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3,0
Publiée le 6 avril 2026
Un retour aux sources là où tout a commencé et là où tout a basculé. Un retour qui fait remonter de nombreux souvenirs à Khédidja, cette mère qui se rend en Corse avec ses filles Farah et Jessica pour être la nounou des enfants d'une famille aisée. Une cicatrice toujours douloureuse, mais il arrive un moment dans la vie où il faut affronter son passé et ses démons. "Le retour" est un film généreux qui évoque la famille, les secrets familiaux, les relations familiales, les racines, mais aussi sur un ton plus léger les premières fois avec l'éveil amoureux et sexuel des deux sœurs. Une quête d'émancipation et d'identité en quelque sorte avec Farah, la plus jeune, qui cherche sa place dans cette famille. Pour cela, elle essaie de se faire remarquer, mais rarement de la bonne façon alors que sa sœur Jessica brille par sa réussite scolaire. Un conte d'été solaire, un récit initiatique attachant incarné par trois bonnes actrices. Ce n'est pas mon préféré de Catherine Corsini et c'est effectivement très décousu, mais ça reflète bien les expériences estivales et l'insouciance de cette période.
Comme son nom l'indique, ce film retrace le retour d'une mère africaine et de ses deux filles sur île de Beauté. La controversée Catherine Corsini aborde par l'intermédiaire de cette famille une multitude de thèmes : le deuil, le racisme, l'homosexualité ou encore la différence de classe sociale. La découverte de leurs racines pour ces deux adolescentes très différentes est laborieuse mais pas inintéressante. Les actrices sont formidables et cela contribue à la réussite relative du film. Pour autant, le problème majeur réside dans l'approche trop didactique de l'histoire et des secrets de cette famille qui ne laisse guère de place à l'imagination du spectateur. Poussif.
Quand on manque de rigueur et d'intelligence, on tombe dans l exces et la caricature. C'est ce qui se passe dans ce film et c est dommage car le scénario est intéressant et les actrices principales plutôt convaincantes.
Ce n était pas le film léger que je croyais, ça aborde tous azymuths plusieurs thèmes chez les ados : la drogue, l orientation sexuelle, la quête d identié quand une partie de votre famille vous est inconnue, la relation mère/fille, la sororité, l emprise ou influence....Le tout tourné en Corse. Ça vaut le détour notamment pour le jeu des actrices et la belle musique...
Il y avait beaucoup mieux à faire .certains pans de l histoire annoncée ne sont que très peu évoqués ( l activisme politique du père, les motifs du départ, ceux du retour, la vie durant ces années,les raisons des tensions Avec la belle famille) et c est vraiement dommage. Au lieu de ça, on a droit à des longueurs sur les soirées de fiestas.Pauvre scénario.
Film très gênant qui aborde le racisme avec les gros sabots d'une personne " qui ne voit pas les couleurs " et qui se donne bonne conscience en mettant des personnes noires sur grand écran, car elles manquent de représentation ! Et prendre les gens pour des idiots avec un père blanc ! C'est mal écrit, maladroit et ignorant. Aucun effort de subtilité ou de semblant d'éducation au racisme ordinaire. Pitié, quand vous parlez de choses qui vous ne connaissez pas, faites vous relire par des personnes concernées Mme Corsini. Heureusement que les acteurs sont tous excellents !
"Le Retour" est un film que j'ai moyennement apprécié. L'histoire est sympa mais mal exploitée à mon goût et j'aurais sûrement préféré voir une autre tournure. Les personnages m'ont pas trop accroché et les personnages non plus.
