L'histoire de ce trentenaire au passé incandescent (dont on ne saura pas grand chose), et qui tente une nouveau départ est admirablement suggérée. Les scènes intenses se succèdent : échanges familiaux avec la grand-mère algérienne, avec son ex et son fils ado rebelle, sa fiancée qui doute, les beaux-parents ARBILLOT et SOUALEM si sincères, sa soeur chanteuse; échanges avec des potes vénéneux évoquant un parcours qui va le rattraper (jugement à venir),... Mais c'est surtout la performance émouvante de tous ses personnages grâce à une direction d'acteurs efficace et sensible. Magnifique!
La petite quarantaine, Yazid est un acteur qui a décroché quelques rôles avant de sombrer dans l’alcool et dans la drogue. Son couple s’y est fracassé. Mais Yazid est en train de remonter la pente, de renouer avec son fils désormais adolescent, de construire une relation stable avec Garance, une actrice comme lui, avant de retrouver la scène.
Salim Kechiouche est venu au cinéma adolescent grâce à Gaël Morel, avant de faire une école de théâtre. Il a tourné dans une vingtaine de films avec Ozon et Kechiche, dans autant de courts métrages, pour le cinéma et pour la télévision ; il a joué au théâtre. Il passe pour la première fois derrière la caméra pour rendre un hommage à son ami, l’acteur Yasmine Belmadi, mort en 2009 dans un accident de scooter, après la fête de fin de tournage de son dernier film, "Adieu Gary".
Salim Kechiouche dit avoir croisé beaucoup d’éléments autobiographiques avec ceux de la vie de son ami défunt. Il revendique aussi la part de pure fiction de son film : ni lui ni Yasmine Belmadi n’a ou n’a eu de fils adolescent comme celui qu’on voit dans le film.
Tourné avec un petit budget, quasiment pas distribué (il est sorti le mois dernier en catimini dans deux salles parisiennes), "L’Enfant du paradis" dure une heure et douze minutes seulement. C’est un film à l’os, dont l’acteur principal, qui en signe aussi la réalisation, beau brun à la virilité incandescente, est de tous les plans.
Sa principale qualité est aussi son principal défaut : sa concision. "L’Enfant du paradis" se réduit finalement à pas grand-chose. Reproche paradoxal sous ma plume qui a si souvent reproché aux films leurs inutiles longueurs et leurs demi-heures excédentaires !
Très beau film tant pour le scénario, la réalisation, les acteurs mais surtout une sensibilité, une finesse du propos sur des thèmes universels, très émouvant et percutant. C’est le cas de le dire…
J'ai adoré ce film, auquel je me suis identifié, souvenirs d'enfance... Mais également pour l'histoire, sur le poids et la présence de nos morts, du deuil... Les acteurs sont tous excellents. Je vous suggère fortement d'aller le voir ! Un premier film réussi qui promet un bel avenir cinématographique du réalisateur !
Yazid est un jeune comédien issu d’un quartier populaire qui parvient à mener une jolie carrière malgré un passé tumultueux. Loin des affaires et des trafics, il a réussi à cesser sa consommation de drogue et d’alcool. Mais chassez le naturel, il revient au galop, le passé n’est jamais trop loin. Un condensé d’émotions. Très beau film.
Excellente surprise. Très beau premier film réalisé et interprété par Salim Kechiouche dont on ne sait s’il revisite son histoire personnelle ( très émouvant montage des scènes de fiction et de ses propres vidéos familiale super8) ou bien s’il se projette dans celle qui aurait pu devenir la sienne. Un film court ( c’est si rare) peu bavard (id) ni poseur ni grandiloquent : c’est sec, tranchant, prenant Le casting est remarquable et tous les personnages secondaires existent. Cela donne des scènes qui peuvent évoquer Kechiche ou Pialat, très intenses. Mention spéciale à la soirée chez les beaux parents, celle des retrouvailles difficiles avec la sœur, et enfin la confrontation avec sa compagne où Salim Kéchiouche réussit à nous livrer aussi bien la toxicité de son personnage que sa fragilité avec grand talent Un réalisateur a suivre Le film est sorti en catimini dans peu de salles c’est très dommage, donnez lui sa chance.
Un très beau film tendre émouvant et une belle distribution et jeux d'acteurs Je conseille vivement ce film qui nous donne à réfléchir sur la vie des Banlieues la séparation trop jeune d'une mère et la difficulté de
Simple efficace. Très bien joué bien écrit : un excellent premier film qui crée l'envie et l'impatience de découvrir ses prochaines réalisations. Salim Kechiouche est très un bon acteur mais un vrai cinéaste en devenir . Bravo à lui .
L'enfant du paradis nous entraîne dans ses espoirs, ses galères, ses amours et ses souvenirs. Un tourbillon d'humanité, avec de très beaux personnages, qui entourent cet acteur pudique et sombre, en recherche de lumière et de rédemption, en permanence rattrapé par ses passés. Une grande sincérité dans les scènes et les dialogues, et de très bons acteurs. Un très beau premier film, profondément attachant !
