Excellent film qui ravira les fans d'humour noir et de comique par l'absurde. Super casting et situations cocasses comme on les aime. Dans la même veine que le déroutant "Oranges Sanguines" que j'avais adoré.
Ce sont EXACTEMENT les mêmes qualités et les mêmes défauts que les "Oranges sanguines" du même Meurisse. Des dialogues réjouissants qui partent dans tous les sens (on y entasse pêle-mêle le boudin antillais, épisiotomie, toutes sortes de verrines, des plafonniers, les cuvettes de toilette de Madonna et j'en passe et des meilleures). Le début du film est carrément fabuleux. C'est d'un absurde totalement délicieux. On se prend à rêver de 90 minutes de la sorte. Mais non. Plus ça avance, moins ça convainc. Parce que Meurisse commet exactement la même erreur que dans son film précédent : il tire trop sur la corde. S'installe alors une certaine lassitude. Et l'on commence à trouver long cet suite de saynètes sans queue ni tête. Dommage car les comédiens, composant une distribution hautement improbable sur le papier, s'en donnent à coeur joie.
Voilà un film très inégal... Des scènes très réussies, d'autres pas du tout. Le principe général est une bonne idée. On s'amuse à retrouver les visages de la troupe, si on les a déjà vus au théâtre. Les changements de ton fonctionnent souvent, particulièrement quand la comédie grinçante laisse place subitement aux ambiances sereines d'Amérique du sud. On note quelques morceaux d'anthologie comme une garde à vue à l'aéroport menée par une commissaire complément fêlée. Ou encore un dialogue de sourds entre policiers français et danois via zoom. Le film finit par patiner un peu mais la résolution fonctionne et satisfait.
Une comédie acide (et donc clivante) qui brosse une histoire complètement folle sur Xavier Dupont de Ligonnes avec des comédiens peu connus mais très drôles et des cameo d'humoristes. Le ton affreux, sale et méchant est corrosif, dommage qu'une violence brute plombe le derniers tiers, car il y avait du culte dans l'air.
Le genre d’Ovni cinématographique que l’on n’avait pas vu venir, sorte de parodie de très loin sur l’affaire Xavier Dupont de Ligonnes, alors c’est pas fin, c’est même très très borderline avec une pointe de gore. Le tout est porté par une interprétation sans faille de Laurent Stocker notamment. Osé.
Vraiment j'ai ri du début à la fin. Même si certaines scènes sont un peu toomuch, les personnages sont exceptionnels de naturel. Une belle inspiration Grolandesque pour une comédie française complètement loufoque. A regarder cerveau posé sur l'accoudoir
Beaucoup moins fou et décapant qu'Oranges Sanguines, Les Pistolets en plastique constitue une comédie noire sur un fait divers glaçant. Le film s'inspire librement de ce fait, mais survole un peu son sujet, malgré une interprétation folle et irrévérencieuse. En bref, ce n'est pas assez percutant mais reste drôle et divertissant.
Une bonne comédie, maîtrisée, avec un casting au petits oignons. Des dialogues et des scènes qui deviendront cultes portés par des acteurs au top. Cette parodie est une belle réussite . A voir et revoir. Mention spéciale pour la tirade de l'inspecteur Hammer.
Comme dans son précédent long métrage “oranges sanguines” il y a des séquences absolument hilarantes avec des comédiens en état de grâce. “Les pistolets en plastique” revisite à sa manière un fait divers en allant chercher dans sa substance comique et en profite une nouvelle fois pour s'engouffrer dans la cruauté humaine, ce qui pour ma part est sa limite. Néanmoins on assiste à certains moments jubilatoire.
Magnifiquement bizarroïde. Un film à personnages et donc à comédiens et comédiennes parce que la distribution doit être équilibrée je pense. C’est déroutant de justesse, vérité et d’absurde. J’ai aimé cette impression que certaines scènes ont été coupées plus tard que ce qu’on fait habituellement. Comme si le réalisateur prononçait très tardivement le mot d’ordre « coupez », et c’est au bénéfice de la vérité des émotions. Ce film est comme un bonbon très acide, un magnifique artiste qui se sabote, on est sur le fil entre un chef d’œuvre et un navet. Moi j’ai beaucoup aimé.
