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christophe D10
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3,5
Publiée le 11 avril 2024
Les derniers Woody Allen, m’avaient énormément déçu, et étant donné les critiques plutôt mitigées pour ce nouveau film, je n’en attendais pas grand chose. Bonne surprise cependant, car si l’histoire de l’éternel triangle amoureux est assez classique, la mise en scène est efficace, l’interprétation de qualité, et on passe un bon moment. Meme si ce n’est pas au niveau d’un ´match point’ auquel il pourrait faire penser, cela fait plaisir de retrouver un Woody Allen digne de ce nom… Les critiques sont injustement sévères.
Le scénario le plus ridicule de Woody Allen joué par des acteurs inexistants sans aucune teneur… Melville devrait carrément changer de métier avant de finir dans des rôles de figurants.
Dommage que ce soit aussi lent, on s'ennuie ferme durant la dernière demi-heure. De même, j'adore le jazz mais son abus à toutes les sauces dans cette BO le rend indigeste. Moyen au mieux, caricatural au pire
Encore un film sur les riches. A croire que Woody Allen n'a jamais côtoyé ni observé le vil peuple. Ce film est une purge. Le scénario est bancal et les dialogues sont mauvais. Le jeu des acteurs est médiocre. On dirait qu'ils lisent leur texte. Niels Schneider est une nouvelle fois très fade. Seule Lou De Laâge s'en sort avec les honneurs. Et cette musique de jazz incessante ne colle pas du tout au contexte et est hors sujet dans les scènes de campagne. C'est très bobo parisien vu par un américain. Un mauvais polar écrit à la va-vite.
Aïe aïe aïe. La fin est complètement ratée…. Décevante et ridicule en fin de compte. On imaginait tout à fait un rebondissement à la « balle de match » mais cette scène déçoit énormément. Pourtant la trame était intéressante. Au moment où les soupçons s’éveillent, le spectateur est aux aguets. Et il est plaisant de voir cette brochette d’acteurs français. Dommage…..
Un scenario tres convenu et banal (et pourtant peu credible). Note aux producteurs,spoiler: non, en France on ne va pas à la chasse comme on va aux champignons...
Difficile de voir trébucher ses idoles, pas se gaufrer totalement mais quand même sérieusement manquer de souffle (les perfides diront qu’approchant les 90 ans cette chute de capacité pulmonaire était prévisible). Sans doute que la plus mauvaise idée était de tourner en français, car bien que cela permette de disposer d’une distribution de qualité avec des têtes connues par les cinéphiles locaux, cela paraît évident que ce n’est pas étranger à la piètre qualité des dialogues (un comble dans un film d’Allen). Si on ajoute une intrigue peu inventive (bien que fidèle aux thèmes fétiches du réalisateur), une écriture un peu paresseuse des personnages et une mise en scène aléatoire (il y a de très bons moments mais pas que…), ce 55ème film, malgré ses bribes d’élégance et ses touches d’humour à fleuret moucheté, se révèle très loin des standards du génie new-yorkais. Cette production, si elle n’est pas si calamiteuse que certains l’ont écrit, serait même assez convenable pour le tout venant des cinéastes. Mais pour un tel pourvoyeur de chefs-d’œuvre inoubliables ayant égayé des décennies de cinéma, c’est assez clairement un ratage. Si vous voulez voir Paris filmé par Allen, il vaut bien mieux revoir « Minuit à Paris » ou « Tout le monde dit I Love You ».
Ceux qui prétendent que Woody Allen "fait toujours le même film" n'ont probablement pas vu les 50 long métrages, à peu prés, réalisés depuis la fin des années 60 par le cinéaste. Entre "Prends l'oseille et tire toi" et "Interieurs", il n'y avait déjà rien de commun. En revanche, on peut dégager des thèmes récurents. "Crimes et délits" en 1989, "Match Point" en 2005, le "rêve de Cassandre" en 2007, ou le plus récent "Homme irrationnel", répondent tous à des variations dans la lignée du thème proposé par Dostoievski dans "Crime et chatiment". La nécessité pour un personnage d'envisager et de recourir au meurtre, et le rôle de la chance dans la réussite du projet et d ela vie en géneral. Dans sa variation 2023, le titre même annonce la couleur. Mais voilà; cet opus n'arrive pas à la cheville des précédentes proposition de l'auteur. Or on est bien obligé de comparer. Outre le problème des dialogues, plats, sans une once de second degré, outre la faiblesse des cadrages, le négligé de la lumière et de l'étalonnage aux verts et jaunes pisseux, il y a une vraie faiblesse de scénario. Pour quelqu'un qui nous avait habitué à travailler avec le chef operateur de Bergman, se retrouver avec une image qui rappel les téléfilms français fauchés des pires heures pseudo nouvelle vague de la TV subventionné, ça fait un peu de peine! Les acteurs se sortent plutôt bien de ces situations peu inspirantes, mais ça ne suffit pas à éviter l'indifference et l'ennui. On a l'impression que Woody est devenu dans ce film son personnage de "Hollywood ending", dans lequel un réalisateur dirige son film alors qu'il souffre de cécité foudroyante...C'est avec beaucoup de bienveillence que j'appréhendais ce film, bien qu'un peu inquiet aprés avoir vu la bande annonce. Mais toutes mes craintes ont été dépassées. Heureusement la musique est sympa, bien qu'un peut systèmatique: elle ne suffit pas à rythmer une intrigue qui manque fondamentalement de ressort...Esperons qu'on aura un prochain cru, qui nous fera oublier ce mauvais coup. D'ici là, On revéra avec plaisir "Minuit à Paris", ou "Crimes et délits", ou l'un de ses autres grands films, afin d'oublier au plus vite cet accident de parcours
Quelle déception. Voilà sûrement le plus mauvais film de Woody Allen. Bâclé. Défauts de montage comme un débutant. Acteurs fades. Scénario bof. On ne reconnaît pas du tout Woody Allen.
