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SympaLeFilm
3 abonnés
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3,5
Publiée le 15 avril 2024
C’est un film calme, y’a un côté contemplatif. Mais j’ai grave aimé. Vraiment la musique super, l’image, montage des bonnes idées de mise en scène ça ce fait plaisir. Juste des petits défauts genre j’aurai pas mis la scene de sexe ect.. je trouve ça beaucoup plus fort pour ce film le touché simple vis à vis du personnage de benoit. La c’est juste gênant et ça m’a sorti. Et le personnage de Nadia est vraiment top mais peut être qu’il aurait gagné à douter encore un peu plus au début. Et a un peu plus galerer à avoir confiance en soit. Parceque la ça paraît facile. Mais sinon encore une fois tout le reste super super. Original ect.
Stéphanie Di Giusto persiste et signe, elle aime les personnages de femmes à la marge. Après son très intéressant portrait de La Danseuse, Loïe Füller, c’était il y a déjà 8 ans, voici 115 minutes de romance dramatique qui constituent, somme toute, un objet assez singulier pour intriguer un large public. Rosalie est une jeune femme dans la France de 1870 mais ce n’est pas une jeune femme comme les autres, elle cache un secret : depuis sa naissance, son visage et son corps sont recouverts de poils. De peur d’être rejetée, elle a toujours été obligée de se raser. Jusqu’au jour où Abel, un tenancier de café acculé par les dettes, l’épouse pour sa dot sans savoir son secret. Mais Rosalie veut être regardée comme une femme, malgré sa différence qu’elle ne veut plus cacher. En laissant pousser sa barbe, elle va enfin se libérer. Elle veut qu’Abel l’aime comme elle est, alors que les autres vont vouloir la réduire à un monstre. Abel sera-t-il capable de l’aimer ? Survivra-t-elle à la cruauté des autres ? Le sujet est original, l’histoire est belle, la mise en scène très léchée, l’interprétation à la hauteur des ambitions de la cinéaste. Un beau portrait de femme, pudique et bouleversant. Bien que le film s’intéresse sur Clémentine Delait, une femme à barbe qui connut la célébrité au début du XXème siècle, il ne s’agit en aucun cas d’un biopic, mais bien d’une fiction. D’ailleurs, plus que le parcours de la vraie femme à barbe qui a inspiré Rosalie, la réalisatrice voulait explorer les sentiments, le désir et un amour inconditionnel. Pudeur et violence ce mêlent dans ce récit, mais quand on est un être « à part » comme elle, l’amour devient beaucoup plus que l’amour. Alors que la plupart des femmes atteintes d'hirsutisme étaient réduites au statut de monstres de foire, Stéphanie Di Giusto a choisi de ne pas la représenter dans une foire, un cirque ou un bordel… certainement une des forces de ce drame. Une belle réflexion sur le regard des autres à la gloire de l’amour et de la tolérance. Intemporel et universel. Il semble qu’avec Nadia Tereszkiewicz, la cinéaste ait trouvé l’interprète parfaite et quand elle parle d’évidence charnelle, on le ressent durant tout le film. A ses côtés, Benoit Magimel est parfait et bouleversant, pétri de ses blessures intériorisées. Benjamin Biolay, Gustave Kervern, Guillaume Gouix, Juliette Armanet, - pour son 1er rôle au cinéma -, complètent une distribution brillante. La finesse qui baigne ce film sait nous éviter les écueils du mélo ou le sensationnalisme. Une belle réussite.
Très beau film intimiste, poignant et authentique, l'interprétation de Benoît Magimel dans ce rôle trouble est tout à fait magistrale, comme toujours il excelle dans ce genre de rôle où le côté sombre est partie intégrante de son personnage, Nadia Tereszkiewicz est aussi bluffante d'ingénuité et de lucidité sur son état et le rejet social et affectif qu'elle risque de susciter, dans ce petit village de la France profonde du début du XXème siècle, au sortir de la Grande Guerre, comment faire accepter la différence, et surtout arriver à aimer / à se faire aimer pour vivre enfin sa vie de femme / de couple. Le couple Abel / Rosalie (Magimel / Tereszkiewicz) est touchant et fonctionne à fond : malgré les crises d'ordre personnel, les hostilités, et les mentalités qui restent à la traîne et ne parviennent pas à se sortir du carcan dix-neuvièmiste empreint de traditions bien pensantes devenues trop pesantes, la lente évolution des personnages finit par devenir réalité, mais à quel prix. Un grand moment de cinéma.
