Iron Claw
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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2024
Iron Claw c'est l'histoire vraie d'une tragédie américaine, celle d'un père qui pousse jusqu'au bout ses fils a être meilleurs qu'il ne l'a jamais été. Il y a même un petit air de "Virgin Suicides" sous testostérone dans ce film qui sous une forme ultra-viriliste cache un fond particulièrement émouvant. Et Zach Efron est parfait et très touchant (je ne m'attendais pas à écrire une phrase pareille un jour).
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2025
Du nom de leur mouvement-signature sur le ring, ‘The iron claw’ relate la carrière et la vie privée d’une célèbre famille de catcheurs américains, les Von Erich. Rien à voir avec ‘The wrestler’ et son Mickey Rourke incarnant un guerrier déchu : les Von Erich ont réellement existé, ils étaient même extrêmement célèbres dans le milieu des sports de combat jusqu’au milieu des années 80 et comme tout biopic qui se respecte, afin que les Pour et les Contre ne s’écharpent pas sur des points de détails, l’histoire a été un peu lissée aux entournures…sans pour autant perdre du vue la raison pour laquelle cette saga familiale a été jugée digne d’être racontée. Derrière le succès des frères Von Erich et leur vie en apparence conforme aux valeurs américaines de réussite, on trouvait l’obsession mortifère d’un père, qui n’avait jamais pu remporter lui-même la ceinture de Champion du Monde des Poids Lourds, et était prêt à tout sacrifier, y compris ses propres enfants, pour assouvir son ambition par procuration. On découvre cet homme buté dont toute la vie tourne autour de la compétition, la gagne et le business, sa femme qui a renoncé à tout rôle modérateur et s’est réfugiée dans une vie domestique religieuse et rigide, cette fratrie désireuse de satisfaire le paternel quitte à taire ses craintes et à négliger ses propres aspirations et ce milieu étrange que sont les leagues de catch américaines, où tout est faux, tout est spectacle mais où la rivalité, les ambitions et la douleur sont bien réelles. Au milieu de ces destins voués à la tragédie (quatre des cinq frères Von Erich mourront prématurément), il y a le survivant (incarné par Zac Efron qui n’a jamais été simultanément aussi plastique et aussi bon), qui semble au départ le plus caricatural et limité de la bande mais qui est sans doute le seul à comprendre confusément que l’ambition paternelle est à la fois immorale et égoïste et que lui et ses frères ne sont que des pions à exploiter et à sacrifier pour atteindre un objectif très superficiel.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
The Iron Claw de Sean Durkin est un biopic sur la famille Von Erich et le catch professionnel. À travers le destin tragique de ces frères marqués par une malédiction familiale, le film interroge les notions de masculinité, d'héritage et de déterminisme. En mettant en scène des corps sculptés pour la performance mais fragilisés par la pression paternelle, Durkin transforme le ring de catch en un théâtre de la fatalité.

L'une des grandes forces du film réside dans sa critique subtile du modèle de masculinité imposé par Fritz Von Erich à ses fils. Dans ce monde ultra-compétitif, la vulnérabilité est perçue comme une faiblesse et l'échec comme une honte. Le catch devient alors une métaphore du poids des attentes paternelles un spectacle où l'on simule la souffrance tout en la rendant invisible aux yeux du public. Pourtant, derrière ces corps d'athlètes, le film dévoile des âmes brisées, incapables de verbaliser leur détresse.

Durkin construit son récit autour de cette tension permanente : les frères Von Erich, malgré leur force physique, sont terriblement fragiles, prisonniers d'un héritage qui les broie un à un. Le film adopte une structure qui rappelle les tragédies antiques : un père tout-puissant, des fils condamnés à porter le poids de son ambition et un enchaînement de morts qui semblent inévitables. Cette malédiction des Von Erich n'est pas qu'un élément narratif, elle est au cœur de la mise en scène de Durkin. Le réalisateur filme ces corps comme des statues grecques, magnifiés par l'effort mais constamment sur le point de se briser.

Chaque victoire sur le ring est une illusion, une parenthèse éphémère avant l'inéluctable chute. Contrairement à d'autres films sur le sport qui cherchent à sublimer l'action, The Iron Claw capte la brutalité des combats avec une certaine sécheresse, soulignant l'impact physique mais aussi émotionnel de chaque coup.

