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Onir
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2,0
Publiée le 28 juillet 2023
L'histoire et le thème sont plutôt intéressants bien que communs, mais pointer le racisme en Corse est rare au cinéma, des films ou le scénario se passe en Corse j'en ai vu beaucoup, mais jamais qui abordait ce sujet. Le film ne tourne absolument pas autour de ce thème, qui est juste survolé. L'actrice qui joue la mère est assez insipide je trouve, elle ne joue pas très bien. L'actrice qui incarne Farah joue très bien l'ado inssuportable et attachante à la fois, son rôle est assez particulier.
Il y a par contre beaucoup de lenteurs, comme la scène de fête qui dure et dure ... On s'ennuie un peu.
Par contre je ne comprends pas l'intérêt d'avoir choisir créé dans un scénario, deux personnages métisses, enfant d'un couple " mixte " comme on dit, et de choisir deux actrices non métisses pour les incarner. Vraiment c'est un drôle de choix, je me suis demandée si c'était en lien avec les polémiques autour de la représentation des acteurs noirs dans le monde du cinéma français depuis quelques années. J'aurais bien aimé entendre le propos de la réalisatrice afin de mieux comprendre, parce que ça sonne vraiment comme ridicule dans le film, quand on voit les photos du père, blanc comme neige, on insiste bien pourtant sur le fait qu'il est corse. Ou alors le personnage de la mère aurait été infidèle deux fois avec un homme à la peau noire ? Mais personne ne se pose de questions, à part un échange de deux phrases entre la mère et sa fille sur ce sujet, c'était risible et ça m'a perturbé ce manque de cohérence.
Dans une filmographie abondante, Catherine Corsini a bénéficié de quelques moments de grâce - avec le remarquable La Fracture, notamment - et de pas mal de navets trop vite filmés pour ne pas dire bâclés ... Pour notre malheur, Le Retour fait partie de ses plus mauvaises réalisations. Sans rythme, avec des dialogues parfois ineptes, une interprétation ou direction d'acteurs approximative, un scénario bancal, ce film qui est censé visiter la Corse au filtre de sa culture historique, tombe dans les clichés les plus simplistes. Cette histoire de retour en Corse d'une famille de trois Africaines peine à convaincre, c'est le moins que l'on puisse dire .Y ajouter une improbable idylle saphique - une rengaine de la réalisatrice après La Belle Saison ? - compromet encore davantage la crédibilité de cette fable. Ne surnage du naufrage que la fine Aïssatou Diallo Sagna... Encore un mystérieux choix de la sélection française du Festival de Cannes !
Un très beau film, lumineux, avec des comédiennes incroyables, une histoire super dense, du suspense, des baisers, de la tchatche et un rythme de dingue ! Un film qui passe inaperçu dans le ciel d'été, alors qu'il est un pur moment de plaisir, de rires et de larmes. Allez voir LE RETOUR, c'est une pépite !
Les paysages de la Corse dans ce film permettent partiellement de remonter le niveau de ce film : scénario décevant et guère crédible, avec une approche de la jeunesse corse et continentale sur fond de fêtes qui tournent à la beuverie et à l'utilisation banalisée des drogues! Vous pouvez rester chez vous, film bien décevant.
Après "la fracture" qui proposait une plongée au coeur des fractures sociales révélées par les gilets jaunes, Catherine Corsini s'attaque au sujet des fratries métisses.
Khédidja travaille pour une famille parisienne aisée (incarnée par Denis Podalydès et Virginie Ledoyen) qui lui propose de s'occuper des enfants le temps d’un été en Corse. L'opportunité pour elle de retourner avec ses filles, Jessica (admise à Sciences Po Paris) et Farah (plus délurée), sur cette île qu'elles ont quittée quinze ans plus tôt dans des circonstances tragiques (on le découvrira en toute fin de film)
Alors que Khédidja se débat avec ses souvenirs, les deux adolescentes se laissent aller à toutes les tentations estivales : rencontres inattendues, 400 coups, premières expériences amoureuses (sapphique pour Jessica). Ce voyage sera l'occasion pour elles de découvrir une partie cachée de leur histoire.
Le film a été un peu égratignée par la critique mais je l'ai trouvé convaincant et pas "cliché" comme l'a reproché Télérama.
Les deux filles de Khédidja sont effectivement très différentes mais le film démontre bien qu'aucune des deux n'est finalement très à l'aise avec leur image familiale, sexuelle et sociale.
La description du machisme Corse est assez savoureuse également...