Rosalie ou la question de la culture de la différence. Magimel nous sort encore le grand jeu, et la douce Nadia Thereskievich est toujours formidable. On en sort forcément bouleversé…
Au-delà du phénomène qu'elle représentait à son époque, la femme à barbe de Stéphanie Di Giusto a une portée plus grande. Inspiré de l'histoire vraie de Clémentine Delait, ce drame montre comment une femme s'est dressée contre les codes pour vivre sa vie. Elle est le symbole que se comporter selon les attentes des autres n'est pas une bonne chose. Malgré certains regard malveillant, Rosalie ne baisse jamais la tête et veut être vue telle qu'elle est. Une fois ce message fort cerné, il ne reste pas grand-chose. L'histoire suit un cycle monotone. Première partie, elle va bien, et lui non, seconde partie inversement, et pour la troisième, ils sont enfin alignés. Rien de bien passionnant surtout qu'au sein même des parties, cela tourne en boucle. Il ne faut pas oublier que ce film a aussi sa partie romance. À part sur les dernières scènes, elle n'apporte pas grand-chose. Les personnages sont trop souvent enfermés dans des clichés. Heureusement, Nadia Tereszkiewicz et Benoît Magimel sont comme toujours impeccable dans leur rôle. La dynamique qu'ils ont fonctionne bien.
Tres bon film. Bon casting. Le bon jeu des acteurs fait oublier quelques petites lenteur dans la mise en scene. Mais on reste agreablement surpris. bonne bande son. je recommade 5 sur 5
"La femme à barbe" : Thème insolite pour ce film de Stéphanie Di Giusto ( son second après "La danseuse" ). Cette comédie nous transporte à plus d'un siècle, où certes les "difformités" de la nature étaient très vite, soit mises au devant de la scène en "animaux de foire" soit cachées du monde. Principal grief : un manque de rythme et un scénario somme toute assez fade. Bien entendu Rosalie - très bien interprétée par Nadia Tereszkiewicz - en demi-teinte pendant la première moitié, s’émancipe en précurseuse, en osant tirer sa "différence" en opportunité, et elle le fait très bien. Entourée d' Abel son mari ( Benoît Magimel ) qui mettra des années avant de surmonter la surprise initiale, et de Barcelin ( Benjamin Biolay ) au rôle sombre et inamical, le patron d'usine toujours habillé avec classe habitué à faire la pluie et le beau temps...Quoi qu'il en soit, Rosalie dégage une sacrée force de caractère et une belle ambition....!!**
Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un sentiment de répulsion à la vue de la bande-annonce. C’est comme ça et c’est d’ailleurs aussi la réaction plus ou moins appuyée ou raisonnée de plusieurs personnages de ce drame. Le fil conducteur c’est bien entendu la différence et son acceptation sociale. Pas forcément facile. La preuve, moi aussi ! Mais bon, le propos apprivoisera le spectateur réticent à entrer dans le sujet ou tout simplement gêné. Un peu long, inutilement long (115 mn) quand tout est déjà dit.
Un film qui est sur les regards et les moqueries de la société sur une femme qui est différente. Cela est toujours d'actualité de nos jours. On est toujours sur l'avis de la société les normes de celle-ci. Le duo Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel, marche à merveille. J'ai beaucoup aimé leurs jeux. Dans le film on suit Rosalie qui décide d'assumer sa différence face aux autres. Avec des hauts et des bas.
La bande son est bonne, les acteurs se débrouillent comme ils peuvent avec des personnages relativement fades et sans reliefs. Le rythme est lent sans forcément que cela n'apporte quelque chose au spectateur dans l'appréhension du film.
Un grand film toute en finesse , qui nous permet de se mettre dans la peau des principaux acteurs et de se poser leurs questions … très bouleversant, on est pris par l’histoire et les personnages sont merveilleusement bien joués ! Bravo , je ne suis pas sortie indemne de ce film !