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2,5
Publiée le 24 avril 2023
On se réveille à l'âge de 40 ans et on réalise qu'on n’a pas fait grand-chose de sa vie. C'est ce que se dit Amelia, qui n'a pas d'emploi stable ni fondé de famille, ce qui lui donne un sentiment d'échec notamment quand elle voit les autres de son âge. Nostalgique de ses 18 ans, elle va avoir l'occasion de les revivre en retournant dans le passé. Seconde chance ou malédiction ? La nostalgie embellit parfois les choses et elle va s'en rendre compte même si elle va aussi avoir l'occasion de réaliser des choses plus importantes. Avec son premier long-métrage, Jonatan Etzler mélange à la fois le voyage dans le temps et la boucle temporelle. Si le premier est logique, le second n'apporte rien. On n'a pas 18 ans qu'un seul jour et la prise de conscience d'Amelia aurait pu se faire progressivement à cette époque. En tout cas, ça ne m'a pas convaincu en tant que tel. Les scénaristes manquent d'idées et ça se ressent comme avec ces scènes qui ne servent à rien où la jeune femme se lasse de la répétition et gâche ses journées, car elle sait qu'il n'y aura pas de conséquences. Bien que prévisible, tout ce qui concerne Amelia et Fiona fonctionne bien et est plutôt attendrissant, par contre le reste est superflu. Au final, un film regardable, mais trop inégal.
Je l'avoue : je suis une time-loop addict. J'adore ce dispositif narratif depuis "Un jour sans fin", je trouve qu'on s'y projette beaucoup et il y a quelque chose de très satisfaisant dans l'idée de devoir revivre la même journée jusqu'à comprendre ce qui a "raté" dans notre vie et qu'on doit changer. Ce genre de film donne toujours lieu à des scènes cocasses quand le personnage connaît par coeur tout ce qui va se passer et qu'il fait n'importe quoi puisque qu'il n'y aura pas de lendemain. Ce petit film façon rom'com'/feel good movie est très bien joué, il est suédois donc apporte une touche de fraîcheur par rapport aux films US habituels. Une bonne dose d'émotions aussi, un scenar qui a "du fond", sans prétention. On a envie de le regarder avec des copines en mode pyjama party.
Un film suédois disponible sur Netflix, One More Time s’inspire librement du concept de Un jour sans fin : Amelia, une femme de 40 ans, se réveille accidentellement transportée en 2002, à l’aube de ses 18 ans — avant de se retrouver bloquée dans une boucle temporelle où chaque journée se répète indéfiniment.
Ce qui captive, c’est cette ambiance nostalgique et la chaleur qui se dégage du récit. Le film invite à la réflexion sur les choix de vie, le regret et la possibilité d’un nouveau départ — un mélange doux-amer qui fonctionne souvent. Hedda Stiernstedt incarne Amelia avec une justesse douce qui porte le film, accompagné d’une atmosphère visuelle claire et plutôt efficace.
Cela dit, le film peine à se détacher de ses références — «Un jour sans fin » est cité en filigrane, et à force d’hommage, le film manque un peu de caractère. Une certaine impression d’ensemble trop lisse, quelques longueurs dans la boucle temporelle, et une écriture sans surprises véritables. Et des acteurs qui sont les même entre 18 et 40 ans !