Aucun ours
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60 critiques spectateurs

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Goéland
Goéland

39 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2022
Le réalisateur d’un film, Jafar Panahi lui-même, s’est retiré dans un village iranien près de la frontière avec la Turquie ou l’Azerbaïdjan et travaille à distance avec son équipe technique. Sur place, avec sa technologie et sa grosse voiture, il est en décalage avec la population très pauvre, pétrie de tradition. Ayant pris des photos de villageois, il se retrouve au cœur d’un conflit portant sur une promesse de mariage. A distance, les deux acteurs principaux de son film, des amoureux qui tentent de fuir leur pays avec de faux passeports font face au dilemme de la fuite et de son questionnement sur la lâcheté ou la clairvoyance. Deux amours qui ont pour obstacle la tradition, le totalitarisme politique et dans les deux cas, leur absurdité. Panahi tient les fils de ces trois intrigues (le village, le film, les acteurs du film) avec une belle maestria. Il nous immerge dans l’ ambiance des villages reculés, mystérieux des zones de contrebande et celle des villes bouillantes et surveillées. Ses plans de paysages, de gens du village et de la rue, sa façon de nous intéresser à des péripéties de la vie quotidienne rappellent le génie de son voisin Turc, Nuri Bilge Ceylan. Film remarquable.
christophe D10
christophe D10

34 abonnés 999 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2023
J’avoue ne pas trop comprendre les bonnes critiques.
C’est long, lent et plutôt ennuyeux…
J’ai du raté quelque chose..
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2022
Aucun ours est un film iranien qui raconte l’histoire d’un réalisateur qui ne peut réaliser son film lui même et qui par conséquent logé dans un petit village frontalier du lieu de tournage. Entre rebondissements dans le village où ce dernier est et rebondissements sur le tournage, le personnage encaissé et ne se laisse pas déstabiliser. Captivant.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2022
Sur un ton très calme Panahi filme l' oppression des femmes et des réalisateurs. Malgré ce calme la tension est bien présente dans le film de ce cinéaste engagé et subtil.
Simon Bernard
Simon Bernard

207 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2022
Aucun Ours est un film qui n'est pas évident à comprendre. Plusieurs narrations se chevauchent et n'ont pas la même accessibilité. On apprécie que les traditionalistes s'expriment sans être diabolisés. Je ne note que le film sans tenir compte du contexte de sa création et l'incarcération de son réalisateur.
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2022
Excellent film! Délicat, le film se déroule tout en finesse. Il est riche de thèmes, d'actions. Léger et parfois drôle, il peut également être grave voire sombre. Les acteurs sont justes et même charismatique. Ce film fait partie de ces œuvres qui nous enrichissent !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 décembre 2022
Je rejoins les spectateurs qui, malgré le fond (situation de Jafar Panahi et curiosité qu'on peut avoir sur l'Iran), n'ont pas passé un bon moment du fait de la forme de ce long métrage.
MICHEL SANCHEZ
MICHEL SANCHEZ

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2022
Très grand film de Panahi. Des mises en abymes qui montrent ses difficultés pour tourner des films, la dichotomie entre réalité et fiction des acteurs du film à tourner, les incompréhensions entre un monde rural confit dans ses traditions et les idéaux des citadins
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2023
Tout l'art de Panahi est en en valeur avec cette subtile mise en abyme autour d'un tournage à distance, en parallèle à un récit sentimental qui tourne mal, le tout prenant une troublante résonance avec la triste actualité iranienne. Remarquable.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2023
Le nouveau film de Jafar Panahi, toujours tourné dans la clandestinité, raconte 2 histoires qui se rejoignent et qui permet au cinéaste de parler de l'Iran.
Filmant son nouveau film à distance, le cinéaste évoque les problèmes de l'émigration pour ces concitoyens (et surement pour lui aussi) et nous livre d'étonnantes scènes de tournage, mêlant fiction et réalité.
Pendant ce temps, dans un village proche de la frontière, le cinéaste va se retrouver confronté directement à un drame social et local.
2 histoires pour un même constat, l'Iran est un pays empêtré dans ces traditions et dans une politique répressive qui empêche toute forme de liberté.
Malgré la gravite du sujet, le film possède une certaine légèreté et n'est pas pesant à regarder car il évite tout misérabiliste facile.
Un film témoignage certes sans grande surprise mais méritoire.
Arthus27
Arthus27