J’aime le cinéma de Catherine Corsini. Certes c’est du cinéma de femme pour les femmes… mais j’adore ça car je pense que les hommes ont beaucoup à y apprendre. Aussi, Trois mondes, La belle saison, Un amour impossible et surtout La fracture en 2021, m’avaient passionné. Et ce ne sont pas ces nouvelles 106 minutes qui feront baisser Madame Corsini dans mon estime. Khédidja travaille pour une famille parisienne aisée qui lui propose de s'occuper des enfants le temps d’un été en Corse. L'opportunité pour elle de retourner avec ses filles, Jessica et Farah, sur cette île qu'elles ont quittée quinze ans plus tôt dans des circonstances tragiques. Alors que Khédidja se débat avec ses souvenirs, les deux adolescentes se laissent aller à toutes les tentations estivales : rencontres inattendues, 400 coups, premières expériences amoureuses. Ce voyage sera l'occasion pour elles de découvrir une partie cachée de leur histoire. C’est très bien écrit sur un sujet fort et bouleversant et surtout servi par une distribution remarquable. Ce film, qui a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2023, commence et se termine par la même image, celle d’une mère qui étreint ses deux enfants. Entre les deux, 15 ans ont passé. Un lourd secret, un retour aux sources, et beaucoup de sujet – peut-être trop, au risque de la dispersion -, comme le racisme, l’homosexualité, l'émancipation féminine, la quête d’identité, le poids du passé, le deuil… C’est émouvant, généreux, nerveux, sensible mais parfois un peu brouillon, bref de quoi se perdre par instant sans toutes ces intrigues qui s’entremêlent. Mais le regard – par caméra interposée -, de Catherine Corsini lucide, incisif, pour ne pas dire acéré, sauve l’entreprise et parvient à nous passionner à cette incarnation d’une nouvelle trinité. Aïssatou Diallo Sagna, aide soignante de son état, a fait ses débuts à l’écran dans son propre rôle dans La Fracture. Catherine Corsini a donc de nous veau fait appelle à elle et, le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une bonne pioche. Quelle actrice ! Ses deux filles à l’écran, Suzy Bemba – pour une 1ère apparition sur grand écran -, et Esther Gohourou, - repérée dans Mignonnes -, sont également parfaites. Tout comme Lomane De Dietrich, encore une quasi débutante, Cédric Appietto, Marie-Ange Géronimi, Virginie Ledoyen et Denis Podalydès. Un film honnête qui mérite de trouver son public au milieu d’un été cinématographique encombré de blockbusters.
Après une fuite et une absence de 15 ans, Khédidja revient en Corse en compagnie de ses filles, adolescente et jeune adulte, pour travailler. Plongée dans cet environnement nouveau relié à leur père, elles expérimentent de nouvelles choses, font des rencontres et apprennent plus sur leurs origines. Malheureusement, certaines vérités blessent. En salle le 12 Juillet.
spoiler: Le Retour, comme son nom l'indique, montre un choc entre le passé et le présent pour la petite famille d'une mère et ses deux filles. La quête des origines est abordée avec beaucoup de sobriété et leur "tombe dessus* plus qu'elle n'est vraiment déclenchée. Le film a comme grand atout d'analyser subtilement les questions d'appartenance sociale, (famille VS sciences PO) de domination par le mérite (toi tu es méritante contrairement à elle donc tu as droit) et une bonne grosse dose de patriarcat (mais mongole, idiote, laisse moi faire). Dommage que la fin aille un peu vite et que l'on ai pas toutes les réponses.
C'est un film qui aurait pu être intéressant mais qui s'est avéré bancal et maladroit: pourtant le retour dans la région de naissance pour mieux connaître son passé après une longue absence est un thème qui aurait pu fonctionner.Déjà un banc-titre sans le minimum au début ( acteurs principaux, réalisatrice...)mais surtout trop d'actions secondaires qui s'enchevêtrent avec l'action principale fait que le déroulement se perd dans tous les sens aux dépens du fil conducteur sur lequel on reste sur notre faim.Le dialogue est un peu à l'emporte pièce et parfois limite au point de vue diction.Quelques scènes fortes et bien menées viennent rompre cet ensemble peu réussi avec en prime quelques vues très belles sur l'île de beauté
Un film intéressant, plus fort que ce que les critiques, mitigées, laissent penser. Une employée de maison retourne en Corse avec ses deux filles, dans le sillage de ses patrons, la Corse qu'elle a quitté quinze ans plus tôt dans des circonstances dramatiques. Tout cela va mijoter dans le climat insulaire... Images magnifiques, petits délires adolescents, sensualité, tout ce petit monde évolue au cours du séjour. Ajoutons un très bon casting, en particulier l'héroïne et ses filles, un Podalydès plus vrai que nature, l'ensemble vaut le détour.
