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Christophe Jourdan
10 critiques
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4,0
Publiée le 31 mars 2024
Un film très sérieux, qui traite un sujet sérieux interprèté avec brio par l acteur principal. Très beau film et quelle sensibilité dégagée par les acteurs et actrices du film.
Tres bon François Civil dans un scénario de thriller qui met bien en évidence le ressenti d’un personnage aux prises avec l’ infernale logique du système scolaire actuel...
Intense et stressant !! Comment ne pas être interpellé par une telle situation?? En tout cas , remarquable interprétation : les jeunes sont haïssables à souhait tout comme la hiérarchie et François Civil démontre tout son talent dans un rôle poignant.
J'ai été très déçue de ce film. Je suis déçue que le film cherche à plaindre Julien, alors que clairement c'est lui le problème. J'ai trouvé son attitude très très limite, et j'étais très mal à l'aise qu'on cherche à mettre le spectateur de son côté.
Avec la Salle des Profs, Pas de Vagues et l'explosif Amal, un esprit libre, qui sortira le 17 avril, le Cinéma semble de plus en plus vouloir s'emparer de l'Ecole et de s'en servir comme d'un microcosme, sorte de laboratoire permettant d'observer à échelle réduite les dérives de notre société.
Si le film parvient à maintenir un haut niveau de tension et à rendre compte efficacement d'une mécanique qui s'emballe, il pose néanmoins plusieurs problèmes : - dans une ère post me-too, où la parole des femmes semble avoir encore tant de mal à se libérer, mettre une nouvelle fois au coeur de l'intrigue une jeune fille dont la parole peut être mise en doute s'avère problématique. Fort heureusement, le film cherche à équilibrer son propos en venant également interroger la responsabilité de l'enseignant. - la représentation désastreuse du milieu scolaire et plus particulièrement des élèves (dépeints comme une meute sauvage, incivilisée et inéducable) pourrait donner l'impression de servir un message politique peu en accord avec les valeurs de l'Education Nationale. Le film ne montre jamais de véritables tentatives pour désamorcer, renouer le dialogue avec ces jeunes, les raisonner, les faire réfléchir aux conséquences de leurs actes...bref, développer leurs compétences citoyennes, mission pourtant au coeur du métier d'enseignant aujourd'. En ce sens, le film est trop manichéen. Audrey Diwan, co-scénariste du film, confirme que son regard est bien plus progressiste sur les questions féministes (L'Evénement, L'Amour et les Forêts) que sur celles liées à notre cohésion sociale (Bac Nord).
François Civil est absolument remarquable. Pourtant entouré de personnages souvent simples et caricaturaux, il parvient à toujours trouver le ton juste (future nomination aux César ?) et suivre le parcours émotionnel de ce jeune enseignant est intéressant.
La fin du film, très abrupte, marque les esprits. Et si certains reprocheront au réalisateur de ne résoudre aucun axe narratif développé, d'autres trouveront qu'elle illustre parfaitement le désarroi, l'impuissance et l'expectative dans lesquelles notre société se trouve actuellement.
Le film se déploie comme une vague d'émotions, crescendo tout au long de l'histoire. François Civil livre une performance magistrale. Les thèmes brûlants de notre société contemporaine, tels que le harcèlement, l'homosexualité et la religion, sont magnifiquement orchestrés dans ce film. Ma note pour ce film est une évaluation purement émotionnelle.
partisan et manichéen! le gentil (et bien naïf) prof contre les vilains élèves et le vilain chef d'établissement. Peu crédible, ce film dessert la cause enseignante, qui a besoin de soutien d'une autre qualité.
Teddy Lussi-Modeste s'est inspiré de son expérience d'enseignant pour écrire Pas de Vague. L'histoire est vue presque uniquement du point de vue d'un professeur victime d'une accusation injuste de harcèlement formulée par une petite élève, Leslie, qui l'accuse de lui avoir fait des avances. On comprend la désillusion qu';un jeune professeur idéaliste et plein d'envie de remplir sa mission peut ressentir quand, confronté à des élèves agressifs et irrespectueux, il ne rencontre qu'indifférence des collègues, de son directeur et du rectorat. À l'heure actuelle, les situations se multiplient et s'aggravent aussi avec l'utilisation des réseaux sociaux et de logiciels qui peuvent être utiles mais donnent à certains parents la possibilité d'exercer un contrôle inapproprié. spoiler: On peut regretter aussi les effets délétères d'une presse voyeuriste qui ne cherche qu'à faire le buzz.
