De nos jours, la place de l’immigration dans le débat publique est occupée par l’extrême droite. Dans cette lignée, un film comme Ma France à Moi fait du bien, car il brise les barrières entre les gens. Sur le fond, il y a vraiment une belle histoire. Elle est inspirée du vécu du réalisateur Benoît Cohen, dont la mère a recueilli un réfugié afghan. Il y a donc une authenticité touchante.
On voit comment il est difficile pour Reza d’avoir quitté les siens de force. Il est compliqué pour lui de s’intégrer à un système français alors qu’il est en état traumatique. Ce n’est pas pour autant qu’il ne fournit pas des efforts considérables.
Un zoom aussi est fait sur la situation de France. Accueillir un réfugié change le regard de son entourage sur elle, et perturbe quelque peu son foyer. Bien entendu, cela est comme une mesure avec la difficulté ressentie par Reza.
Il est regrettable que le lien entre France et Reza ne soit pas plus travaillé. On a l’impression que chacun évolue dans sa sphère sans arriver à créer quelque chose. Dommage, car souvent ce genre de relation humaine est le moteur de ce type d’histoire.
Il faut dire que Fanny Ardant prend beaucoup de place tant elle est charismatique. Pierre Deladonchamps aussi impose sa pâte dans le rôle du fils. En revanche, Nawid Elham est trop effacé. Il n’arrive pas à exister à côté d'eux. Cela crée un déséquilibre.
Très beau film À l'heure des lois anti immigration il donne à réfléchir Il est inéluctable que la migration avec les guerres le réchauffement climatique ne s'arrêtera pas
Une femme, la soixantaine, veuve, un fils parti vivre à l’étranger, décide d’accueillir chez elle un jeune réfugié afghan, dans son bel appartement situé au cœur de Paris. Son envie de l’aider, cette énergie qu’elle met dans cet accueil vont être parfois un tremplin, parfois un obstacle pour ce jeune, bien décidé à construire sa vie. On découvre à travers ce film toute la richesse d’une rencontre, d’une amitié, qui vont donner un nouveau sens à la vie de France et qui vont permettre à Reza de réaliser son rêve. Fanny Ardant, dans le rôle de France, et Nawid Elham, comédien afghan, dans le rôle de Reza, nous embarquent dans leur histoire. Et quand on sait que le film est basé sur une histoire vraie, on sort de la séance léger et confiant en l’humanité.
Fanny Ardant incarne France, veuve depuis un an et qui décide d’accueillir chez elle un réfugié afghan. Elle va s’attacher à lui et le voir se libérer petit à petit de tout ce qu’il portait en lui. Un film plein d’humanité et bouleversant.
La diversité c’est qui fait la beauté de la France , nous vivant dans un pays où nous avons peur des étrangers.On regardant ce film je m’aperçois que derrière les mots comme immigrés, migrants, étudiants étrangers, réfugiés, demandeurs d’asile ce chaque un être humain qui peut apporter une valeur ajoutée au sein de notre communauté.
N’ayant pas peur des étrangers donnant leurs une chance.
Fanny Ardant est toujours envoutante. Toutefois le sujet du film est très clivant et trop moralisateur, du coup le film n'est pas un moment de détente.
