Tendresse au bout du fil(m)... La nuit est chaude, humide, suffocante, pour ces jeunes ados qui enchaînent les bêtises (appeler un numéro rose en se faisant passer pour un adulte, squatter les piscines et flirter avec des "grandes"...) jusqu'à celle qui va changer la vie de l'un d'eux. 1-800-Hot-Nite appelle surtout ses personnages à grandir, à s'ouvrir sur les problèmes (assez lourds) qu'ils rencontrent, à accepter les mains tendues pour aller mieux. Un bien joli fond, porté par ses acteurs très jeunes (mais non moins doués, surtout lorsqu'on apprend qu'ils proviennent d'un casting "sauvage" : sans un seul cours d'actorat) et par Ali Richey qui prête un caractère très attachant à cette hôtesse téléphonique en mal de vraie discussion (elle aussi). Le rythme ne suit pas, l'esthétique se répète parfois, et avec un postulat de base qui est de réduire l'intrigue à une seule nuit (où tout se joue), il faut accepter de ne pas savoir la suite, l'avenir des gamins et de l'hôtesse (ceux qui n'aiment pas les fins ouvertes : demi-tour, votre frustration serait à son comble, devant ce film qui met en scène un moment suspendu, un bref cliché dans la vie des ados qui grandissent d'un coup). Mais si l'on rêve de mettre au lit (sans dîner) ces petits malins tête-à-claques au début du film, on arrive peu à peu à comprendre l'envers du décor, et à les apprécier. Mention à la call-girl d'une sincérité désarmante, notre personnage favori dans ce modeste 1-800-Hot-Nite qui tente de comprendre les âmes qui traînent après minuit...