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Florent A
10 abonnés
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1,5
Publiée le 11 novembre 2025
étoiles pour avoir oser et pour l'extrême gênance de la plupart des scènes et aussi pour les paysages cevenols d'automne. Le scénario est assez incompréhensible une fois le meurtre passé, les arguments de Jeremie qui changent tout le temps, sont incompréhensibles et tres peu convaincants. Les multiples histoires homosexuelles ne tiennent pas trop la route et Jeremie avec son look de citadin ne colle ps vraiment a apprécier un tel endroit, ni à fréquenter ces gens. Ennuyeux, gênant et le fil directeur est incompréhensible..
Alors la bande annonce m'avait pas trop donné envie, mais je me suis fait trainer par ma copine (fan de Catherine Frot) et franchement au début je me suis dit catastrophe. Bon, pas grave je vais dormir. Mais après j'ai eu peur d'une énième engueulade de couple alors bon, j'ai résisté au sommeil. Et ben franchement j'ai kiffé de fou. Et vraiment je m'y attendais pas. Donc voilà je vais pas faire une critique intello comme tout le monde ici, mais très très bon film, bien marrant (le runing gag avec le pastis, excellent !) ne vous fiez pas aux apparence du film chiant, on se régale et on sait jamais ou ça va. La fin est un peu chelou, mais ça passe bien.
Insipide.. Aucune saveur tant dans les dialogues que dans l'action... il n'y en a pas. Policier ??? Un homme commet un meurtre au bout d'une heure , pourquoi? On ne saura jamais... Des idées auraient pu être abordées...nos actes et leurs conséquences pour le futur de notre planète.. Notre comportement vis à vis de la différence... Des paysages qui auraient pu être mis en valeur... Rien...miséricorde plus jamais...
Miséricorde est un film véritablement unique. Parvenant à tenir une atmosphère tout à la fois pesante, étrange et absurde, Alain Guiraudie nous plonge dans son univers avec beaucoup de générosité. L'écriture est brillante, que ce soit par cette histoire mystérieuse qui nous plonge totalement dans le film, ou les personnages tous plus riches les uns que les autres. Ce faisant, il parcours ses thématiques habituelles autour de la ruralité et de ses non-dits ou des sexualités contrariées. Mais mieux vaut ne pas trop en dire/lire pour découvrir toutes les surprises que réservent ce bijou de cinéma.
Un conte philosophique, un hameau devenu plus fantômatique que la forêt elle-même…La forêt, la cueillette des champignons, l’errance, … Un bain de liberté, d’intelligence, de charge érotique d’humour et retrouver Catherine Frot exceptionnelle et pour finir voir de nouvelles têtes. Un ouragan d’air frais . Le film est très concret contrairement à ma critique ;)
Je sors de ce film troublé. Ce n'est ni bien ni mal.Je sors de ce film avec de la joie, du désir, des peurs, content d'avoir rit, presque malgré moi. Ce film nous arrache à nos certitudes. On ne sait jamais ou cela va. Les acteurs et les actrices sont géniaux. Dirigés à la façon de Rohmer ou de Bresson, comme des modèles. (avec un texte superbe) Je suis très heureux de découvrir Jean-Baptiste Durand en acteur (il est le réalisateur du film Chien de la casse), qui joue Vincent. Je pense qu'il fera bien d'autres films, il crève l'écran. Mention spécial à Jacques Devalay (le prêtre), et à Felix Kysyl (Jérémie) qui rend toute la subtilité et l'ampleur tragique à son personnage. Ce film est immense : plein de sens et Insensé.
Vraiment pas ce film, que j’ai ai trouvé terriblement long, et dans l"ensemble très ennuyeux. Les acteurs ne sont pas en cause, ils sont tous f impeccables. Et certes, le personnage du prêtre est complexe, (celui de la mère également !), et nous ouvre d'intéressantes pistes de réflexion. Et certes, j'ai pensé, par moments, à une très très lointaine resucée du "Theorème" de Pasolini... Mais comme tout cela m'a paru malsain, inutilement compliqué, indigent, et pour tout dire ... désagréable , Pour résumer ma pensée ? En cet automne 2024 j'avais vu juste avant, sur un thème assez semblable (sous-bois et champignons inclus), « Quand vient l"automne », le film de François Ozon avec la magnifique, l'extraordinaire Hélène Vincent. Eh bien les amis laissez-moi vous dire ceci : En termes de subtilité, d'ambiguïté, d'arrangement avec le sentiment de culpabilité ...à mes yeux en tout cas, y a pas photo !!
