Alors le film est bien, sympa, Lamy est bien mais à chaque fois qu'il est question d'autisme au cinéma, c'est soit un "go.ol" (déficient mental), soit un "génie" (couplé au syndrome du savant, comme dans Rain Man et The good doctor), soit un enfant et un garçon en général (série The A world, L'enfant qui mesurait le monde)... Donc ça véhicule les clichés. Quand il s'agit d'un enfant, c'est toujours le point de vue des adultes alistes/neurotypiques qui est traité hélas. Et le point de vue du gamin?
Pour information, il existe beaucoup de femmes TSA qui sont "invisibles" car suradaptées, mais en souffrance et qui subissent beaucoup d'abus s.xuels. L'autisme, ce n'est pas un petit garçon ou moins en difficulté. C'est aussi des adultes qui doivent se battre seuls car personne n'est là pour eux. Les enfants autistes ont de la "chance", ils ont des parents protecteurs (en général) et un système qui est là (même si il n'est pas parfait), personne ne leur demande de bosser ou de remplir des papiers, voire de survivre seuls, lâchés par les autres.
Je parle en tant que femme autiste sans déficience, TDAH, 45 ans, abusée et , en souffrance, seule, qui a dû se suradaptée et qui est passée sous tous les radars!
Il faudrait qu'un jour le cinéma traite de cela, nous sommes quand même très nombreuses à nous ignorer autistes, à finir en burn out autistique à force de masquer, non prises en charge, non aidées, invisibles. Mais comme ce n'est pas assez "exceptionnel" pour être raconté au cinéma, il n'y a que des histoires de gamins ou de génies qui du coup véhiculent des clichés. Et pour info, les pseudos "surdoués", HPI, précoces, Aspergers, etc, ce sont juste des autistes sans déficience, plus ou moins de "haut niveau". Mais ça fait mieux de dire HPI qu'autiste. Ou de dire Asperger (en fait autiste SDI quoi!), qu'autiste tout court. Il y a autant de formes d'autisme que de personnes autistes. On est tous différents, donc il ne faut pas comparer et se référer à un type donné ou des clichés pour dire "t'es pas autiste". Et comme en plus il y a toujours plein de comorbidités qui vont avec (TAG, TOC, problèmes gastriques, etc), que des traumas (SSPT) peuvent aussi générer les mêmes réactions et le même état (mais que le TSA engendre aussi des SSPT), c'est compliqué.
Bref. A quand un film sur une femme autiste "classique", pas exceptionnelle, mais en souffrance, pour ouvrir les yeux des gens qui croient que l'autisme c'est forcément un petit garçon hyperactif et "bizarre"??