Phénoménale, incandescente, performance d’actrice de la part de Marisa Abela!
Je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui pensent que la grande Amy nous est montrée ici comme une post-ado très nunuche, accro à son Bad Boy… Car « accro », oui , c’est certain, mais plutôt dans le sens consumée/carbonisée: Par ses carences affectives, par sa dépendance à l’alcool, par un besoin d’amour dévorant…
J’admets, néanmoins, qu’il m’a manqué le « plan large »: à savoir le contexte socioculturel, mais aussi la manière dont Amy W. s’est enracinée dans une culture à la fois musicale, et littéraire, avec les aspirations à la poésie brut de décoffrage qui était la sienne. Mais hélas, tout cela dans le film n’apparaît que par bribes, au hasard d’une phrase.
Ainsi, le film donne infiniment plus de place à la création de la coiffure choucroutée de la chanteuse. Essentielle pour la «signature » visuelle de son personnage, certes, mais sans doute pas davantage que la connaissance des grandes chanteuses de jazz qui ont façonné sa culture musicale, et que le film ne traite que par allusions.
Bref, une actrice plus que formidable, et un film certes pas indigent! Et pourtant il m’a laissée sur ma faim, et même, par moments….ennuyée.
Manquait d’ampleur,;à mon avis.