Les scènes hors du ring sont tout aussi évocatrices : les silences pesants, les regards fuyants et les rares moments de complicité entre frères sont filmés avec une grande délicatesse, contrastant avec la violence du ring. Ce contraste permet de montrer que le véritable combat ne se joue pas sous les projecteurs, mais dans l'intimité de cette famille brisée.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2024
Sympathique témoignage sur cette famille de catcheurs, derrière des gloires les souffrances. Bien réalisée avec un casting remarquable c est une comédie agréable a visionner.
Totomallet
Totomallet

60 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2024
Iron Claw est une œuvre puissante qui ne vous laissera pas indifférent. Si le long-métrage prend d'abord le temps de nous faire découvrir le milieu bourré de testostérone du catch et de nous attacher à cette famille texane, la suite des évènements fait littéralement changer le ton du film. Zac Effron, à la fois bestial et d'une tendresse déroutante, nous livre ici sa meilleure performance. Le reste du casting est tout aussi talentueux et juste. L'image est belle et la mise en scène de Sean Durkin, percutante. La production A24 est donc un drame poignant et dur qui s'inscrit parmi les plus belles réussites du studio.
Narnet
Narnet

33 abonnés 166 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2024
Très bon film sur le destin tragique de la fratrie Von Erich. Et la réalité était encore pire ... spoiler: (il y avait un 5eme frère, qui s'est également suicidé...)
. On est captivé par la vie de ces frangins catcheurs. Et impressionnant de voir la transformation de ZAC Efron !
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2024
Une histoire vraie, touchante mais surtout tragique de cette famille qui aura marqué le monde du catch pour l'éternité. Une histoire déjà tragique et qui aurait dû l'être encore plus, le réalisateur ayant choisi de ne pas introduire un autre frère qui s'est lui aussi suicidé dans son film. Ce drame n'est pas loin d'être un chef-d'œuvre, porté par des acteurs qui sont tout simplement incroyables.
Théo
Théo

8 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2024
Des points positifs, des points négatifs et un max de TESTOSTÉRONES !

Y’a pas un seul moment où je me suis pas dis, damn c’est quoi les muscles de zinzin du Zacko !

C’est pas son histoire mais un peu triste du non développement du personnage de Lily James, sinon tout est carré.

Je me suis demandé à un moment si on met Jérémy comme ça dans The Bear ce que ça pouvait donner, la même avec Zack dans High School musical et j’ai beaucoup ri dans ma pseudo barbe.

WE FLYYYYYING SOARINGGGGG en portant toute son équipe de basket 
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Film visionné au cinéma.

Une histoire qui ose aller au cinéma sur du catch ? Est-ce qu'il existe quelqu'un d'assez dingue pour ça ? Sérieusement ? Eh bien oui. Et autant le dire, ce film arrive à tracer une ligne regroupant à la fois les fans de catch et ceux d'histoires dramatiques.

Le film s'appuie abondamment sur la déconstruction méthodique du slogan de vie du père. Les curseurs dramatiques sont diaboliquement positionnés (et très juste). Ainsi, derrière le silence de ce père et mère de la Dynastie des Von Erich se dissimule une incapacité à pouvoir montrer ses sentiments. C'est dans l'absence de mots que se cache une effroyable oppression sur les fils. Tout le monde souffre. Le film excelle à retranscrire ces sentiments. Iron Claw peut également se vanter d'utiliser l'une des catchphrases les plus tristes de l'histoire : spoiler: « J'avais l'habitude d'avoir 4 frères. Maintenant je ne suis même plus frère ».


Mais ce film excelle également dans les promo, notamment celles de Harley Race et surtout celle de Ric Flair. En langue française, le rendu est extraordinaire. C'est sur ces promo que se jouent en réalité la position d'un catcheur. C'est également autour de ce point que se joue la hiérarchie à l'intérieur de cette dynastie.
Encore un autre point positif, Iron Claw arrive à produire une histoire où on ne sort pas du cinéma en pensant que cette famille est maudite.

Mais tout n'est pas parfait. L'histoire a été abondamment modifié pour la faire correspondre aux besoins du scénario. On sent des difficultés à conclure. Également et c'est le plus important, Iron Claw avait la possibilité d'utiliser Kerry bien mieux que ça spoiler: (ses enfants, son divorce, Bret Hart, Roddy Piper, la WWE, un lutteur qui combat avec un pied en moins !)
.
Junk H.
Junk H.

