Globalement la traque s'avère prenante, mais l'intrigue est longue à démarrer et les valeurs véhiculées sont franchement abjectes vis-à-vis du christianisme.
Rien à reprocher aux acteurs ... belles images ... mais la nudité était-elle nécessaire.... c'est ambiguë comme démarche ! Voir racoleur ?... le scénario un peu maigre ... bref on regarde sans plus
Ce n’est absolument pas une comedie ! wow… c’est lourd et pesant. Pas evident du tout. Alors le ton est vraiment naturaliste. Quand on voit les critiques dithyrambiques et les compliments sur l’affiche… on se demande si c’est bien pour le même film qu’on a vu.
Un homme, boulanger de son état, revient dans un petit village du sud de la France où il a vécu sa jeunesse.Et les passions se déchaînent. Ce film vaut par l'atmosphère qu'il crée, simple, familière et onirique en même temps. On circule dans les fantasmes des uns et des autres, homosexuels souvent, entre mort et amour. Tout cela est un peu long, mais on peut le dire de la majorité des films aujourd'hui. Intéressant.
Film très très bien joué. Bien filmé également. Tout est en nuances mais le scénario de base est un peu léger, même si un accident est vite arrivé, le meurtre ne prend pas selon moi. De ce fait, les nuances qui l'entourent et l'ambiance qui découlent du contexte semblent irréelles. Ça donne quelque chose d'un peu glauque, d'autant le mensonge évident cotoie la franchise la plus rare qui soit, ce qui paraît totalement décalé. L'ambiguïté des personnages est bien décrite en tout cas.
Un jeune homme, Jérémie, (Félix Kysyl) revient dans un village du sud Aveyron, Saint Martial pour l’enterrement du boulanger dont il a été quelques années auparavant l’apprenti. Il s’incruste chez sa veuve Martine (Catherine Frot) au grand dam de son fils Vincent (Jean-Baptiste Durand) …il retrouve aussi un villageois bourru, ancien camarade, Walter (David Ayala) qui vit seul dans une ferme isolée…au milieu de ce monde, un curé (Jacques Develay) qui tombe toujours à pic…nous sommes dans la réalité d’une certaine France rurale : à part les personnages précités, qui rencontre-t-il ? Pratiquement personne ! Le village est quasiment mort…et puis il y a la forêt, lieu de perdition autant qu’espace salvateur, où ceux qui s’y aventurent, se perdent ou se trouvent. La sensation de cette dualité du lieu insiste à travers la lumière. La forêt est baignée de soleil et des couleurs automnales ou plongée dans la brume. C’est l’automne, les couleurs sont sublimes…C’est l’heure d’aller aux champignons…Les personnages l’arpentent aux premières lueurs de l’aube jusqu’au dernier moment du crépuscule. C’est un film décalé et délectable…le désir est omniprésent, entre vieux et jeune, maigre et gros…femme et homme…Il s’agit de rapport amoureux, parfois violents entre hommes…mais un désir qui ne trouve pas son aboutissement dans le sexe. L’humour est grinçant et provoquant, savoureux à souhait…un souffle comique irrésistible, transcende l’absence criante de morale…. Conte macabre, « Miséricorde » est aussi une comédie noire, où le mystère s’insinue en lieu de tension dans les corps Félix Kysyl, s'est vu proposer un premier rôle au cinéma, celui de Jérémie, et il y montre un talent très sûr. Quant à Catherine Frot, elle est parfaite dans le rôle de Martine. Et le reste de la distribution ? C'est du solide …et le film est à voir !!!
Un conte philosophique, un hameau devenu plus fantômatique que la forêt elle-même…La forêt, la cueillette des champignons, l’errance, … Un bain de liberté, d’intelligence, de charge érotique d’humour et retrouver Catherine Frot exceptionnelle et pour finir voir de nouvelles têtes. Un ouragan d’air frais . Le film est très concret contrairement à ma critique ;)
Le film de Garaudie, je le classe en deux parties: le côté "documentaire" sur la vie des ruraux, aujourd'hui. Il connaît, et là, tout sonne juste, tout est bien vu dès le début: plus de boulanger, il faut faire des km pour acheter du pain; les maisons et corps de bâtiment des fermes mal entretenus, ternes, tristes en somme; l'argent manque; le statut de ceux "restés au pays": t'es-tu marié ? as-tu des enfants ? un vrai marqueur pour la campagne. Quoi d'autre ? Ah oui, le Pastis sur toutes les tables...sans oublier la bouteille de Whisky, pour combattre l'insomnie. Quant à l'histoire ? C'est une farce, il faut la voir comme une farce, qui fut indigeste pour moi. Que vient faire ce jeune boulanger (en boulangerie industrielle !) pour s'incruster après l'enterrement de son ancien patron ? Oui, il est au chômage, mais encore ? on comprend bien sûr qu'il est gay mais pourquoi s'attarder en ces lieux ? Quant aux péripéties de ce séjour je ne les ai pas trouvées marrantes et je n'ai pas perçu comme vous "la subtilité des relations humaines" dans ce troupeau de pauvres gens tous un peu barjo. Les sous-bois sont magnifiques, dans l'Aveyron comme partout ailleurs, à l'automne...
Un ancien mitron revient sur les lieux de son apprentissage à l'occasion de la mort de son ancien patron.
Très réussi pendant 75 minutes, le scénario convoque les frustrations ( surtout sexuelles) de ses personnages échoués au fin fond du massif central.
La dernière demi-heure qui prend une tournure vaguement fantastique, ou le cinéaste se montre un peu trop caricatural, rompt le ton de mystère suggestif jusque là adroitement orchestré.
Malgré ce joli titre, le film m’a laissé perplexe…. entre « conte rural » ??, mélange de fantaisie et de drame: .Guiraudie aime trop, révéler les failles de l’être humain avec une ambiguïté et même un côté absurde…..
Amusant en cette rentrée de septembre trouver face à 2 films dont les champignons, et les crimes(?) parcourent le scénario. Autant ds le film d' Ozon il y a doute, et celui ci profite à l'accusé, autant ds celui ci rien ne nous est épargné. Quant au reste, vague polar campagnard, philosophique et plein de désirs, on s'amuse à écouter les uns et les autres, chacun avec leur vérité. La palme revenant au prêtre philosophe et hédoniste, plus chrétien qu'il n'y paraît...