Miséricorde
Note moyenne
3,3
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354 critiques spectateurs

5
35 critiques
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64 critiques
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Pascal
Pascal

272 abonnés 2 560 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2024
Un ancien mitron revient sur les lieux de son apprentissage à l'occasion de la mort de son ancien patron.

Très réussi pendant 75 minutes, le scénario convoque les frustrations ( surtout sexuelles) de ses personnages échoués au fin fond du massif central.

La dernière demi-heure qui prend une tournure vaguement fantastique, ou le cinéaste se montre un peu trop caricatural, rompt le ton de mystère suggestif jusque là adroitement orchestré.
andre trihan
andre trihan

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 octobre 2024
Malgré ce joli titre, le film m’a laissé perplexe….
entre « conte rural » ??, mélange de fantaisie et de drame:
.Guiraudie aime trop, révéler les failles de l’être humain
avec une ambiguïté et même un côté absurde…..
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2024
Amusant en cette rentrée de septembre trouver face à 2 films dont les champignons, et les crimes(?) parcourent le scénario. Autant ds le film d' Ozon il y a doute, et celui ci profite à l'accusé, autant ds celui ci rien ne nous est épargné. Quant au reste, vague polar campagnard, philosophique et plein de désirs, on s'amuse à écouter les uns et les autres, chacun avec leur vérité.
La palme revenant au prêtre philosophe et hédoniste, plus chrétien qu'il n'y paraît...
Patrick Braganti
Patrick Braganti

102 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2024
Une nouvelle confirmation que Alain Guiraudie occupe une place à part dans le cinéma français. D'abord par son ancrage dans la ruralité, la campagne profonde, non pas comme le refuge de citadins désœuvrés, mais comme environnement se suffisant à lui-même, portant néanmoins les stigmates d'un exode et d'une déshérence économique (quelques panneaux A vendre apparaissent aux murs des maisons). Ensuite par sa représentation du corps masculin, vieux ou gros, loin des codes en vigueur.
La géographie des lieux comme des corps n'empêche toutefois pas des scénarios de rencontres et de désirs. Ancien apprenti d'un boulanger qui vient de mourir, Jérémie revient au village. Hébergé par la veuve, il sème à son corps défendant (ou pas complètement) le trouble auprès du fils de son ancien patron, d'un voisin solitaire et du curé. Sous les apparences d'un polar, Miséricorde se fout bel et bien des conventions et de la morale, préférant proposer un modèle de société ou de vivre ensemble à l'opposé des normes (hétérosexuelles bien sûr, mais l'homosexualité n'a jamais été chez Guiraudie un sujet en soi) et d'un prêt-à-penser (à propos du sort réservé aux criminels, le prêtre a des paroles qui peuvent déranger ou choquer). Le cinéaste refuse ainsi toute forme d'interdit et s'offre une liberté réconfortante et salvatrice qui transforme le polar rural en film politique en explorant des territoires inhabituels. Il n'oublie jamais d'y ajouter une bonne dose d'humour rendant Miséricorde particulièrement jubilatoire, décapant et audacieux sans l'ostentation de la supériorité ou du mépris.
Gimo
Gimo

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 octobre 2024
un salmigondis de fantasmes ossifiés et sans joie, joués robotiquement à l’exception du prêtre à porter au ciel !
Muriel F.
Muriel F.

74 abonnés 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2024
Un film quelque peu étrange où j'ai eu du mal à entrer. L'atmosphère, les personnages, les non-dits et les sous-entendus le tout dans un village presque sans charme étaient pesants. Et puis on se laisse prendre dans ce climat surtout lorsque spoiler: l'intrigue tourne au drame
. Les personnages restent mystérieux ou plus habités. Les interrogations internes des personnages deviennent plus présentes et nous renvoient à des réflexions plus personnelles sur le poids des secrets. A voir !
Paul Lefevre
Paul Lefevre

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 janvier 2025
Un film glauque aussi moisi au niveau des soi-disant "valeurs" de notre époque qu'il participe à véhiculer que les sous-bois en décomposition où se situe le plus clair de son action : un choc nauséeux qui ne vous rapprochera pas des salles de cinéma ; où donc trouver des films qui mettent en lumière les vraies valeurs de l'être humain ! Pas ici en tout cas et de ce fait il n'en restera rien.
Yves G.

1 894 abonnés 4 140 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2024
À la mort du boulanger dont il fut longtemps l’apprenti, avant de partir s’installer à la ville, Jérémie (Félix Kysyl) revient dans son village natal de l’Aveyron. Il y retrouve Martine (Catherine Frot), la veuve du boulanger, Vincent, son fils soupe-au-lait, et Walter, un ami d’enfance.

Alain Guiraudie est un réalisateur hors normes. Communiste, homosexuel, aveyronnais, il s’est fait connaître en 2013 avec "L’Inconnu du lac". En 2016, "Rester vertical" divisait la critique. Zéro étoile pointé dans mon blog et un commentaire lapidaire : » Rester vertical est peut-être un bon film. Mais je l’ai détesté. »

« J’imagine qu’aujourd’hui, un spectateur de mes films s’attend à quelques trucs de ma part. Il voit à peu près vers où je vais aller. J’ai bien conscience de travailler toujours un peu les mêmes questions., les mêmes motifs, et je joue avec ça, avec ce qu’on attend de moi. Mais j’ai aussi envie de surprendre, de me surprendre, de me renouveler » écrit-il fort intelligemment dans le dossier de presse.

