Je ne savais pas à quoi m’attendre mais alors là, je n’en avais absolument aucune idée, ayant juste lu que le film avait été présenté dans certains festivals : le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a assez peu fait les gros titres de l’actualité culturelle belge.. Dans les premières minutes, on croit percevoir quelque chose qui parle de la fameuse “panique aux Ovnis” de la fin des années 80 en Belgique et qui, avec son utilisation de vraies-fausses images d’archives, marcherait dans les pas de Strip-Tease. Ensuite, on comprend que le film va surtout se concentrer sur la volonté d’un duo dépareillé de faire éclater la vérité sur la disparition d’un journaliste qui enquêtait sur le phénomène. Problème, le duo d’enquêteurs du dimanche est perpétuellement défoncé…et ‘The belgian wave’ de virer aussi sec au Stoner-movie. Certains gags spontanés font mouche, d’autres ratent complètement leur cible, comme si toute l’équipe du film avait aussi bossé sous influence. Peu à peu, l’hystéro-connerie du film ralentit et s’estompe. A mesure que l’enquête progresse, les choses deviennent de plus en plus bizarres, glauques et inquiétantes Une fois arrivés dans la secte, on a même droit à des déferlements de gore qui ne s’excusent pas de tacher le parquet…pour finir par dévisser complètement dans un trip façon “2001 de chez Wish. Franchement…Pfuuuuuu, c’est compliqué comme cas de figure, ce film, et je ne me vois pas le conseiller à qui que ce soit : objectivement, il n’est vraiment pas très bon. Ce n’est ni un film de science-fiction, ni un concentré de belgitude. C’est une comédie à l’humour bancal, qui en fait plus souvent trop que pas assez, et un pseudo-Thriller qui veut boxer largement au-dessus de sa catégorie. Et pourtant, c’est aussi une production complètement barrée, hors des limites connues du cinéma belge, qui renferme quelques unes des scènes les plus allumées que j’ai pu voir ces dernières années, de celles qui me font dire qu’il vaut mieux être soi-même sous influence quand on regarde un truc pareil : scènes allumées…mais aussi très mal fagotées, avec ce côté irritant de ces productions qui calent de la vision psychédélique hyperkinétique pour se donner les allures d’une maîtrise du cool et de la provoc’ qu’elles ne possèdent évidemment pas. Reste que malgré tous ses défauts, qui ne risquent pas de le rendre exportable ou fréquentable, ‘The Belgian wave’ parvient quand même à marquer la mémoire (pas qu’on en ait franchement envie mais c’est pourtant le cas) comme le faisaient certains de ces films-Bis malades des années 70.