1469 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
126 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
35 critiques
3
47 critiques
2
21 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
@placeoflucas
29 abonnés
45 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 10 janvier 2024
Non pas une histoire de recherche judiciaire (à première vu ce qui pourrait l’être) mais réellement une recherche identitaire, tout au long du film et par plusieurs protagonistes.
On entre dans un jeu d’enquête prenant et réellement déstabilisant du fait que la partie identitaire prenne justement le dessus sur une partie judiciaire qui semble n'avoir que peu d'importance ici, et c'est en effet ce qu'on comprend tout au long de l'avancé du film.
On pourrait dire comme de nombreux autre longs métrages que ca part dans tous les sens mais justement, on a besoin de tout ces cheminements, toutes ces premières incompréhensions pour au final un dénouement intelligemment fait et tourné.
Côté technique, c'est un film lent, dans le bon sens, qui prend le temps de bien faire et de nous offrir également de belles images. Car c'est aussi l'atout du film, des plans cinématographiques intenses et beaux.
C'est donc un film qui parle intelligemment de la recherche d’identité, de la parentalité et des liens en général que l'on a avec notre entourage, tout ça avec une esthétique visuelle et scénaristique soignée.
Un homme arrive dans une ville et rencontre celle qui va être sa future femme. Marié et désormais père de famille, Daisuke décède subitement d'un accident. C'est l'heure des funérailles que l'on découvre qu'il n'est pas réellement. Celui qu'il prétendait être. Un avocat mène l'enquête pour comprendre qui était cet homme. En salle le.
spoiler: A Man est une enquête captivante qui mêle des thématiques originales telles que l'identité, le passé ou encore le racisme et la famille. On prend plaisir à suivre les investigations de l'avocat et les nombreux rebondissements qui en découlent. L'histoire mêle de nombreux personnages dont il n'est pas toujours évident de se souvenir de qui est qui. La fin est assez inattendue et est une conclusion parfaite pour un film dont l'identité est à l'origine de tous les maux. J'ai globalement aimé la proposition même si je trouve que la thématique du racisme tombe un petit peu comme un cheveu dans la soupe.
Excellent film par ses acteurs pleinement et précisément dans leurs rôles, une intrigue fine, un positionnement humain positif, un rythme calculé mais sans lenteur et par un humour détaché, presque secret, ironique, bien japonais. Belles images d'un Japon actuel très moderne, avec une place pour les traditions. Un film attachant par beaucoup d'aspects, particulièrement les quatre personnages principaux.
A Man de Kei Ishikawa était présenté dans le cadre des Saisons Hanabi
Alors que Rie, jeune divorcée se remet du décès de son jeune enfant, elle rencontre fortuitement un jeune homme venu travailler dans les forêts alentours.
Mais à la suite de la chute d'un arbre pendant la coupe, il décède brutalement et Rie découvre que son mari disparu n'est pas celui qu'il prétendait être. Elle engage un avocat pour connaître la véritable identité de celui qu'elle aimait.
Le film s'ouvre et se referme sur un tableau qui pourrait bien être un Magritte et qui représente un homme vu de dos dont le reflet se répète sur un miroir.
Car au délà de l'enquête pour déterminer qui était réellement Daisuke Taniguchi, le film nous entraîne sur le fil rouge du faux semblant et des apparences trompeuses ou non, et des a prioris tels que ceux auquel l'avocat chargé de l'affaire doit faire face, lui le coréen de troisième génération au Japon qu'on ne considère toujours pas comme un citoyen nippon.
Film sobre, bercé de mélancolie et bénéficiant d'une exceptionnelle distribution, il a encore une fois levé un coin de voile sur ce pays et cette société si particulière.
Une jeune femme découvre que son mari recamment décédé n'est pas celui qu'il prétendait être. Elle engage un avocat pour connaître la véritable identité de celui qu'elle aimait. Thriller sans violences, tous en finesse dans l'ordre et l'harmonie Japonaise. Kei Ishikawa prend son temps. Souvent trop, le film dure et semble ne jamais finir. Par contre la longueur permet de présenter les personnages principaux, et cela bien en amont de l'intrigue. Vu en avant première, je suis mitigé. Si l'intrigue mérite qu'on s'y accorde, la longueur et le rythme long est un handicap.
Quatrième long-métrage de Kei Ishikawa, A Man, adapté d'un roman éponyme, commence comme un drame, avec une ellipse fulgurante qui montre d'emblée que le récit ne sera peut-être pas aussi lisse qu'il pourrait y paraître. Étiqueté thriller le film suit l'enquête d'un avocat mais son impact est bien plus large, sur une échelle générationnelle, autour des Japonais qui sont devenus adultes alors que l'économie ralentissait et que les problèmes sociaux devenaient prégnants. Les principaux personnages masculins de A Man ont tous une identité fluctuante, soit à cause de leur origine, soit pour des raisons familiales. Le film joue avec la révélation de ces différents visages et avec les conséquences des mensonges et des usurpations sur leur plus proche entourage. Il est réalisé sans afféterie particulière, avec une tendance sentimentale parfois un peu trop présente, mais en s'inscrivant dans une veine romanesque qui voltige d'un protagoniste à un autre, sachant que l'homme du titre peut aussi bien se référer à un mort qu'à un vivant (oui, c'est un peu alambiqué écrit ainsi mais c'est plus clair dans le film même s'il conserve jusqu'au bout une part de mystère). Quoi qu'il en soit, à l'image du tableau de Magritte, La reproduction interdite, A Man interroge avec acuité notre identité profonde avec les faux-semblants et les secrets qui forment la nature de chaque humain.