L'on est tout de suite séduit par la beauté formelle du film et par l'élégance et la délicatesse de la mise en scène.
Pour autant, et alors qu'il aurait pu être génial, le film s'enlise peu à peu dans un propos un peu trop classique et attendu, semble faire du sur place et peine à maintenir l'intérêt du spectateur, notamment parce qu'il est sans doute trop long et qu'il refuse de prendre à bras le corps et développer les thématiques qu'il effleure à peine (comme le commerce de l'image de cette femme à barbe ou l'ambiguïté autour de la sexualité de son mari), préférant insister de manière convenue sur le côté martyr de son héroïne.
Nadia Tereszkiewicz, qui parvient à apporter beaucoup de caractère et de force à son personnage, et Benoît Magimel, toujours impeccable, livrent des prestations de choix (bien que l'on pourrait reprocher une direction d'acteurs les poussant à un jeu quelque peu excessif par moments).
Les seconds rôles, pourtant portés par un casting alléchant (Benjamin Biolay (que l'on voit décidément partout en ce moment), Guillaume Gouix, Juliette Armanet, Gustave Kervern) déçoivent quelque peu dans des personnages stéréotypés et aux réactions trop attendues.
D'un point de vue plus anecdotique, la façon avec laquelle est traitée leur hostilité vis à vis de l'héroïne ainsi que la sur dramatisation du dénouement du film n'est pas sans rappeler l'imagerie et les thématiques soulevées dans les clips de Sans Contrefaçon, Désenchantée et L'Âme-stram-gram de Mylène Farmer.
En résumé, un film intéressant et réalisé avec soin mais qui ne se révèle pas forcément toujours à la hauteur de son sujet, trop timide pour oser incarner le même degré d'excentricité que son personnage principal.
Franchement, un très bon film !!! J'ai beaucoup aimé. Les acteurs sont excellents, les décors sont magnifiques, la mise en scène est très bien travaillé et la musique est superbe. Aucune longueur, aucun temps mort. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Nadia Tereszkiewicz dans le rôle principal. J'ai trouvé que le film et l'histoire était vraiment captivantes. Bref, je vous conseillerais d'aller voir ce long-métrage !!! Il vaut trop le coup !!!
Le scénario est assez attendu mais on se laisse prendre grâce au jeu des acteurs et certaines scènes sont émouvantes. Cependant la scène finale dessert le film.
L'idée de base est excellente. Le jeu des acteurs et la photo, rien à dire. Cela sonne juste d'un bout à l'autre. Mais 2 heures pour ça ? Il n'y a pas assez de matière pour tenir ce temps.
Film tout en délicatesse…. Sujet d’actualité puisqu’il parle de la différence…. Superbe jeu d’acteur et beaucoup d’émotion et de vérité dans les sentiments.
Le sujet est intéressant, on arrive a se plonger dans personnage de Rosalie. Mais les seconds rôles manquent de profondeur ! Se regarde bien mais un peu prévisible.
Histoire touchante présente avec beaucoup d'humanité la vie d'un être différent, les réactions des personnes extérieures ( rejet ou acceptation) et comment cette personne y fait face. Le sujet est traité avec sensibilité et réalisme. Les personnages sont bien décrits et attachants.
Un sujet interessant mais avec des longueurs, voilà ce que je vais retenir de ce film. La réalisatrice en vient assez rapidement aux faits : Rosalie est une femme à barbe au XIXe siècle. S’ouvre alors le jeux des réactions de son entourage, de son mari et de Rosalie elle même. C’est ici que le film est très intéressant. On comprend et voit l’évolution des comportements de chacun, tout en non-dits. Mais le film est marqué par certaines longueurs, notamment les 25 dernières minutes, qui donnent un dernier ressenti pas forcément positif. Un film à aller voir tout de même.
D’autres critiques sur le compte : lecinema.clement
Un film qui manque encore cruellement de notoriété. Rosalie (le film éponyme)fait preuve d'une présence d'esprit relationnelle et sociétale très importante qui manque cruellement à notre société. Très belles musiques et casting surprenant! Je vous conseille fortement ce chef d'œuvre.
Un film assez académique (mais pour moi ce n’est pas un problème, cela repose mes méninges !), délicat, beau et poignant sans sombrer dans le mélo et servi par 2 acteurs talentueux. Le scénario s’inspire de la vie de Clementine Delait, celle ci ne devait pas être aussi moderne que notre attachante Rosalie, un parti sans doute pris par la réalisatrice pour faire écho au féministe de notre époque. J’ai adoré la fin…
Rosalie est une ode à l'acceptation de la différence, la tolérance, le courage de se montrer tel qu'on est .Bravo à ce duo d'acteurs qui campe ces personnages fragilisés et non moins attachants.
Un drame socialo-historique porté par une esthétique ultra réussie, de bons comédiens et un thème intéressant malheureusement traité avec une lenteur confiant à l'absence de contenu et donc à l'ennui. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/04/rosalie-de-stephanie-di-giusto.html
Performance des acteurs, oui. L'histoire traitée, inspirée d'une histoire dans les Vosges, aurait mérité un autre traitement. Moins de longueurs inutiles et un final plus authentique avec le traitement de la vie avec la fille adoptive pour offir au spectateur la vision d'une mère aimante, plutôt qu'une bête de foire. Le final nous fait penser à une suite. Si ce n'est pas le cas, le film sera considéré comme raté quand on connaît la vraie histoire. La vraie histoire dans les Vosges, est très belle, ce n'est pas le reflet du film. Ce n'est que mon avis. Il y a de belles images qui font forcément penser à la vallée de l'Odet et les sous bois de la Forêt de Painpont avec les forges.
A vu "Rosalie" de Stéphanie Di Giusto. Inspiré librement de la vie de Clémentine Delait, Rosalie est une jeune femme atteinte d'hirsutisme (pilosité excessive). Le film s'ouvre sur un scène de chasse à courre et l'on comprend tout de suite que Rosalie sera victime de l'Hallali. Puis lorsque Rosalie traverse le village dans lequel elle va rencontrer son futur mari, Di Giusto filme en gros plan la robe longue en dentelle blanche de Rosalie qui retombe dans les flaques d'eau et le spectateur doit comprendre en amont que la pure Rosalie sera trainée dans la boue par les habitants du hameau. Toute le mise en scène est à l'avenant. Les décors sont sur-reconstitués, la lumière extrêmement travaillée jusqu'au moindre couché de soleil irisé, la musique sur-lignante, le scénario appuyé et prévisible. Quel dommage car Benoit Magimel homme blessé de la grande guerre, bafoué par un contrat de mariage et troublé par sa femme Rosalie est parfait de nuances, de pudeur, d'intensité rentrée. Et bien sûr la lumineuse Nadia Tereszkiewicz trouve ici un rôle intense et à la mesure de son talent. Car Rosalie ne se vit absolument pas en victime et déborde d'énergie et de vie. Evidemment le film dénonce le droit à la différence et surtout à l'indifférence bien plus important, mais la mise en scène manichéenne amoindrit le propos déjà sans beaucoup de nuances et surtout ne laisse jamais de place au spectateur en le condamnant à n'être que spectateur d'un joli spectacle sans aucune émotion.