Si la réalisation est aussi modeste que son réalisateur, on ne peut qu'être touché par la façon qu'il a de rendre la complexité des personnages et par l'honnêteté de son propos.
c'est le deuxième film qui me marque de l'année, dommage pour la fin, mais j'ai beaucoup aimé, pour moi c'est un film poignant, je me suis mi à la place du prof, je ne sais pas comment j'aurais réagi ! en tout cas prof est un métier que je considère de très difficile. bref j'ai aimé ce film même si je l'ai trouvé dur
Professeur de français dans un collège et très fier d'adopter une pédagogie basée sur l'élève en tant qu'individu, Julien est un jour accusé d'avoir un comportement de harcèlement sexuel envers une élève, qui porte plainte. Le corps enseignant se divise sur la question du soutien à l'accusé, qui se débat tant bien que mal face à une situation qui met en péril sa carrière et sa vie privée. En salle le 27 mars.
spoiler: "Pas de Vagues" s'inscrit dans une série de films traitant depuis quelques années de scandales ayant lieu dans des milieux éducatifs. Le sujet est touchy et est particulièrement vif dans l'actualité. J'ai aimé la capture de la personnalité de ce professeur par le réalisateur, profondément révolté par l'injustice dont il est victime. Très difficile dans le monde moderne de faire la part des choses, surtout face à des élèves qui ont une voix et un pouvoir croissants. J'ai un bémol au sujet du couple formé par François Civil et Shaïn Boumedine, qui m'a semblé assez distant et surtout peu crédible à l'écran. Les deux hommes jouent très bien individuellement mais n'ont pas l'air très à l'aise dans la relation jouée.
Une histoire dans l'air du temps : la descente aux enfers d'un jeune professeur de français accusé (à tort) de harcèlement d'une élève de 3ème . Tout le milieu scolaire subit les effets collatéraux de cet événement : la hiérarchie peine à agir, les collègues sont partagés entre soutien et fuite en avant...Le titre évoque bien la tentation encore présente dans ce milieu de "mettre la poussière sous le tapis". Le film analyse assez finement la mécanique du soupçon qui met à mal l'autorité si fragile du professeur face à une classe hostile. François Civil incarne à la perfection cet enseignant plein de certitudes au début sur la transmission des savoirs à des élèves en difficultés et qui pourrait renoncer dans cette adversité.
Très bien mené. Scènes en classe et dans l'école très réalistes et prenantes. François Civil et tous les acteurs très justes. Un sujet fort. Descente aux enfers à partir de rien. Eprouvant. On est révolté par l'injustice, la lâcheté des collègues et de l'institution. Comme pour Bac Nord. A voir.
Un très bon film sur un engrenage terrible permis par une institution qui ne protège pas ses fonctionnaires. Ou comment laisser broyer l'ambition et le talent d'un jeune professeur pour ne pas prendre le risque de faire des vagues.
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4,0
Publiée le 14 juin 2024
« La vérité n'apparaît que quand on entend toutes les parties. » Julien, un enseignant qui veut être le prof que l'on n'oublie pas pour ses élèves, se retrouve accusé de harcèlement par une élève. Le début d'un emballement, d'un engrenage, d'une descente aux enfers pour un homme seul ou presque face à la rumeur et ses lourdes conséquences. Inspiré de sa propre expérience, Teddy Lussi-Modeste propose un film désagréable (dans le bon sens) avec une tension à son comble du début à la fin. Le sujet est très sensible et casse-gueule, car il faut parler de la victime sans mettre en doute la parole des personnes qui ne sont jamais écoutées. C'est ce qui a fait polémique et selon certains, ce film ne devrait pas exister pour cette raison, mais quid des gens dont la vie a été gâchée par un mensonge... Il ne faudrait pas inverser les rôles... On devrait être capable de faire la part des choses et d'analyser les choses au cas par cas. Pour ma part, j'ai trouvé le sujet bien traité et nuancé. Cela va même au-delà avec les défis du métier d'enseignant à notre époque ainsi que les difficultés rencontrées à la fois par les élèves et le corps enseignant dans le milieu scolaire actuel qui est malheureusement le reflet de la société... On peut faire le parallèle avec le très bon "Das Lehrerzimmer", un autre film dans une école qui explore les conséquences d'une accusation. Les deux films prennent des airs de thriller avec un sentiment de malaise palpable, de la paranoïa et une histoire qui tient en haleine jusqu'au bout. Bref, un très bon film avec un excellent François Civil.
Avouons-le, en allant voir "Pas de vagues", nous nous attendions à découvrir un drame pleins de bons sentiments dans un établissement scolaire qui reposerait entièrement sur le jeu d'acteur de François Civil. Alors oui, le comédien brille de toute nuance dans son personnage. Mais le récit lui, étonne par son développement qui monte progressivement en intensité dramatique. Un film sur le harcèlement qui trouble par sa justesse et son sujet ardu.