Le film débute avec douleur, sur le fond comme sur la forme, d'abord dans les larmes, puis pour nous après quand il faut supporter deux ados, dont une absolument insupportable. Farah jouée par Esther Gohourou est un personnage horripilant à chaque instant. Les indices sur le passé familial sont d'abord semé avec parcimonie, on attend donc logiquement le twist, le ou les secrets dévoilés, le pourquoi du départ il y a 15 ans... Mais le passé devient vite accessoire, le récit se focalise vite sur les deux ados qui vivent leur vacances d'ados, à la différence près que c'est en Corse. On a donc d'un côté deux filles qui vont vivre comme des ados en vacances dont connaître leur idylle estivale éculée, qui vont se confronter à tout ce qui fait le cliché d'une Corse insulaire avec ses insinuations mafieuses ou le racisme plus ou moins latent. Mais la caricature va aussi plus loin, avec les patrons gentils bobos gauchos en apparence mais qui restent légèrement condescendants. Le scénario reste une succession de scénettes plus ou moins intéressantes, qui tentent d'aborder finalement trop de sujets sans vraiment les traiter à fond. Seule le dernier quart d'heure offre un peu de finesse et d'émotion. Dommage. Site : Selenie.fr
Qu'attendre de cette réalisatrice qui se plaît constamment à cocher toutes les cases de la bienpensance ? Vu pour se faire une idée de sa vision de la société corse, force est de constater que ses préjugés sont mis en scène. Désolé si l'île de beauté ne veut pas devenir le prochain wokistan...
Quinze ans après l’avoir quittée dans la précipitation, Khédidja (Aïssatou Diallo Sagna, César de la meilleure actrice dans un second rôle pour "La Fracture", le précédent film de Catherine Corsini), revient en Corse où un couple de grands bourgeois parisiens (Denis Podalydès et Virginie Ledoyen, plus caricaturaux que nature), qui y ont une maison, lui ont confié le soin de veiller sur leur nombreuse et bruyante progéniture. C’est l’occasion pour les deux filles de Khédidja, Jessica, 18 ans, qui vient d’intégrer Sciences Po, et Farah, 15 ans, moins brillante et plus turbulente, de découvrir l’île où elle sont nées et de déterrer les secrets sur leurs origines qui y sont enfouis.
Le Retour a réussi à être sélectionné en compétition officielle à Cannes et à faire oublier l’odeur de soufre qui l’entourait avant sa projection. Le tournage, dit-on, aurait été houleux – Catherine Corsini est connue pour être une réalisatrice éruptive – et deux signalements pour agressions sexuelles ont été déposés. Mais la polémique s’est éteinte et le film, revenu bredouille de Cannes, a réussi à se glisser dans la programmation très riche de ce début d’été ("Mission Impossible", "Oppenheimer", "Barbie"…) au risque de n’y pas trouver son public.
Il le mériterait pourtant ; car "Le Retour", malgré le schématisme de son scénario, encorseté dans un cahier des charges peut-être trop lourd, et ses grosses ficelles, est un film réussi.
"Le Retour" embrasse large. La Corse en est peut-être le personnage principal. Catherine Corsini y a ses racines. Elle en sait la beauté – ses sublimes paysages filmés sous la chaude lumière d’un été finissant – et ses défauts – son virilisme étouffant et son nationalisme sourcilleux. "Le Retour" embrasse d’autres thèmes sociétaux, et notamment le racisme et l’intégration plus ou moins réussie d’une femme d’origine sénégalaise et des deux filles qu’elle élève courageusement seule. Je n’arrive pas à décider si leur confrontation avec le couple bien-pensant interprété par Denis Podalydès et Virginie Ledoyen qui, sous couvert d’une hospitalité de façade, laisse transparaître son racisme ordinaire, est particulièrement bien vue ou trop caricaturale.
"Le Retour" a deux autres dimensions. La première est la coming-of-age story que racontent, chacune à leur façon, les deux filles de Khédidja. Jessica, l’aînée, vit douloureusement les contradictions qui la déchirent. Elle remet en cause son éducation hétéronormée en tombant amoureuse de Gaïa, la fille des patrons de sa mère. Elle réalise que son ascension sociale et intellectuelle ne pourra pas se faire, façon Annie Ernaux, sans une séparation traumatisante avec sa famille. Farah, la cadette, est un personnage aussi attachant à défaut d’être aussi complexe : l’adolescente, encore engluée dans l’enfance, qui peine à exister aux côtés d’une aînée si parfaite, cherche désespérément sa place en flirtant avec l’interdit. La seconde est la chronique familiale organisée autour du secret des origines des deux filles. Elle repose sur l’interprétation tout en retenue de Aïssatou Diallo Sagna. Le rôle est splendide. Son actrice se coule dans son personnage avec une belle humanité. Elle réussit à arracher une larme aux spectateurs les plus insensibles.