Rien n’est crédible dans cette édifiante histoire. Le personnage de cette grande bourgeoise qui accueille un réfugié afghan est absolument insupportable et le choix de Fanny Ardant pour l’incarner est une grosse erreur car elle en rajoute à chaque plan. Au lieu de l’émotion c’est parfois l’embarras qui surgit tant les dialogues sont niais et les situations ridicules de naïveté. Mon propos n’est pas de mettre en doute la sincérité du réalisateur car on sait que cette histoire est la sienne Le réfugié afghan c’est lui. Mais de redire ce que l’on savait déjà, à savoir qu’on ne fait pas forcément du bon cinéma avec de bons sentiments Dommage, cette cause méritait un autre traitement., plus subtil
Scénario de Noël, où plane un scénario bienveillant et délicat... Considérer que Fanny Ardant y jouerait le rôle phare, celui d'une femme, veuve depuis peu, délicate, généreuse, vouée littéralement à sa nouvelle cause, peut paraître bien improbable... Rassurons nous, elle garde une attitude glaciale, ainsi que son ton raide, on ne peut pas tout changer.... Ainsi, le jeune Reza ( Nawid Elham ) réfugié Afghan est hébergé et aidé par France ; le réalisateur Benoit Cohen décortique les ressorts des difficultés rencontrées, et il sait de quoi il parle.... A part, une attitude limite déplaisante, sans doute prévue au scénario, de F Ardant, Bourgeoise à outrance, qui tranche avec les aspirations du jeune homme, tellement éloignées de sa logeuse, c'est un beau premier rôle pour ce garçon ambitieux, apportant de son côté la nostalgie, sa farouche volonté de réussir, en commençant par l'entrée à Sciences-Po... Un film attachant... !!**
Qu'est allé faire Fanny Ardant dans cette galère ?! Un film lent et ennuyeux, une histoire éculée, qui se voudrait une leçon pour le spectateur, où comment la fable de Noël se transforme en cauchemar...
J’ai apprécié ce film tiré d’une histoire vraie. Quelque soit le milieu social qui accueille c’est toujours une porte ouverte à ceux qui ont eu des histoires chaotiques et qui peuvent apporter un plus à notre pays. Il est vrai que le personnage Reza a une force de vouloir réussir mais aussi une adaptation à nos us et coutumes. En tout cas pour moi, c’est un film qui fait réfléchir.
Pour paraphraser Gide, on ne fait pas de bon cinéma avec des bons sentiments… Benoit Cohen aurait dû y penser. "Ma France à Moi" nous décrit une situation, et une attitude, exemplaires, mais le film est malaisant parce qu'il y manque l'essentiel: la dramaturgie. Impossible, à mon avis, de m'intéresser à cette femme interprétée par Fanny Ardent, qui fait ses prouts dans la soie, parce que sa psychologie, sa personnalité, son drame intérieur, sont totalement absents du films. A peine un porte-perfusion caché derrière un rideau. Ok c'est vachement symbolique, mais le reste ne l'est pas: son égoïsme, son décalage social, son côté "hors sol" comme on dit, ne sont pas symboliques: on les prend en pleine face à longueur de film. Au point que lorsqu'il change de point de vue (gros problème de point de vue dans ce film!) et s'intéresse enfin, un peu, au personnage de Réza, on respire! Pourquoi ne pas nous avoir fait vivre, visuellement, le drame de l'héroïne (si tant est que ce soit elle l'héroïne)? Pourquoi ne pas nous avoir montré la souffrance causée spoiler: par la perte de son mari? et par spoiler: le départ de son fils? ? Pourquoi avoir écrit et réalisé ce film comme si nous autres, spectateurs, en connaissions parfaitement les prémisses? Comme si nous avions lu le livre, ou fréquenté la famille du réalisateur? On regarde donc un film qui ne nous raconte que la moitié d'une histoire, et c'est frustrant, et vraiment malaisant… Du coup, on peine à lui donner un bon point!
Excellent film. Loin des clichés, l’approche humaine du sujet, parfois drôle, parfois grinçante, de Benoît Cohen rebat les cartes d’un sujet qu’on croit connaître. Fanny Ardant incarne à merveille son rôle.
Scénario lisse. Trop lisse. Tout le monde il est beau, il est gentil. Si dans la vraie vie c’était comme ça, il n’y aurait pas de problèmes. Mais ce n’est pas comme ça. C’est donc juste bon à classer dans le registre des films de Noël, un genre vraiment à part. On aurait attendu davantage militant, davantage démonstratif, poussant à la réflexion, davantage dramatique au besoin (puisque classé drame). Mais non. Lisse !