vrai film du cinéaste new-yorkais, ( Permanent vacation n'était en effet qu'un film de diplôme, même si exceptionnel) est une oeuvre à part au sein du cinéma américain. En récupérant de la pellicule vieille de Wenders, Jarmusch tourne un film sur l'exil et le rêve. Les trois moments principaux de ce film sont délimités par des noirs. Ainsi, il y a le New York sordide auquel succède la cité dortoir enfouie sous les neiges de Cleveland. Au final, tout y est décrit comme amer puisque même la Floride est balayée par de violents vents. Des gens insignifiants se promènent dans ce décor, ne tissant que de faibles liens entre eux, abandonnés de tous, prédestinés à une vie modeste. Un véritable bijou du cinéaste même si la bande son est affreuse et malheureusement omniprésente. Des plans prenants avec une qualité rare de cadrage. Jarmusch nous délivre un message pessimiste qui vient couronné d'intelligence ce film : la résignation est plus forte que l'ennui.
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2025
Peindre le désoeuvrement habilement risque de transmettre cette lassitude, cette langueur, ce désarroi au spectateur... Or, Jim Jarmusch, outre l'ennui qui occupe les jours monotones de personnages (même les secondaires) assez peu enclins à véritablement modifier leur existence, dénonce l'apparence illusoire du rêve américain, laissant miroiter une vie meilleure, une variété de paysages, une pluralité de possibles alors que la même vacuité semble régner partout, ce que la mise en scène souligne par la similitude entre de ternes décors ainsi que par la froideur des protagonistes, comme blasés ou résignés. Une sorte de purgatoire déprimant...
Gerard M
Gerard M

17 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2017
Bien sur que le Cinéma de Jim Jarmusch est ESSENTIEL ! c'est de la poésie de la simplicité , un constant hommage au Cinéma en evitant tous les piéges actuels des super-productions , des films trop longs , surchargés , indigestes par leurs scenarii alambiqués , leurs effets etc.. . Jarmusch est à rapprocher totalement de Carlos Sorin mais surtout de Kaurismaki . avec cette pureté de l'esthétique , cette façon de vous prouver ce que doit etre la Réalisation : une mise en SCENES , en plans , le plus simples possibles . Une réelle ECRITURE Enfin mes 60 ans d'etude du Cinéma me poussent ce jour à clamer que Jarmusch est le créateur de la Nouvelle Vague ! Oui ! L'initiateur d'un style que l'on a vu naitre dans les années 65 avec les fumistes bobos des Cahiers du Cinéma , IDHEC , Télérama et autres intellos dégoulinant de louanges devant le certes tres bon Cinéma Américain , mais le plagiant dans des réalisations bidons qui n'ont pas fait long feu . Alors qu'aux USA naissait aussi un Jeune Cinéma ( Halleluhiah les collines etc...) Truffaut , réalisateur médiocre et surtout piétre directeur d'acteur , Chabrol bien pépére alignant ses pas sur les pas de Verneuil , Godard ( no comment ....mais merci de comparer A bout de souffle aux oeuvres de Jarmusch !! la modestie , vous connaissez ? ) Jim Jarmusch EST cette Nouvelle Vague dont révaient tous ces Français ! ils n'etaient que de ( bons ) critiques ....et ont eu le tort de passer devant la Caméra ... Leurs 2 ou 3 premieres réalisations semblaient apporter une fraicheur mais n'etaient que baclage On a oublié les quelques jeunes réellement novateurs ( JD.Pollet , Drach , Bourguignon et Cie ) et dénigré les recherches de Louis Malle .
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2025
Qui est le film ?
Deuxième long métrage de Jim Jarmusch, Stranger Than Paradise s’inscrit dans un moment où le cinéma indépendant cherche encore ses formes, coincé entre la tentation de l’imitation et le refus frontal des modèles dominants. Le film suit Willie, immigré hongrois installé à New York, sa cousine Eva qui débarque d’Europe, et Eddie, ami sans qualité particulière. Mais parler de trajectoire serait déjà trop dire. Rien ici ne progresse vraiment. Le film filme l'histoire d’un temps qui s’étire, d’un monde qui n’oppose aucune résistance, d’une Amérique traversée sans jamais être habitée. L’ambition du film est là. Observer des personnages qui se déplacent sans cesse, mais sans que rien ne bouge réellement.

Par quels moyens ?
Le premier geste de Jarmusch est formel. Le noir et blanc granuleux, pauvre, assèche. Chaque plan est isolé, séparé du suivant par un noir franc. Ce découpage rigide transforme le temps en blocs fermés. On ne glisse pas d’une scène à l’autre. On y est jeté, puis retiré. Les plans sont souvent longs, fixes, sans événement notable. Regarder la télévision, manger, marcher, attendre. Ces gestes ne sont ni dramatisés ni commentés. Ils s’accumulent. Peu à peu, le film fait sentir le poids du temps lorsqu’il n’est orienté vers aucun but.

Les dialogues participent de cette économie. Les personnages parlent peu, souvent à côté, parfois pour ne rien dire. L’humour naît de cette inadéquation constante entre les mots et les situations. Les répliques tombent à plat et c’est précisément là qu’elles agissent. Elles révèlent des individus incapables de formuler un désir clair, encore moins un projet.

Le personnage de Willie incarne cette stagnation. Figé à New York, il a renoncé à toute projection. Eva occupe une place singulière dans ce dispositif. Perçue comme étrangère, elle est pourtant la seule à conserver une capacité minimale de projection. Mais le film refuse ce schéma. Leur relation n’est ni conflictuelle ni harmonieuse. Elle est plate, presque indifférente. Jarmusch filme cette absence de tension comme un état stable et confortable.