Un nouvelle comédie de Catherine Corsini, au palmarès éloquent et 25 films à son actif. Ce dernier présenté à Cannes, peut sembler fouillis, de part les thèmes proposés ( deuil, recherche de ses racines, recherche de son enfance, découverte de son corps, de ses sentiments, du racisme, de l'importance de la famille, aussi de la fête, de l'alcool, de la drogue, de la sexualité.... ) vous voyez cette liste non exhaustive, et l'art d'organiser tout ceci relève du défi. Le plus fort est de surpasser les clichés, le vocabulaire énervant des jeunes filles, il faut le dire, pour noter le parcours semé d'embuches qu'elles découvrent finalement, pour mieux se retrouver dans les valeurs premières de la "Famille". C'est ce regard objectif sur cette jeunesse, constamment piquée au vif, sollicitée, malmenée, que propose remarquablement C Corsini, offrant trois portraits de femmes fascinantes : Aïssatou Diallo Sagna, ( Khédidja )Maman si bienveillante, Suzy Bemba ( Jessica ) et Esther Gohourou ( Farah ). Excellente opposition d'angle familial à travers Virginie Ledoyen et Denis Podalydes, employeurs de la maman. Film intense, vivant, regorgeant d'émotions, à découvrir en ce début de vacances...!!**
Au-delà des polémiques et des embrouilles liées à son tournage, le film de Catherine Corsini présente l'histoire d'une mère et ses deux filles qui reviennent en Corse après un drame survenu quinze ans avant. Sur fond de secret de famille, ce séjour en Corse va être déterminant pour chacune des femmes, mais aussi pour le lien qui les unit. Le film présente trois beaux portraits de femmes, noires. Les actrices sont justes et sensibles, avec une mention spéciale pour Esther Gohourou dont Catherine Corsini a détaillé ce soir le grand talent de comédienne et d'improvisation. Le scénario écrit par Naïla Guiguet est percutant et brillant, les paysages corses superbes. L'humour est également très présent, ironie et critique ne sont jamais loin, et la scène du lavabo, irrésistible, est à déposer directement dans les annales du burlesque ! Un beau film qui touche juste avec finesse, à voir !
Le scenario veut traiter trop de choses et part dans tout les sens, les clichés Corse sont poussés au maximum, cependant l'image est très belle et les actrices attachantes.
Catherine Corsini est au sommet. Ce film fort, noir et lumineux nous possède. Cette oeuvre puissante fait oeuvre d'avant garde. Tous les clichés, préjugés stéréotypes sont nommés, dépassés, exposés. Sans pathos avec force, réalité et sensibilité. Catherine Corsini cinéaste humaniste engagée filme le portrait d'une époque sans concession et la réconciliation des contraires. Quelles portraits de femmes ! Mères, grand mères, filles au centre de l'énigme. Des hommes périphériques et déterminants. Le père central inconnu disparu retrouvé. La Corse est une évidence. Elle enveloppe tout. Impulse sa force à l'histoire et guide les personnages. Ce film est celui d'une époque dangereuse. Il est un cri de liberté, d'amour, de rapprochement seules capables de sauver l'humanité.
Film à ne pas rater pendant les sorties estivales: il sent bon la chaleur de l'été et de la Corse, il sonne juste dans les interprétations comme dans les dialogues. C'est percutant, c'est intense, porté par une bande son parfaite et des images fortes. Le drame familial qui se joue nous tient en haleine, du début à la fin , avec un démarrage coup de poing. On ne peut faire plus moderne, plus dans l'air du temps que dans "le retour". La Corse fait partie des personnages principaux, elle est présentée sans détour et en toute beauté. Catherine Corsini filme à la perfection la jeunesse. Un de ses meilleurs films.
L'interprétation est fluide, efficace et intelligente. Ce film est une belle surprise, et le scénario est parfait . Avec en toile de fond l'île de beauté, très agréable moment de cinéma que je conseille
Bonne surprise, je recommande d'aller voir ce film qui parle avec finesse du poids du secret familial, des problématiques du racisme, de l'insularité, tout en gardant beaucoup de fraicheur de ton. La galerie de personnages est très bien interprétée par les comédiens. Il y a aussi la bonne surprise de retrouver la comédienne Aissatou Diallo qu'on avait découvert dans la Fracture à qui la réalisatrice donne une tout autre partition, bien plus étoffée. Les deux jeunes comédiennes nous emportent avec gaité, intensité et grande justesse dans leurs découvertes estivales, leurs questionnements - avec une mention particulière pour Esther Gohourou qui interprète son rôle avec une gouaille et une répartie sans pareil! Il ya aussi une fête d'été qui est mise en scène avec beaucoup d'intensité et d'humour. J'ai passé un très bon moment :-)
Film d’une grande sincérité. La corse a un autre visage et nous raconte une histoire atypique. Le trio d’actrice touche, amuse et choque. Moment de puissance sur l’île de beauté.
Un film doter d'une sensation d'attachement que l'on à pas envie de quitter et qui prend tout son sens à la fin du film.
Les acteurs sont touchants et vrais, une vraie mise en scène intéressante et une image sublime (la scène de soirée et de danse est une vraie pépite) mais en plus de tout ça, les messages sont forts et importants.
En somme, une vraie bonne découverte qui marque l'été cinématographie de cette année...si ce n'est pas l'année tout simplement.