Petit bijou réalisé avec une main d'orfèvre. L'équilibre parfait entre le naturalisme façon Rohmer et le suspense façon Hitchcock. Interprétation extraordinaire. Image somptueuse. J'ai adoré.
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3,0
Publiée le 23 janvier 2024
« J'aurais peut-être eu une vie différente. » C'est ce que se dit Fanny en pensant à ce qu'aurait pu être sa vie si elle avait eu une relation avec Alain, un camarade de lycée, qu'elle a recroisé dans la rue. Aujourd'hui, elle est mariée et heureuse avec Jean, mais cette rencontre la chamboule complètement. Les deux hommes sont différents : l'un croit à la chance et à l'ironie du hasard tandis que l'autre pense plutôt que la chance se provoque. Et pour le coup, il n'y a pas que la chance qu'il provoque... Si l'on fait abstraction ou plutôt que l'on s'habitue à un jeu volontairement exagéré, à des dialogues souvent bateaux et à un côté kitsch assumé (je pense que tout ceci est dû au fait que le style du réalisateur passe mieux en anglais qu'en français), "Coup de chance" est un film malicieux qui lorgne habillement sur le polar avec un scénario plein d'ironie qui se met tout doucement en place jusqu'à une solide dernière partie. Ce n'est jamais aussi piquant que ça voudrait l'être, mais j'ai fini par me prendre au jeu de cette comédie romantique policière cocasse et plaisante à suivre.
J’ai eu un coup de cœur pour “Coup de chance” le plus récent Woody Allen (sera-ce vraiment le dernier et ultime ?) C’est à la fois simple et ciselé comme une pierre d’orfèvre. N’est-ce pas le cas des plus grands chefs-d’œuvres ? C’est un film noir traversé de lumière, sublimement mis en scène et interprété. Un alliage de comédie romantique et de thriller désenchanté. J’ai adoré la façon dont Woody Allen trouve l’équilibre parfait entre un naturalisme façon Éric Rohmer et un suspense anxiogène façon Hitchcock. Les acteurs sont tous parfaits. J’ai découvert deux jeunes acteurs, les si jeunes et si émouvants Lou de Laâge et le Niels Schneider. Melvil Poupaud est remarquable de perniciosité. Il y a aussi la terriblement attachante Valérie Lemercier, dans le rôle d’une belle-maman désinvolte qu’elle arrive à étoffer et rendre marquant. C’est à elle tout naturellement qu’incombe la tâche d’incarner la loufoquerie propre à Allen. Outre ces quatre personnages principaux, il y a toute une série de petits rôles tous très bien dirigés et dosés avec un doigté de maître. La photographie signée Vittorio Storaro est un pur régal, donnant à chaque scène une plénitude riche et sensuelle, jouant sur le contraste des teintes chaudes et froides, j’adore quand sur certains plans les rouges se disputent avec les bleus. Sous son apparence vaudevillesque, « coup de chance » est un compte moral, malicieux et ironique, un coup de génie du maître que beaucoup de critiques ont injustement méprisé. Honte à eux. Quant à vous, amoureux du style allenesque, amoureux de la beauté et de l’intelligence, il ne vous reste qu’une chose à faire: trouver la façon de voir ce film, en VOD ou sur un grand écran.
Est ce que moi ? Mais je trouve ce film de Woody Allen assez léger ... c est gentil mais pas vraiment original, ça se laisse juste regarder, un match point version française c est le ressenti général. Pas mal mais je m attendais à mieux