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2,0
Publiée le 20 mars 2025
Peu emballé par cette comédie dramatique qui brouille les genres et finit par y perdre son sel : on rit (très) peu, on est peu pris par le déroulé qui est poussif, malgré les quelques absurdités. On comprend bien l'intention de raconter cette joyeuse misère de la campagne, qui d'ailleurs n'est pas très juste pour tous les personnages. Reste quand même que tous jouent merveilleusement leur triste solitude, avec quelques intéressants dialogues.
Déception et même incompréhension quant au (si) bon accueil critique.
Beaucoup de mystères dans ce film. Et les résolutions ne sont pas toutes complètes….. il y a un peu d’humour noir belge et la forêt cache beaucoup de choses comme les hommes dans leur passé. On en voit que la partie visible. Étrange mais assez réjouissant.
Avec Miséricorde, Alain Guiraudie livre une relecture cévenole - et criminelle ! - du Théorème de Pasolini, en faisant du personnage de Jérémy cet aimant qui va attirer toute l'attention des quelques personnages qui peuplent le petit village de Lozère où il a grandi. Une tension parcourt le film du début à la fin - celle du désir des personnages comme celle de leur violence - mais cela ne l'empêche pas de ménager quelques moments très drôles, notamment grâce au personnage du curé, le plus inattendu de tous. On retient surtout de ce film ses acteurs criants de vérité, ainsi que ses décors cévenols aussi beaux qu'inquiétants, dont Guiraudie parvient à ancrer la géographie à force d'y faire revenir ses personnages. Miséricorde montre ainsi des lieux, des situations et des visages rarement explorés et invités dans le cinéma français : dans cette ruralité aussi, on aime, on désire, et l'on est assailli de doutes existentiels. C'est donc un très beau film, simple mais profond, auquel je reprocherais simplement sa conclusion, qui ne m'a pas semblé parfaitement convaincante.
Les morilles ne poussent pas en automne dans la région….
Un curée qui passe son temps aux champignons, des tensions sexuelles sans sexe, des slips, des omelettes, des mains (qui serrent, frappent, effleurent), la culpabilité, la miséricorde recherchée ou accordée
De quoi parle-t-on ? que de portes ouvertes enfonce le metteur en scène et scénariste ? Il n'a qu'une seule envie choqué. Par ailleurs film d'une lenteur désastreuse certainement pour cacher le manque de fond. Heureusement quelques belles images de sous-bois.
Miséricorde bénéficie d’un excellent bouche-à-oreille. Cela fait donc un moment que je comptais le voir, par simple curiosité. Mais lorsque Les Cahiers du Cinéma l’ont placé en première place de leur top 2024, je me suis dit qu’il fallait absolument que je le voie.
C’est en effet un film qui dispose de qualités réelles. Sous ses atours de téléfilm pour France 2, il est relativement sophistiqué, notamment au niveau du scénario. Le désir est au cœur du récit, dont le personnage principal, Jérémie, se fait le vecteur. En cela, on peut établir un parallèle direct avec Théorème de Pasolini, avec ce même personnage central qui bouleverse l’existence des personnes qu’il rencontre et avec qui il couche.
Plus que le désir, c’est avant tout le désir homosexuel qui est convoqué, chaque personnage masculin en incarnant une facette : désir brutal et refoulé, désir patient et discret, absence de désir homosexuel et surprise quand il surgit chez l’autre…
Guiraudie se plaît également à lancer un certain nombre de pistes, à les déjouer et à nous surprendre. Il se joue des clichés du (télé)film policier se déroulant dans la France rurale, pour livrer une œuvre ludique, presque méta, assez réjouissante. Il livre aussi une réflexion sur la notion de miséricorde qui ne manque pas d’intérêt.
Malgré tout, je n’ai pas été emballé plus que ça par ce film, et je suis très étonné que Les Cahiers l’aient choisi comme meilleur film de 2024. Même si cette année a été moins riche que la précédente, un certain nombre d’autre films se sont révélés bien plus stimulants et réussis que celui-ci. Dès lors que le désir homosexuel n’est pas quelque chose qui nous intéresse spécialement, il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent… Je reste donc très mesuré face à ce film qui me semble surestimé, même s’il apporte sa petite pierre à l’édifice cinématographique.
Alain Guiraudie, ce génie À un jour de la sortie du "Miséricorde" d’Alain Guiraudie le 19 octobre 2024, la critique dithyrambique du Monde lui prédisait un grand avenir. Moi aussi. Après un été de compagnonnage avec les deux sommes, "Rabalaïre" et sa suite "Pour les siècles des siècles", de cet écrivain et réalisateur singulier et pour tout dire époustouflant d’audace et de finesse, j’ai été fasciné par Miséricorde directement extrait de "Rabalaïre" et pourtant tellement différent. Le film est unique par ses cocasseries dont il serait bien difficile de trouver trace dans le livre. Là l’histoire des habitants de ce village hanté par le retour d’un des siens et la disparition d’un autre y était pure tragédie… D’abord étonné que les acteurs venus rencontrer le public de l’UGC Les Halles nous prédisent du rire, j’y ai succombé en effet au moment d’un gag que je ne spoilerai pas. Merveilleuse créativité du réalisateur, beauté de la lumière automnale dans la forêt cévenole et jeu exemplaire des acteurs, tous !, un carton plein pour ce film qui arrivera sans doute sur le podium de mon palmarès des meilleurs films de 2024 ! #miséricorde #alainguiraudie #rabalaire #pourlessieclesdessiecles Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Un rythme lent, des plans interminables et un scénario mal fichu. La pauvre Catherine Frot semble égarée, ne sachant pas que le réalisateur s'intéresse surtout aux messieurs qui aiment les champignons ! On sourit parfois, surtout grâce au curé, qui se fait confesser ou se balade en tenue d'Eve. Le côté polar est digne d'un Inspecteur Derrick et la lumière terne ne rend pas honneur à la belle saison d'automne. L'été réussissait mieux à Guiraudie avec son Inconnu du lac, peut-être parce qu'ils ne filmait que des hommes et à poil.
Improbable, incohérent, stupide sont les trois premiers mots qui me viennent après avoir vu cette … œuvre! J’ai rarement été aussi en colère d’avoir perdu mon temps à regarder un film.
Ce film se laisse voir sans déplaisir, malgré une longueur inutile. Un anticonformisme sympathique transpire de cette histoire, qui offre quelques scènes ''croustillantes'' et, au final, une assez bonne impression.
Film ou l'on s'ennuie pendant une heure avant de vraiment rentrer dedans et de rire tellement c'est fou et drôle, film en deux temps donc, un premier temps long moche fastidieux et un deuxième temps assez génial
Je suis plutôt bon public, et j'aime l'univers d'Alain Guiraudie... Mais là, au secours, quel ennui mortel... J'ai l'impression qu'il a duré 4 heures... Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques, j'ai l'impression de ne pas avoir vu le même film.
C’est vraiment affligeant. Lumiere affreuse, histoire plate, psychologie de neu neu, j imagine que l intérêt des critiques pour ce film doit tourner autour des pseudos velléités de montrer l homosexualité cachée en milieu rural , et fait de l épate en montrant l èrection d’un prêtre (holala mon dieu). Quelle misere, quelle époque pudibonde, qui s’étonne de rien. Le film ne raconte pas grand chose d’intéressant, ne bouscule rien. J’avais arrêté de voir les films de Guiraudie après le calamiteux L’inconnu du Lac. J aurais du m abstenir de rattraper ce sous Ozon pour cinéphiles en manque de sensation.