Le déplacement vers Cleveland semble d’abord ouvrir une possibilité. Changer de ville, changer de décor. Mais très vite, le film démonte cette illusion. La neige, les maisons ternes, les rues vides prolongent exactement la même expérience intérieure. Le voyage ne produit aucun effet. Le problème n’est pas le lieu. C’est l’incapacité à investir le réel. Où que l’on aille, on transporte le même vide.

La partie floridienne pousse cette logique à son point d’absurdité. Le paradis promis est là, en apparence. Soleil, palmiers, plage. Mais la mise en scène reste inchangée. Plans fixes, cadres rigides, dialogues atones. Le décor ne sauve rien. Il devient presque ironique. Jarmusch refuse l’exotisme. Le changement de paysage souligne la vacuité de cette expérience.

Quelle lecture en tirer ?
Stranger Than Paradise est un film qui regarde l’Amérique par son envers. Non pas comme un territoire de promesses déçues, mais comme un espace où la promesse a cessé d’être formulée. Les personnages ne rêvent pas d’un ailleurs meilleur. Ils dérivent, par inertie, dans un présent sans aspérité. Le film ne dénonce rien frontalement. Il constate une fatigue. Ce qui frappe, c’est la douceur de ce constat. Jarmusch ne méprise jamais ses personnages. Il les observe avec une distance sèche, parfois amusée, souvent mélancolique. Il ne cherche ni à les sauver ni à les condamner. Il accepte leur flottement comme un état possible du monde moderne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mai 2010
Un film passionnant cousu par un fil rouge qui n'est autre que le chef d’œuvre musical "I put a spell on you" de Screaming Jay Hawkins. Des plans magistraux en veux-tu en voilà, et un John Lurie taciturne et mystérieux à souhait. a voir absolument!
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2007
Stranger than Paradise, 1984, de Jim Jarmusch, avec John Lurie et Eszter Balint. Ce premier long métrage de Jarmusch, qui a bien mérité la Caméra d’Or cannoise (Quinzaine des Réalisateurs), est un petit bijou, une belle leçon de cinéma. Il en faut du talent pour dire tant de choses avec tant de profondeur, en si peu de mots, mal articulés par si peu de comédiens ! Jarmusch (Brockenflower) est toujours très minimaliste dans son expression ! En outre, les lieux choisis pour ce road movie lancinant de vide sont aussi paumés que les personnages sont miteux. Les plans, très et lentement découpés, tout en noir et blanc, participent étrangement à la narration bouleversante de ces misérables vies présentées comme dépourvues d’affects, astuce géniale pour permettre à notre imaginaire d’y mettre nos émotions. Une petite hongroise débarque dans les bas quartiers de New York, pour quelques jours chez son cousin, un immigré en mal (entre autre !) d’intégration, qui zone avec un copain aussi nul que lui. Le trio de paumés partira en vagabondage à Cleveland (Ohio, au bord du lac Erié), puis vers la mythique Californie. Il vente, il neige, les motels sont pourris : sans argent et sans soleil, quel foutu paradis cette Amérique !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 avril 2014
EXCELLENT comme film !! Tourné au début des années 80 le film n'a pas pris une ride, on a l'impression que le film est récent. Quand c'est bien fait c'est la magie du noir et blanc.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 avril 2007
C'est bien avec ce film qu'on se rend compte que "tout" ne se situe pas forcement dans l'action ou les dialogues. Les acteurs sont fabuleux, on ne peut être que charmé par la cool-attitude eternelle de John Lurie et par l'amour que Jim Jarmusch porte envers eux. Une vraie beauté.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 avril 2014
Jarmush peaufine son style prometteur avec cette réalisation qui garde tout de même un petit coté scolaire avec son scénario approximatif.
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2023
L’errance bohème et mélancolique mais un peu vaine de trois marginaux attachants, en marge de l’American Dream. 3,25
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 903 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2021
Voilà un jalon important à connaitre dans le parcours atypique de Jarmusch. Voici un film anti-action par excellence et anti image d'épinal del'Amérique " terre d'espoir et de réussite ou tout un chacun peut avoir sa chance". Voilà un noir et blanc faussement désuet sur fond de tube lancinant "I put a spell on you", en complète opposition avec ce qui se passe à l'écran. A force d'images banales, celles de Jarmusch risquent de nous coller à la rétine, comme celles de Paterson. Voici une illustration de la désillusion, de l'errance entre deux garçons et une fille, en route vers l'impasse de la Floride. En véritable indépendant, JJ n'en fait qu'à sa tête, et cultive l'originalité de sa démarche. DVD 1 - octobre 21
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2019
Dans ce film à la photo noir et blanc très belle et à la mise en scène soignée, Jim Jarmusch nous embarque dans les histoires tragicomiques de trois marginaux dans les États-Unis des années 80. Entre New York, l’Ohio et la Floride, ces compères involontaires vont tacher de se sortir de l’état d’ennui perpétuel qui les hante, bien loin des imageries obligées du rêve américain. Puissant de mélancolie douce.
Plume231

4 416 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2011
Un road-movie un peu particulier, mais bon c'est du Jim Jarmusch donc c'est forcément un peu particulier, à l'esthètisme intéressant notamment pour les inserts noirs entre chaque scène. Que dire de plus ??? Ah oui, il est quand même dommage que le cinéaste n'approfondit pas plus ses personnages. Autrement, un portrait peu reluisant d'une Amérique qui s'avère aussi sinistre que le pays dont des deux des trois personnages principaux sont originaires ainsi qu'un très beau noir et blanc de Tom DiCillo. Bon le truc c'est que Jim Jarmusch c'est tellement particulier qu'on ne sait jamais trop quoi en dire.
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