Au delà du spectacle de ces nus masculins, le film est une constatation assez édifiante d’une homophobie totalement naturelle dans un groupe de jeunes où les blagues les plus ridicules se succèdent aux plus honteuses. C’est aussi l’effet du groupe, car certains dialogues sont très intéressants sur la sexualité. Mais les principes ne semblent pas être respectés quand il s’agit de se justifier dans une discussion entre garçons soit disant hétérosexuels.
Même construction que pour Taekwondo : un groupe de jeunes hétéros en vacances dans une grande maison avec piscine. Comme précédemment, on comprend vite qu'il y a aussi un jeune homosexuel, mal intégré dans le groupe, car déphasé avec leurs jeux virils. Mais dans Les Agitateurs tout change, l'ambiance est malsaine et les actions s'enchainent plus rapidement.. Les jeux sont pour la plupart des défis sexuels homophobes. Pas de tolérance : l'homosexualité est traquée et finalement punie. Deux films proches mais aux objectifs opposés. Les Agitateurs est un film militant.
Depuis des années, Marco Berger fait le même film, encore et encore à quelques détails prêts. Entre Hawai, Taekwondo et maintenant "Les agitateurs", on a toujours la même structure : 1 gay au milieux d'hétéro et la caméra nous montre les relations qui en résultent. Seule différence notable : les moyens mis en œuvre 2 mecs pour Hawai, 10 pour Taekwondo et près de 20 pour Les agitateurs. Et le films s'arrête invariablement en queue de poisson par une action qu'on a attendu pendant tout le film. Alors, oui, les images sont très jolies, les mecs à moitié à poils tout le temps sont agréable à regarder, mais ça ne fait pas vraiment un film… Pour moi, Berger est un bon directeur de la photo, mais un piètre réalisateur…