8 abonnés 99 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2024
Touchant, prestation magistral d'Efron, mettant en lumière cette superbe discipline qu est le cash. Ici pas de message politique ou colonialiste toutes les 5 minutes, du cinema, de l'emotion et rien que ça. Quelle plaisir.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2024
Changement de décor pour Sean Durkin mais certainement pas de registre. À dire vrai, ôtez le catch de l'équation et Iron Claw raconte plus ou moins la même histoire que The Nest, le précédent long de Durkin. Le récit d'une famille menée puis détruite à petit feu par la figure paternelle. Au départ uni par le sang et pour le sport, Durkin observe la lente dissolution d'un clan empoisonné par ses propres valeurs. Un ordre nuisible personnifié par un père (Fritz) autoritaire et manipulateur, cherchant sa revanche à travers ses quatre fils : Kevin, le grand frère doux et protecteur, les deux chiens fous Mike et Kerry puis le mouton noir Mike. Chacun doit porter ce fardeau, et le poids ne fait qu'augmenter avec le temps. Comme toute bonne tragédie, les germes sont plantées dès la première heure : le désir de reconnaissance, la compétition entre frères, la fratrie tout simplement. Durkin prend ce temps pour rendre la descente aux enfers encore plus longue (un peu trop d'ailleurs) et difficile. On en oublie même qu'Iron Claw est inspiré d'une histoire vraie et en l'occurrence il aurait pu être encore plus glauque. On a déjà suffisamment mal pour les personnages, dont l'esprit conditionné s'effrite en révélant la fragilité aussi bien physique que psychologique. Le scénario dessine également par petites touches une mère indulgente mais effacée, dont la prise de conscience dans une scène où le soin des apparences est enfin outrepassé par la peine déchire le cœur. Sans trop appuyer, la mise en scène offre quelques respirations bienvenues. Une séquence onirique assez émouvante puis cet épilogue où ce sont les enfants trouvent les mots pour reconstruire la famille.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2025
Beau film, plutôt bien foutu, et même si on ne s'intéresse pas forcément au monde du catch, on suit agréablement les destins de ces frères liés pour toujours par ce sport, jusque dans la mort.
Bel exercice au niveau du scénario et de la mise en scène. Zac Efron est excellent dans son rôle.
L'american dream de l'époque entre moments de joie et étiolement ; une Amérique qui voit ses membres dépérir pour le show et la gloire.
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2024
« Iron Claw » est une réussite, une pure tragédie grecque et une étude percutante sur la masculinité, l’aliénation et la perte. Toute la beauté du film de Sean DURKIN est de mettre en lumière des hommes blessés et dévitalisés par un père tyrannique (très bien interprété par Holt McCALLANY) et dont l’un d’entre eux délivrera un combat contre ce dernier. Zac EFRON tient sans aucun doute le meilleur rôle de sa carrière. Le sujet du film n’est pas vraiment le catch, mais plutôt le combat d’un homme hors du ring. C'est brillant !
À Crocs D’Écrans
À Crocs D’Écrans

218 abonnés 1 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2024
Iron Claw est un biopic sur la famille Von Erich, un clan de catcheur qui a laissé une trace indélébile dans ce sport au début des années 80. C'est un sport qui nous parle moins en France, bien plus acclamé aux États-Unis, ce spectacle de combats chorégraphiés est particulier, difficile de cerner le vrai du faux, on adhère ou pas. Forcément ça va jouer sur la perception du film. La musique est très discrète et ne participe pas à élever de scène en particulier. Le rythme est correct, mais on est loin de la tension que peut mettre un récit comme la rage au ventre (2015), ou la saga Creed. Le film est vraiment plus centré sur la fraternité, sur ce drame familial, il se montre dur, et touchant, surtout sur la fin. Les acteurs assurent des prestations solides, surtout Zac Efron, avec une prise en masse bluffante et un jeu qui nous a vraiment ému. Bref, Iron Claw est convaincant, il manque peut-être juste de panache pour nous accrocher complètement pendant les affrontements sur le ring.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2026
D'emblée les lumières qui s'allument dans un pesant noir et blanc annoncent la tragédie dont le centre sera le ring puis les couleurs apparaissent une fois les enfants adultes pour dérouler l'enchaînement de déconvenues voire de malheurs d'une famille se croyant maudite alors que, au-delà des effectives difficultés financières ou sociales initiales, c'est l'étau de fer d'un père (encore un qui reporte ses espoirs perdus sur sa progéniture en croyant pouvoir compenser pour sa vie frustrante voire ratée en volant celle des autres!) avivant une malsaine compétition entre ses fils qui condamne les siens tandis que son épouse s'efface lâchement par un banal déni criminel. Grâce à une reconstitution soignée, les arcanes du catch apparaissent clairement, à coups de détails, de courtes scènes ou de retranscription d'une ambiance singulière, sans besoin d'expliciter lourdement, de même que nous percevons que les moments de légèreté ou d'insouciance des jeunes hommes ne pourront se prolonger ni pallier la privation de liberté. Cependant, une certaine artificialité transpire des séquences de catch, à la fois par l'absence de tension distillée par la réalisation et par la crédibilité inégale des comédiens en poids lourds de la discipline. En outre, en dépit (à cause?) de l'accumulation de souffrances mises en scène, la sidération l'emporte sur l'émotion pure, d'autant que le jeu de Holt McCallany manque de force (à l'inverse de celui de Jeremy Allen White). Anti-viriliste!
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