Un drame inégal mais émouvant sur la tragédie vécue par une famille de catcheurs fragilisée par un père tyrannique à la masculinité particulièrement toxique. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/02/iron-claw-de-sean-durkin-inegal-mais.html
Une famille entièrement dévouée au catch, avec un père tyrannique (lui même ancien catcheur) envers ses 4 fils. Le film est d'une puissance dévastatrice, de la sueur, du sang et des larmes. Un choc. Les acteurs sont époustouflants.
À l'origine, "Iron Claw" était l'exemple même de la production cinématographique inattendue, suscitant des salles désertes, relatant l'histoire de catcheurs. Malgré cela, Sean Durkin dans un souci de mettre en lumière la tragique et véritable histoire de l'une des plus grandes familles de catcheurs de l'histoire est parvenu à créer le film le plus réussi en ce début d'année 2024. Parfait, chef d'œuvre sont des termes objectifs pour caractériser cette magnifique production, tout y est. Les plans sont bluffants, les performances des acteurs excellentes, certaines scènes sont des coups de massue émotionnels. Durkin ne s'est pas contenté d'évoquer les aspects sportifs de cette grande famille mais nous offre plutôt une immersion dans ce foyer sous la tyrannie du père. Si vous ne l'avez pas encore vu, foncez avant qu'il ne soit trop tard et n'oubliez pas vos paquets de mouchoirs, vous en aurez besoin croyez moi.
Que dire à part qu’il s’agit d’un film absolument remarquable et profond, à la beauté tragique et invraisemblable, sur l’illusion du rêve américain et la toxicité parentale. Une oeuvre portée par des performances saisissantes et une fluidité dans le récit qui rend le tout sublime. Du grand cinéma d’auteur américain qui offre des moments esthétiques qui marquent et qui bouleversent. À voir absolument !
Un film sur le destin tragique d'une famille soumise à l'emprise et l'autorité d'un père, qui se répercutes sur la vie de ses fils. Même en étant totalement étranger au milieu du catch, la mise en scène et l'excellent jeu d'acteur permet de s'immerger dans l'histoire.
Le réalisateur Sean Durkin s’intéresse dans “Iron Claw” au sujet de la famille Von Erich, une fratrie légendaire et soi-disant maudite ayant œuvré dans l’univers du catch des années 80. Si la discipline reste confidentielle en Europe, l’engouement de ce sport aux Etats-Unis prend une tournure impressionnante dès les années 70. Mais c’est bien la cellule familiale qui intéresse en premier lieu le réalisateur. La famille Von Erich avait tout pour prospérer, avec un père, Fritz Von Erich, en patriarche et légende du catch, et ses six fils amener à faire carrière dans la discipline. Cinq mourront prématurément avant leur père, dont trois par suicide et les autres dans des circonstances tragiques, certains même au sommet de leur carrière, ne laissant que Kevin Von Erich, brillamment interprété par Zac Effron dans le film. Dans ce Texas sublimement photographié par Mátyás Erdély, la famille avance au gré de ses succès et des coups portés par le destin et la vie. La fraternité est particulièrement belle lorsque l’on voit ces frères qui se portent mutuellement, qui se sacrifient les uns pour les autres. De plus, l’intimité des cadres dans un milieu pourtant orienté vers le public et la télévision, apparaît bénéfique pour comprendre en profondeur le drame familial qui se joue. Si le long-métrage est d’autant plus appréciable lorsque l’on connaît les codes du catch, il reste néanmoins un portrait touchant de famille pour les non initiés. “Iron Claw” est d’or et déjà un de mes grands coups de cœur de l’année 2024.
Qui aurait cru qu'un film de catch soit aussi bouleversant. "Iron Claw" dresse le portrait de la célèbre famille de catcheurs Von Erich. Bien au-delà d'un film de sport, c'est surtout une histoire de famille et d'une malédiction qui s'abat sur la fratrie. Un long-métrage qui bouscule les codes du genre et dont le casting Zac Efron, Harris Dickinson, Jeremy Allen White et Stanley Simons contribuent amplement à l'énergie de cette histoire tristement vraie et empoignante.
