Deuxième film de la réalisatrice Stéphanie Di Giusto après le très beau et déjà très féministe La Danseuse en 2016. Ici encore, tout est fait avec beaucoup de tact et de délicatesse autour d’un sujet qui pouvait pourtant s’avérer casse-gueule : l’histoire vraie d’une femme à barbe et au corps couvert de poils, dans la France profonde de la fin du XIXè siècle.
L’ensemble est certes assez sérieux et académique, mais toujours très bien fait, avec une belle mise en scène et surtout un superbe casting. Nadia Tereszkiewicz et Benoît Magimel sont impeccables dans les rôles principaux, tout comme Benjamin Biolay, Guillaume Gouix, Gustave Kervern ou encore Juliette Armanet, dans l’un de ses premiers rôles au cinéma.
Au-delà de son sujet, Rosalie est aussi et surtout une très belle histoire d’amour, aussi singulière que touchante. Au final, un très beau film, sensible et délicat, dont il est difficile de sortir indifférent.
C’est un film original où on découvre l’histoire de Rosalie, dans les années 1800, femme à barbe qui a réussi à s’imposer et à se faire respecter. L’actrice qui joue ce rôle est fantastique. Elle est d’une féminité extraordinaire, tout en portant la barbe. C’est un peu du voyeurisme, mais c’est un très bon film
Rosalie - je pense qu’il y avait matière à faire un bon film vu le sujet. Rosalie illumine l’ecran, tout le reste est sombre, seule volonté sympa. Film lent, silencieux, le scénario tournant autour des poils et de la relation sexuelle qui aura lieu ou non, c’est trop faible ! Résultat du gâchis. Il y avait plein d’autres thèmes à creuser plutôt que nous offrir ce vide. 2,8/5
Très joli film empli de sensibilité. Rosalie atteinte d'hirsutisme choisit d'affronter ce qu'elle est envers et contre tout. Elle s'assume avec élégance et malice. Elle s'impose et provoque. Mais à force de rejet sa (pourtant grande) détermination s'érode silencieusement. Les autres, ceux qui sont comme tout le monde, la sacrifient pernicieusement. L'histoire est troublante, les personnages sont poignants, la mise en scène est délicate. Et le message est fort : nul(le) ne devrait etre contraint(e) à vivre la vie d'un(e) autre. spoiler: Puisque c'est durablement impossible...
J'ai plutôt apprécié ce film de Stéphanie Di Giusto, qui aborde le thème de la femme à barbe à travers l'hirsutisme. Le sujet peut sembler déroutant au premier abord, mais la réalisatrice en tire un film d'une grande délicatesse et d'une vraie beauté. Dès les premières minutes, on découvre le personnage de Rosalie, incarné par Nadia Tereszkiewicz, ainsi que son père, interprété par Gustave Kervern. Mais c'est surtout l'atmosphère qui frappe immédiatement. Les paysages bretons, entre humidité, pierre et lumière, sont sublimés par une photographie soignée. La musique vient compléter cet univers avec beaucoup de justesse. À mes yeux, les trente premières minutes sont particulièrement réussies et offrent un très beau moment de cinéma. Le film prend ensuite un rythme plus intimiste en suivant le quotidien de Rosalie. Elle doit peu à peu apprivoiser son mari, interprété par Benoît Magimel, une relation qui se construit lentement et avec beaucoup de pudeur. En parallèle, elle cherche à trouver sa place dans un village dominé par le directeur de l'usine, joué par Benjamin Biolay. Au delà de son sujet singulier, Rosalie est un beau film sur la différence, inspiré de la véritable histoire de Clémentine Delait. C'est aussi un film sur l'acceptation de soi, le regard des autres et un amour qui dépasse les apparences, rappelant que les sentiments, eux, ne connaissent pas de frontières.
Ce film témoigne de la capacité de certains êtres humains à mener les autres vers l’humanisme ou la barbarie. En effet, le temps, dans sa linéarité, ne reflète pas une évolution continue de la grandeur, de l’intelligence ou de l’humanité des êtres, mais plutôt de la capacité qu’ont certains à entraîner l’ensemble des hommes et des femmes vers le progrès ou vers la misère humaine. Rien n'est jamais acquis et ce film en témoigne : tout reste à défendre, en permanence, et il arrive que hier soit meilleur que demain. Une ode à l'amour.