"Miséricorde" – dont le titre m’est resté longtemps obscur et que je ne suis pas absolument certain d’avoir compris – se passe certes dans les mêmes paysages ruraux que "Rester vertical". Mais il a une lueur automnale, presque crépusculaire, que n’avait pas "L’Inconnu du lac", noyé dans la dionysiaque luminosité de l’été provençal.
Cette lumière et les hasards de la programmation m’ont évoqué "Quand vient l’automne" sorti deux semaines plus tôt. Les deux films se ressemblent. Même cadre rural, mêmes personnages lestés de lourds secrets, même intrigue policière autour d’un crime dont le spectateur est le seul à connaître l’auteur. Mais si le Ozon louche du côté de Chabrol, l’ironie transgressive de Guiraudie évoque plutôt Buñuel.

Car "Miséricorde" – et son titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille – met en scène un homme d’Eglise peu habituel, Philippe, le curé du village qui surgit toujours quand on l’attend le moins, dans la cuisine de Martine ou dans le bois aux champignons. Le rôle qu’il va jouer dans l’enchaînement des mensonges dans lesquels Jérémie s’enferre est pour le moins surprenant. On n’en dira pas plus…

Un mot sur l’usage étonnant que Guiraudie fait de ses décors et de la manière dont il utilise sa caméra. Miséricorde, l’air de rien, est construit comme une pièce de théâtre avec un nombre très limité de décors que l’on revoie sans cesse, filmés sous des angles légèrement différents : l’appartement de Martine à côté de la boulangerie de son mari, sa cuisine où se retrouvent régulièrement les protagonistes, la maison de Walter, le sous-bois à champignons, la cure de Philippe….
Sjpsy
Sjpsy

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2024
Polar à contre-sens du cinéaste Alain Guiraudie qui tient en haleine un spectateur jamais à l’abri d’une surprise. Volontiers subversif, souvent impertinent mais jamais consensuel, Miséricorde traite plus largement de la pulsion, dans ce qu’elle peut avoir d’amorale et d’absurde.
Entre suspense et burlesque, il réussit à mettre main dans la main Éros et Thanatos, pulsion de vie et de mort, rire et bouffée d’angoisse, ce qui ravira certains ĺà où il pourra mettre d’autres dans l’embarras. Le film restitue en définitive avec maestria l’atmosphère irréelle qui règne autour d’un crime où le comique parfois vient briser le grave dans un éclat de rire et le résultat, à la limite du kafkaïen, flirte avec Pasolini et cligne de l œil à Ozon. Un moment cinématographique assez rare dont certaines images cultes marqueront assurément les esprits...N’hésitez pas.
capirex
capirex

205 abonnés 877 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2024
Film d'Alain Guiraudie que j'ai trouvé intéressant dans le sens où il est très décalé et oscille entre la tragédie et le burlesque ( Une scène avec le Curé ) ...
Filmées en automne, les couleurs illuminent des paysages ombrageux avec un très beau rendu à l'écran !
Mal ed puch
Mal ed puch

21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2024
ce film est un petit bijou , au départ un drame pour finir en une comédie loufoque , les personnages sont épatants et les situations cocasses. film à ne pas rater d'ailleurs je suis retourné une deuxième fois. excellent
Clntra
Clntra

42 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2024
Giraudie maîtrise parfaitement cette histoire et réalise un film captivant. Mais les principes dont il fait l'apologie, à travers le personnage du curé défendus avec ambiguïté. Lorsque Jérôme se bat il ne semble pas spécialement énervé et son acte est incompréhensible.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

9 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2024
Entre leçons d amoralité et humour grinçant!les personnages sont vraiment croqués et les acteurs choisis sont parfaits dans leur rôle avec une prime au curé qui , à 2 reprises , exprime le sens que l auteur a voulu donner au livre et au film
amafu
amafu

10 abonnés 187 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2024
La bande annonce m'avait donné envie de voir ce film, un village dans l'Aveyron, les forêts d'automne, et une intrigue policière. Mal m'en a pris, car tout est lent, lent, les personnages ne sont pas crédibles, leurs relations sont limite malsaines, le pompon étant le curé : spoiler: quel prêtre échange sa place avec celui qui se confesse ? Et quel prêtre couvre un crime, soit disant par amour ?
C'est lui le principal protagoniste de cette histoire, et non pas le jeune Jérémy, dont le crime semble t'il restera impuni...
LLDS76
LLDS76

37 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2024
J’ai découvert avec bonheur le dernier film d’Alain Guiraudie, Miséricorde que j’ai trouvé vraiment excellent ! Un film à la theorem de Pasolini, proche du film noir tout ça dans l’Aveyron ! Bourré de désirs inasouvis et très très drôle ! Un super moment de cinéma, très très inspiré ! Je recommande 
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