Iron Claw c'est l'histoire vraie d'une tragédie américaine, celle d'un père qui pousse jusqu'au bout ses fils a être meilleurs qu'il ne l'a jamais été. Il y a même un petit air de "Virgin Suicides" sous testostérone dans ce film qui sous une forme ultra-viriliste cache un fond particulièrement émouvant. Et Zach Efron est parfait et très touchant (je ne m'attendais pas à écrire une phrase pareille un jour).
Le premier bémol reste la crédibilité des acteurs en athlètes du catch, et notamment vis à vis de leurs personnages ; en effet, la fratrie oscillait entre 1m88 et 2m05 pour au moins 100kg de muscle, les acteurs font en gros entre 10 et 30 cm de moins et entre 30 et 40kg de moins ! Si deux des acteurs ont le physique qui fait illusion les deux autres sont des gringalets auxquels on ne croit pas une seconde à tenir sur un ring surtout en poids lourd ! La différence est importante et il faut sans cesse lutter contre cette incohérence physique et donc visuelle. Mais le catch (qu'on aime ou pas) s'avère un sujet ici qui reste secondaire car cette histoire, ces destins, sont avant tout le moyen d'aborder bien d 'autres sujets, la filiation et la fratrie comme socle d'amour mais aussi comme un poids à porter, l'éducation où les causes et conséquences d'une paternité toxique. Mais l'osmose familiale fonctionne à merveille, les acteurs sont investis, l'équilibre intra-familial et entre les acteurs offre une réelle cohésion qui est, elle, totalement crédible et touchante. Sean Durkin signe une saga familiale émouvante et terrible, qui rappelle que le rêve américain a souvent le c(g)oût amer de la malédiction. Un très bon film à conseiller. Site : Selenie.fr
Très bon film avec des performances d’acteur très bonnes, surtout celle de Zac Efron et de l’acteur qui joue le rôle du père. Les chorégraphies de catch sont dynamiques et très bien mis en scène. C’est une histoire vrai très émouvante qu’il faut connaître serait-ce que pour rendre hommage à cette famille de catcheur.
Deux heures de film que l'on ne voit pas passer.. Pas fan pour un sou de catch , je me suis décidée à aller voir ce film suite à des critiques plus que positives et je ne le regrette pas. Tout d'abord on ne voit pas trop de scènes de catch , juste le minimum nécessaire...et c'est tant mieux. Adapté d'une histoire vraie , on suit le parcours d'une famille de catcheurs....et surtout comment un père , frustré de ne pas être devenu champion du monde , a reporté sur ses 4 fils ses ambitions , devenues obsessionnelles....à leur faire croire que leur famille était maudite et que seul le combat , être le meilleur , le plus fort...les sauvera... Pour être aimé de leur père , chaque fils devra se soumettre aux volontés de leur père ... Passionnant...cette plongée dans l'Amerique profonde des années 80 ....avec un Zac Efron méconnaissable...
La griffe métallique, c'est avec ce geste que le catcheur Fritz von Erich se fit une petite notoriété dans le milieu du catch américain. Un geste qui enserre la tête de son adversaire et qui emprisonne ses fils dans la réalisation de son rêve. Ce drame familial est une histoire vraie. Grandeur et décadence du clan Von Erich. Cela rend le film particulièrement touchant. Mais il y a aussi une portée politique évidente. Avec cette histoire, Sean Durkin raconte une certaine Amérique, celle qui a été biberonnée au rêve américain et à la réussite avant toute chose. Croyant donner des valeurs à ses fils, ce Chronos texan les enferme puis les dévore tous, un par un sans même en avoir conscience, dans le silence du mère soumise. Le talent de Sean Durkin est d'avoir fait passer un message politique sans user de propos explicites qui auraient alourdi le récit. La réalisation est efficace. Une oeuvre forte.