Le sujet aurait pû être intéressant. Mais c'est vraiment brouillon et ennuyeux. J'ai finalement repris mon tél à mi chemin, comment dire que certains acteurs sont tellement mauvais qu'on se demande pourquoi ils sont là alors que d'autres sont super mais comme pour un filage sans but. Ouf je n'ai absolument pas payer pour voir ça. Quand je lis l'histoire de Clémentine Delait, je me demande pourquoi l'avoir aussi détourné ! Les interprétations sont souvent décevantes.
Une belle surprise portée par une mise en scène soignée et une histoire originale qui aborde avec sensibilité la différence et le regard des autres. Le film séduit par son ambiance d'époque, la qualité de son interprétation et son émotion sincère. Malgré quelques longueurs et un rythme parfois inégal, l'ensemble reste touchant, élégant et laisse une impression durable après le générique.
Film intéressant se basant (un peu) sur l'histoire de Clémentine Delait. Rosalie est une jeune femme souffrant de hirsutisme qui va épouser Abel. La différence est mal acceptée par les autres protagonistes qui prennent Rosalie pour une bête de foire. A voir une fois
En explorant le thème de l’apparence et du regard des autres, la réalisatrice Stéphanie Di Giusto réussit à nous captiver. Même si je ne dirais pas que c’est un coup de maître, le film présente des moments forts. J’ai particulièrement apprécié la première partie, mais la deuxième m’a semblé un peu brouillonne et moins captivante.
Les performances des deux acteurs principaux, Nadia Tereszkiewicz et Benoît Magimel, sont remarquables et apportent beaucoup de profondeur à leurs personnages. Il est également intéressant de noter que ce film s’inspire d’une histoire vraie : celle de Rosalie Lacoste, probablement la femme à barbe la plus célèbre de France.
En somme, le film invite à la réflexion sur le regard que nous portons sur les autres, même si son rythme inégal peut parfois le freiner. Cela vaut néanmoins le coup d’œil ! 7/10
Stéphanie avec rosalie, signe un deuxième portrait de femme courageuse, 8 ans après la danseuse, son premier film. Pour cela elle a fait appel à la très charmante nadia tereszkiewicz qui avait eu un rôle de figurant dans son premier film, depuis elle a fait du chemin, je l avais découverte dans le film baby sitting, mais surtout dans le film d ozon mon crime, ou elle est sublime. Dans rosalie, elle incarne une femme à barbe, consequence d une maladie appelé hirsutisme, marié par dot à un infirme de guerre, dans un village joué par Benoît magimel, malgré la reticence et le dégoût pour sa femme au début,l amour et le désir vont peu à peu se matérialiser. C est un drame reussi, inspiré et romancé à travers cette dame qui a réellement existé, Stéphanie di guisto a réussit malgré quelque longueur, on s attaché beaucoup à ses personnages, a noter la très belle interprétation d anna biolay assez touchante et émouvant.
Pour son deuxième long-métrage, sorti en 2023, la réalisatrice Stéphanie Di Giusto s’inspire en partie de la vie d’une célèbre femme à barbe née à la fin du XIXème siècle. L’idée semble intéressante sur le papier, d’autant plus que le récit développe les thèmes de la tolérance et du droit à la différence dans un contexte historique où l’égalité des sexes n’existait pas. Malheureusement, l’intrigue ne décolle jamais et les émotions sont peu palpitantes. On retiendra tout de même la mise en scène soignée s’appuyant sur une belle utilisation de la lumière. Enfin, la présence de Nadia Tereszkiewicz et Benoît Magimel permet d’étoffer le maigre contenu. Bref, entre un combat féminin et le quotidien d’une bête de foire, le film ne sait quel chemin choisir, laissant ainsi un goût d’inachevé.
Un melo d’époque soigné mais trop académique sur le destin tragique d’une femme à barbe dans la France du XIXe siècle interprétée par la talentueuse Nadia Tereszkiewicz, entourée par un excellent casting.
En racontant l’histoire d’une femme qui va se libérer petit-à-petit de sa particularité, « Rosalie » est davantage une allégorie sur l’acceptation de soit qu’un film sur la différence. Au côté d’un très bon Benoît Magimel, Nadia Tereszkiewicz est la pièce maîtresse de ce récit dirigé par Stéphanie Di Giusto sur lequel ne cesse de flotter un air tragique.