165 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
32 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
6 critiques
3
2 critiques
2
8 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pascal
254 abonnés
2 410 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 22 juillet 2024
En 1985, le cinéaste argentin Luiz Penzo obtenait le prix œcuménique à Cannes pour " l'histoire officielle".
" Dos madres" revient sur la même thématique déclinée ici en Espagne. Après leur naissance, des bébés furent retirés à leurs mères biologiques opposantes politiques, éliminées ou incarcérées.
Une d'entre elles, recherche ici son fils, éperdument.
Sans doute plus intimiste que "l'heure officielle", " dos madres" vaut par sa mise en scène soignée et élaborée. Malheureusement le scénario est beaucoup trop évanescent et lisse.
C'est la pierre d'achoppement de ce titre, qui évoque avec justesse l'importance fondamentale du lien, sa profondeur, sa force, mais aussi le départ de l'enfant devenu adulte.
Le drame humain qui touche les trois personnages principaux évite adroitement le pathos, certes, mais peut-être un peu trop et l'émotion traverse l'écran dans de trop rares moments
Malgré ces réserves, les aficionados de cinéma introspectif et amateurs de mise en scène fine et sensible à la thématique ne le manqueront pas.
Pou mémoire, on retrouvera Ana Torrent, sexagénaire, découverte enfant par Carlos Saura dans le très célèbre " cria cuervos".
Aucun dialogue, un scénario brouillon, une mise en scène qui se veut intello mais saoule (le hublot), mon seul plaisir a été de le suivre en espagnol et de voir deux superbes actrices en action. Je suis partie avant la fin...
Les superbes Lola Dueñas et Ana Torrent dans un film touchant et magistralement réalisé ! Un récit édifiant et très tendre, un bel objet de cinéma qui m'a passionné !
Histoire d’une mère qui recherche inlassablement à retrouver le fils qu’elle a abandonné à sa naissance une vingtaine d’années auparavant. Cette histoire fait référence à un épisode de l’histoire espagnole durant lequel les autorités administratives ont délibérément fait disparaître ou caché les documents d’abandon et d’adoption abusant ainsi des mères naturelles et des mères adoptives. Belle revanche des deux mères à la fin du film.
Très beau film sur la mémoire, la douceur des retrouvailles possibles, la réconciliation, incarné par deux magnifiques actrices, Lola Duenas (connue dans les films d'Almodovar) et Anna Torrent (Carlos Saura) qui sont à elles deux une belle part de la mémoire du cinéma espagnol.
Le film qui joue avec les codes du genre est une très belle surprise estivale qui permet de sortir des sentiers battus pour un beau voyage cinématographique.
Je ne connaissais pas Victor Iriarte, mais c'est de tout évidence un cinéaste à suivre.
Le sujet du film , les bébés enlevés en Espagne pendant plusieurs décennies sous le Régime Franquiste , est intéressant malheureusement la réalisation est trop ampoulée avec des effets de styles pas vraiment utile ce qui alourdit et plombe un peu le film ce malgré deux magnifiques actrices Espagnole en la personne de Lola Duenas et Ana Torrent ! ...
Film intellectualisé à l'extrême ce que le sujet n'imposait pas. La traite d'enfants en vigueur sous Franco est peu explicite L"evolution des rapports entre les deux mères est absente. Ce parti pris d'une vois "off " se substituant aux situations réelles ne s'impose pas et enleve toute émotion.
De par la résonance qu’il tisse avec l’histoire récente de l’Espagne, tout en faisant la somme artistique de la Nouvelle Vague espagnole et du mouvement créatif initié par la Movida, Victor Iriarte s’inscrit comme un réalisateur prometteur.
2 actrices qui portent le film de bout en bout, du mystère, un sujet fort et pourtant méconnu... Dos Madres transporte son spectateur. J'y retournerai très bientôt !
Une évocation originale d’une Histoire malheureusement méconnue… il y a du Hitchcock, du Rivette - un vrai plaisir cinéphile plein d’émotions où il fait bon revoir ces deux grandes actrices que sont Lola Dueñas et Ana Torrent !
Enfin ! Enfin un très beau film. D'émouvantes scènes laissant le temps au silence, aux superbes plans captés sur pellicule, la direction photo et la mise en scène m'ont bluffée. Il y a dans ce film des regards, des sourires cassés par la violence qui tentent de se réparer, des corps aux blessures invisibles qu'on devine et n'oublie pas. Ce film résiste à l'oubli, au tabou des bébés volés sous le régime franquiste et encore après, sous la corruption des institutions espagnoles, simplement en dévoilant ses images, ses personnages sensibles, dans une approche limite documentaire, et c'est tellement plus subtil et instinctif. Il y a aussi ces pianos fantômes qui nous envoûtent, en trois actes plein de poésie. Peut-être le film est-il un peu trop long mais au moins, il se respecte et parle d'un sujet peu traité, surtout sous cette forme : la violence originelle, le crime commis et la souffrance qui veut jaillir, qui s'expulse et finalement, qui se panse dans les retrouvailles avec l'amour de deux mères et leur enfant retrouvé. "Surtout de nuit", allez le voir et prenez le temps d'écouter et voir la beauté de ce film
Le meilleur film que j'aie vu depuis longtemps dans une merveilleuse langue espagnole ; un film de trajet, d'itinéraire, à la fois géographique, historique et sentimental mais qui surtout souligne comme dans les films de Joao César Montero le caractère "cosa mentale" du cinéma.