Miséricorde. Film ou l'on prend son temps comme la physionomie de ce village en Occitanie . Malheureusement on n'a pas envie d'aller au bout de ce long métrage . Deux étoiles et demie.
Génial ! Un thriller inventif et parfaitement écrit ! Félix Kysyl est juste parfait… Scénario parfait, c’est angoissant et surprenant, on en perd pas une minute.. Jorrible par moment, on retient souvent son souffle. Sombre comme ce petit village perdu au milieu de nul part, tout est orchestré parfaitement : du grand cinéma !
Du thriller à la farce Jérémy revient dans le village où il a travaillé comme boulanger pour l’enterrement de son ex patron. Il doit rester quelques heures mais va finir par rester quelques jours… ou pas. C’est un des nombreux mystères de ce film. Sa construction autour de rêves, durant des nuits aux événements étranges pouvant faire penser à une forme de rêve en continu voire de boucle temporelle, participe grandement à l’étrangeté qui s’en dégage. Dans ce petit village tout le monde se connait, et le spectateur ne croisera que six personnages dont un abbé plus bizarre que les cinq autres, toujours présent là où personne ne l’attend. Ce court séjour prend alors une tournure très inattendue. Ce film est drôle, et donc aussi décalé qu’halluciné. Alain Guiraudie prend de grandes libertés avec les conventions narratives dans la construction de cette comédie aux ressors dramatiques avec cette habitude d’être là où on ne l’attend pas ; comme l’abbé de son film. Le film est déconcertant car il ne cède en rien à la facilité ; ses acteurs, sa mise en scène et son scénario y participent amplement. En mettant en présence des hommes murs et de beaux jeunes hommes, on sait qu’avec Guiraudie, il y aura anguille sous roche. Mais là, il a bon ton de ne pas faire de l’homosexualité l’alpha et l’oméga de son film, il complexifie au maximum les relations humaines ; histoires tordues sans érotisation excessive. Les recoins de l’âme de chaque personnage que le spectateur tente de sonder sont bien souvent vouées à rester mystérieux. Le film se veut dérangeant par la savoureuse ambiguïté entretenue de bout en bout, jusqu’à un crescendo final qui peut perdre le spectateur. Car on est bien dans du cinéma inclassable de par sa dose de surnaturel lui donnant des accents de thriller fantastique rural ; comme si Chabrol avait fricoté avec Bunuel. Assurément un film français majeur de 2024 mais qui déconcertera un public non averti. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Alain Guiraudie poursuit son exploration des mille variantes du désir – et plus précisément du désir masculin – dans ce film malicieux qui nous embarque sur d’étonnants chemins de traverse. Jérémie, la petite trentaine, revient dans son village d’enfance, au cœur de l’Aveyron, afin d’assister à l’enterrement du boulanger auprès duquel il avait été apprenti à l’adolescence. Pour d’obscures raisons, il décide de prolonger son séjour dans le coin, généreusement accueilli dans l’une des chambres de la veuve de l’artisan. Sa présence va réveiller de nombreuses passions enfouies et tentations inavouées, faisant office de poil-à-gratter d’un théâtre social et familial dans lequel les fragiles conventions ne tiennent qu’à un fil. Tantôt sombre, tantôt franchement comique, Miséricorde recèle une douce puissance dont Guiraudie seul semble avoir le secret. Il est porté par une très belle brochette de comédiens : citons Félix Kysyl, Catherine Frot, Jacques Develay, David Ayala et Jean-Baptiste Durand (lui-même réalisateur du superbe Chien de la casse).
La testostérone est à son taux maximal, dans une ambiance ludique et lubrique. Les valeurs morales sont balayées sans remords, ou presque... Un Guiraudie du meilleur cru.
De Alain Guiraudie (2024). Un grand ''Guiraudie'' peut être mais assurément un film noir sur le désir et l'absolue vérité qu'il ne faut jamais juger un comportement avec rapidité et dogme . Une histoire parfois glauque mais aussi une comédie humaine comme il en existe dans tous les villages et familles . Du non dit aux secrets les plus enfouis , un labyrinthe dans la narration . Et pourtant malgré les secrets, non-dits et même le côté noir du film, on est emplie d'empathie envers tous les personnages . C'est d'ailleurs la force du film voire même son but ! D'où le titre même qui résume bien le dernier opus de Guiraudie . À savoir soyons miséricordieux envers le genre humain sans jugement rapide à l'emporte pièce ! Servi par de grands acteurs à commencer par Félix Kysyl, Catherine Frot, Jean-Baptiste Durand et jacques Develay dans le rôle de l'abbé .