Comme pour « Oranges sanguines », Jean-Christophe Meurisse arrive à allier le sordide, l’humour et l’horreur pure à travers des scènes et dialogues hilarants, mais également à l’aide de séquences insoutenables. Ici, il interprète à sa façon l’affaire Dupont de Ligonnès et s’entoure d’un casting d’acteurs n’ayant pas l’habitude d’être des têtes d’affiche pourtant, ils sont tous excellents, notamment Gaëtan Peau, formidable en Michel Uzès, le coupable désigné désabusé. Un scénario original également mis en avant par une très bonne bande-son où se côtoient, entre autres, le très connu « J’attendrai » de Dalida et le sublime « Fuzzy », montrant que tout ça est improbable, pourtant ça fonctionne !
Toujours désireux de jouer avec le feu et d’exprimer en filigrane tout le mal qu’il pense du monde qui l’entoure, Jean-Christophe Meurisse s’empare ici de l’affaire Dupont De Ligonnès, ce notable qui avait assassiné sa femme et ses quatre enfants en 2011 avant de s’évanouir dans la nature, rebaptisé Bernardin pour les besoins de la comédie. Comme dans ‘Oranges sanguines’, ce sont plusieurs trames narratives qui s’entrecroisent : le vrai Bernardin en exil, l’innocent que tout le monde prend pour Bernardin alors qu’il ne lui ressemble même pas et deux enquêtrices-amateurs qui cherchent le grand frisson. Comme dans ce film, l’humour est étrange, surréaliste, décalé, comme cette longue litanie de remarques racistes d’une concierge étirée jusqu’au moment où le rire se teinte de malaise. Comme la fois d’avant, le réalisateur y rajoute de la violence graphique gratuite, toujours dans cette optique de choquer le bourgeois. On ne sait pas dans quelle mesure Meurisse est un critique enragé de la société ou simplement un sale môme mal élevé. Mieux construit, tout aussi absurde et provocateur, ‘Les pistolets en plastique’ est également moins équilibré et finit par tirer à vide, un peu comme s’il avait oublié son objectif et reprenait lentement ses esprits.
Il y a tellement de films français sans intérêt que celui-ci mérite largement d'être encouragé pour son audace bordélique. Parfois ça tombe à l'eau certes, mais parfois c'est vraiment bien. L'utilisation de la bande son est remarquable, et il y a de réelles idées de mises en scène.
Dans Les Pistolets en plastique, l'humour enveloppe un triste fait divers, et Meurisse idéalise la fuite de l’assassin, offrant à ses acteurs un terrain de jeu, mêlant duos incisifs et improvisations maîtrisées.
La première partie éclate d’un humour acide, dépeçant les absurdités du réel. Mais au fil des scènes, la magie s’essouffle : l’ironie devient redondante, l’esprit s’égare dans un trash sans nécessité, et ce qui avait d’abord l’éclat d’une satire intense se mue en suite de sketchs, perdant peu à peu sa force.
On retrouve l humour particulier et grinçant de jean Christophe meurisse, mais j ai pour les pistolets en plastiques, j ai une pointe de déception, peut-être parvenue j avais adoré oranges sanguines que j ai vu il y a 2 ans, son précédent film. Le sujet est lourd et les gags sont moins recherche et moins drôles que ses films précédents il reste tout de même des scènes où l on retrouve cet humour grinçant et drolatique comme cet interrogatoire d une commissaire de police totalement hystérique qui amène des dialogues totalement absurdes, ou cette concierge d immeuble totalement détestable qui déblatère sur tout l immeuble avec un racisme décomplexé. Ces scènes décrites rehaussent un peu ma perception du film mais me laisse sur ma faim quand même.