Très belle surprise ! Histoire touchante ! Acteurs impeccables et d’une grande sincérité. Est il possible de construire qq chose de positif quand on a eu un passé chaotique ? Cette question crée à la fois une tension et une belle énergie tout au long du film ! Un grand bravo sans réserve, courrez le voir !
Le talent d'un Artiste, quel qu'il soit, est de nous prendre par la main, de nous entrainer dans un monde, le sien, pour le faire entrer en résonance avec le nôtre. Me concernant, Kechiouche Salim y est redoutablement parvenu, pointant la finesse aiguisée de sa sensibilité dans une plaie à jamais béante. "L'enfant du Paradis" est une double mise en abîme, puisque l'on y trouve des images personnelles de Salim en famille, et un tournage en cours dont Yazid est l'un des protagonistes. Tiroir à double fond, matriochka, je me suis laissé surprendre au début du film, par une dispute conjugale que je croyais réelle, alors qu'elle n'était qu'une répétition. Bravo Salim, tu m'as bien eu ! Et puis, il y a cette Maman, toujours présente, mais bien trop absente, véritable colonne vertébrale familiale, sans laquelle plus rien ne va. Comment ne pas être bouleversé par ce petit garçon rieur, heureux de vivre, aimant, tactile, tout à coup devenu cet homme brisé, à fleur de peau, au bord des larmes, et privé de repères essentiels à sa construction d'adulte ? Son "Mal de Mère" est aussi le mien, incapable, à 62 ans, de me remettre du décès de la mienne, survenu le 29 mars 2020. La grand-mère, sa prise de terre, adorable vielle dame pleine d'humour, à laquelle il s'accroche comme à un roc. Le plus fort n'est pas forcément le plus jeune. Pris dans une tourmente dont il ne sait comment s'extraire, victime de démons en embuscade, Yazid ne devra son salut, sa paix intérieure, qu'au prix de sa vie ! Kechiouche Salim, tu as accouché d'une véritable tragédie grecque qui mérite d'être vue et revue pas le plus grand nombre
Quel ne fut pas mon étonnement de lire que "L'enfant du paradis", film de Salim Kechiouche, était "un film noir et sec, sans gras, court et, malgré sa brièveté, sous influence kechichienne". Pensez donc, dire d'un film de 72 minutes qu'il est sous influence kechichienne alors que Abdellatif Kechiche n'arrête pas d'augmenter la durée de ses films au point d'approcher les 180 minutes pour ses 2 derniers longs métrages (des films qui, entre parenthèses, seraient bien meilleurs si ce réalisateur arrivait enfin à maîtriser la durée des scènes qu'il filme), cela est assez gaguesque ! Qu'y a-t-il de Kechiche dans "L'enfant du paradis" ? Le fait que Salim Kechiouche, dont c'est le premier long métrage en tant que réalisateur, a été interprète dans des films de Kechiche ? Le fait qu'ils ont en commun les 5 premières lettres de leurs noms ? A part ça, je ne vois pas grand chose ! Par contre, je constate que Kechiouche, dès son premier film, sait nous offrir des scènes qui ont exactement la bonne durée, qui ne sont pas prolongées au delà du raisonnable.spoiler: Prenez par exemple la scène d'intimité sexuelle entre Yazid, un comédien qui semble avoir réussi à terrasser ses démons intérieurs, et Garance, sa compagne : chez Kechiche, elle aurait duré un bon quart d'heure ; dans "L'enfant du paradis", elle doit durer 2 ou 3 minutes à tout casser, juste le temps nécessaire pour comprendre l'amour qui lie Garance et Yazid. Bon, d'accord, tout n'est pas parfait dans "L'enfant du paradis", quelques scories venant se mêler à des moments très forts, telles 2 scènes de trémoussage (mais là, malheureusement, on est dans le banal puisqu'il semble impossible aujourd'hui de réaliser un film qui ne comprenne pas une telle scène !) ; telle un jeu d'acteur un peu approximatif chez certains interprètes ; telle une fin qu'on arrive à deviner assez vite. D'après Allociné, il y aurait du spoiler dans ce bout de texte. Si vous arrivez à trouver où, faites moi signe ! Mais sinon, quel plaisir de faire connaissance à une comédienne qu'on ne connaissait pas : Nora Arnezeder, exceptionnelle dans le rôle de Garance !spoiler:
Un film coup de poing qui vous envoie un uppercut, interroge, émeut, interpelle. Clin d'œil aux débuts du réalisateur avec les apparitions de Gael Morel et Stéphane Rideau. Le désir de tenir une caméra dès l'enfance n’à fait que s'accentuer et se peaufiner aux contacts de grands metteurs en scène. Courez-y, vous en ressortirai groggy.