127 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2022
Un film à la fois drôle et touchant. Aucun Ours s'inspire grandement de la vie de son réalisateur, Jafar Panahi, qui était alors interdit de sortie du territoire iranien, et interdit de réalisation. Il a depuis été enfermé par le régime.
Grâce à son écriture fine et a une réalisation riche et signifiante, le film parvient à nous emporter et nous transmet une grande variété d'émotions, nous faisant passer du rire aux larmes (et inversement).
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2023
@jafar.panahi nous offre un film remarquablement écrit, aux multiples niveaux de lecture, troublant mélange de réalité et de fiction,
dans lequel il joue lui-même un réalisateur reclus dans un village qui ne peut gérer le tournage de son film qu'à distance (troublant lorsque l'on sait que Jafar Pahani est actuellement emprisonné). Comme à son habitude, il s'attaque à la condition des femmes dans son pays et parvient à tenir le spectateur en haleine en instillant une tension grandissante au fur et à mesure du film.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 479 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2026
Prix spécial du jury (Venise 2022 ), " Aucun ours " ( la signification du titre est éclairée par une réplique, signifie à mes yeux l'absence de danger et par conséquent l'absence de peur ) s'inscrit dans la tradition du cinéma de Panahi comme héritier le plus proche de l'univers de Kiarostami.

Le scénario mêle les temporalités avec un brio exemplaire. Réalité, univers scénaristique, contexte politique, Panahi brave dans ce film l'interdiction de tournage imposé par le gouvernement des mollahs.

On retrouve le style filmique du cinéaste qui parvient avec un talent incroyable, sans beaucoup de moyens, à se rapprocher au plus près du réel.

Oeuvre de fiction qui parvient à donner le ton du documentaire, colle à la tragédie de la vie et à la vie elle-même, Panahi est un cinéaste dont la filmographie garde une linéarité et une constance qualitative exemplaire.

Rare cinéaste en 2025 à avoir obtenu la récompense suprême, dans les trois plus importants festivals internationaux de cinéma ( Cannes, Venise et Berlin ), " Aucun ours " est sans doute une de ses meilleures réussites.

Pour Panahi, le cinéma est sa raison de vivre. C'est en tout cas mon ressenti. Il y a une urgence, une sincérité dans ce cinéma à fleur de peau, vecteur d'émotions les plus profondes. Bouleversant.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2023
Dernier film en date du cinéaste iranien Jafar Panahi, qui purge une peine de six ans de prison à Téhéran depuis juillet 2022, dans un contexte où son pays connaît de forts mouvements de révolte contre son régime, Aucun ours prend une dimension toute particulière. Sorti quatre ans après Trois visages, avec lequel il partage de nombreux points communs, le long-métrage met à nouveau en scène le réalisateur lui-même, dans ce ton qui lui est si particulier, s’expatriant ici dans un petit village du Kurdistan iranien pour diriger un film à distance. En prise avec les habitants du village, englués dans des traditions ancestrales dont il pointe avec malice les contradictions, Panahi dresse un portrait ironique de son pays, dans lequel il raconte son propre statut d’artiste empêché, pris en étau entre son envie de créer malgré la censure et la tentation de l’exil. Une œuvre bouleversante.
frederic T.
frederic T.

30 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2022
Dans « Aucun Ours » Jafar Panahi joue Jafar Panahi réalisateur, qui tourne clandestinement l’histoire d’un couple d’iraniens réfugiés en Turquie depuis 10 ans qui tentent d’obtenir de faux passeports pour rejoindre l’Europe. Les acteurs jouent leur véritable histoire et interpellent Panahi sur le sens de son travail face à leur douloureux destin, lui qui s’est caché dans un village frontalier pour les diriger à distance.... Cette mise en abîme sur la responsabilité et l’importance des images est encore amplifiée par sa rencontre avec un jeune couple que des photos pourraient compromettre et que les villageois essaient d’obtenir pour condamner leur amour au nom de traditions ancestrales...
Tout se mélange et se complète comme un fascinant puzzle qui assemblerait fiction et vie réelle pour dénoncer une société corsetée dans ses codes sociaux, religieux, traditionnels, patriarcaux,....
Si le propos est glaçant et prémonitoire, il n’est pas dénué d’humour et même d’autodérision.
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