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Tom H.
8 abonnés
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1,5
Publiée le 14 janvier 2014
Stranger Than Paradise n'a de classe que le titre du film (faut avoué que ça le fait). Les petits délinquants hongrois habillé comme dans un clip de Depeche Mode n'ont aucun charisme, le noir et blanc non plus ne l'est pas, les dialogues non plus. Je pense qu'on a vu mieux quand même comme film sur la marginalisation des immigrés aux USA. C'est d'un ennui incroyable, pourtant j'adore ce genre de films chiants, mais là c'est bizzare, rien ne rentre. Pourtant le côté théâtrale du film, séquence par séquence, plan fixe aurait pu être la force du film, là on le remarque à peine tant on dort devant le film. Et j'aime pas trop ces marginaux en carton qui s'expriment correctement ! Elle est où la drogue et la vulgarité ?
Un road movie qui rode où des personnages ancrés dans leur petite routine, partent dans un périple de découverte de l'Amérique du rêve américain. Entre trous paumés, désillusion et ennuis ils découvriront que la réalité n'est pas ce qui est montré sur les cartes postales. Que le meilleur moyen de vivre est de rentrer chez soit, dans sont pays d'origine. Même si cela doit être un mal pour un bien (la fin). Dommage toutefois que ce film soit ultra linéaire, et il faut le dire : chiant. Ce qui le rattrape c'est sa réalisation. De bons plans, une réalisation qui n’a pas prie une ride et un petit message sympa. Pas mauvais, pas inoubliable ni même désagréable c’est du cinéma gratuit sans prétention malheureusement noyé dans la masse le rendant anecdotique voir faussement élitiste.
Malgré toutes ces critiques positives, j'ai réellement eu du mal, à ne pas m’endormir. Même si je peux comprendre l’idée sur laquelle Jim Jarmusch c’est basé, il n’y a presque pas de dialogue, pas d’histoire, et même si on sait dans quoi on s’engage en regardant ce film, c’est très long. Filmé le vide de l’existence avec un film vide, je trouve ça facile. Après c'est vrai que l'image est belle dans ce film, mais pour moi ça ne suffit pas. Un film m'a plus marqué qui traite aussi du vide (avec d'autre sujets), c'est: "4 nuits avec Anna" de Jerzy Skolimowski. Je vous le conseille.
On ne connait pas grand chose des personnages, si ce n'est qu'ils ne sont pas très bavards. Les dialogues sont pas très originaux, mais on s'attache petit à petit aux acteurs au fil du... film. Avec son humour décalé, Jarmusch a réussi son pari du : "Moins on en fait, mieux on se porte !". Et cette musique qui nous entraîne vers une autre pièce.. que c'est bon. John Lurie, Eszter Balint et Richard Edson ont honoré le cinéma. Chapeau !
pour moi l' un des meilleurs films de jarmusch,des acteurs tous aussi delirants les uns que les autres ,la musique atteint des sommets et vous emmene au coeur de l'amerique,celle ou l'on rencontre les vrais gens. sublime
Peut on dire d'une scène délibérément longue que c'est une longueur ? Peut on dire d'une scène qui montre l'ennui qu'elle est chiante ? en tout cas c'est svt le cas
Les 3 personnages sont attachants, le film a un charme esthétique certain. A part cela il ne se passe presque rien, et le dénouement est relativement décevant. Le film est pionnier dans la sublimation de l’Amérique profonde, ce que n’a jamais su faire la France.
Un beau film, un petit plaisir : ce qui m'a surtout plus c'est l'univers "New York d'un autre temps".
Le problème est que le film s'oublie vite, et ne laisse pas de trace indélébile, a vrai dire j'ai du mal -en ce moment même- a écrire plus de 20 lignes dessus précisément pour cette raison...
Ce film est une merveille! Les premières minutes m'ont laissée sceptique. J'ai redouté le film "intellectuel" dans le mauvais sens du terme, abstrait et réservé à une prétendue élite cultivée mais j'ai vite été charmée par la sensibilité et l'humour de la réalisation, et par des personnages si attachants. Si vous voulez passer un bon moment et garder le sourire aux lèvres à la fin du film, n'hésitez pas!
Stranger than paradise est un film un peu nouvelle vague. Jarmusch nous montre une histoire très banale, et s'accorde beaucoup de liberté pour nous la raconter. Malheureusement le scénario ni les personnages ne sont très poussés et dans la forme Jarmush adopte un rythme très lent et une réalisation très statique. Même si d'un très beau noir et blanc, celle-ci ennuie très vite. Le film présente tout de même un certain charme et déjà une patte, mais on préferera les réalisations suivantes de Jim Jarmusch, pour certaines assez lentes aussi (Mistery Train, Down by Law) mais bien plus abouties.
Ha!Jarmusch.Un film où l'on retrouve ces personnages sans réelle situation sociale et qui courent après on ne sait quoi.On a le droit à des répliques bien senties et parfois amusantes. Le dénouement est parfait et nous laisse dans l'expectative de ce qui pourrait se passer ensuite. Des plans et un travail en noir et blanc toujours très beaux.Il y a une vrai finesse chez Jarmusch tant dans l'image que dans les dialogues.
Je recommande ce film à tous ceux qui ont envie de voir deux paumés, tellement copies conformes qu'on a du mal à distinguer l'un de l'autre, ne rien foutre pendant une heure et demie. A tel point qu'on est surpris de voir qu'il y'en a un qui enlève ses chaussures avant de se coucher... Et je ne vois pas ce que la photo du DEAD MAN (qui n'était pas meilleur) avec Johnny Depp vient faire là dedans...
Proposition intéressante sur le Cinéma, libéré du montage, retournant à sa forme originelle, Ce Stranger than Paradise ne triche pas avec le temps. Jarmusch nous raconte l'histoire d'un retour. Belà, hongrois de naissance, mais devenu américain jusqu'au bout des ongles va renouer avec ses origines lorsque sa cousine débarque dans sa vie, elle aussi venue tenter sa chance aux Etats-Unis pour s'y faire une place au soleil. Jarmusch épure son récit car il n'y a rien à raconter, en tout cas pas en surface. Cette terre d'accueil est terne et ne fait plus rêver. A la fin pourtant, chacun va trouver une porte de sortie à sa misère. De l'argent pour l'un, un vol à destination de Budapest pour l'autre. Cette misère c'est l'ennui, l'absence de sentiment, le manque d'intérêt. Pas facile de passionner avec un tel sujet, pourtant Jarmusch arrive à le sublimer et à nous le faire éprouver. Sublimer parce que sincère et juste dans sa représentation, éprouver parce qu'en chaque plan réside une scène. L'absence de coupe d'une scène à l'autre, simplement lié par un écran noir qui ponctue, nous permet d'estimer justement la durée d'une action, ou plutôt situation dont le statisme renforce la représentation de l'ennui. La vie n'est plus rythmée par le montage, mais par les déplacements des corps, synonymes de prise de décision chez les personnages. Leur destin sclérosé finalement leur appartient, il suffit juste d'agir. Pour cela, ils leur faut d'abord ressentir l'envie de s'animer donc de vivre. Film simple donc, mais pas simpliste, modeste, mais pas sans ambition.
Du noir et blanc utilisé à merveille. Un film poétique, légèrement drôle et des scènes courtes tout en retenue avec des jeux sur les silences. Du grand Jarmusch !