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Adelme D.Otrante
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3,5
Publiée le 28 juin 2023
Au XVIIIe siècle, l'ascension d'un jeune compositeur tchèque de Venise à Naples, des cours italiennes où l'on célèbre dans le même élan, l'opéra, les intrigues de pouvoir et le libertinage. Un film baroque en costumes que les principaux protagonistes se plaisent à enlever, un mélange de sexe et de partitions pour notre musicien qui finira par y perdre le nez. Mais qui influencera aussi un jeune musicien autrichien promis à un bel avenir, prénommé Wolfgang.
Le réalisateur franco-tchèque Petr Vaclav livre, en 2022, la biographie du méconnu compositeur Josef Mysliveček, pourtant célèbre en Italie dans la deuxième partie du XVIIIème siècle. Il est évident que la comparaison avec « Amadeus » de Milos Forman laisse ce film sur le carreau. Néanmoins, il possède quelques atouts à mettre en avant, notamment la description d’une Venise libertine où débauche et luxure régnaient au sein de la noblesse de l’époque. Ce contenu historique, associé à de nombreuses scènes de musique classique, crée une atmosphère baroque immersive. Bref, le portrait d’une société peu reluisante à travers celui d’un homme ayant connu grandeur et déchéance.
"Il Boemo" est le surnom donné à Josef Mysliveček, né en Bohème. Fils de meunier, il s'installe en Italie pour parfaire son éducation musicale qu'il a commencée à Prague. Progressivement, il devient le musicien le plus en vue d'Italie. Les plus grandes voix de l'époque interprètent ses opéras qu'on acclame à travers le pays. Le roi vient régulièrement le féliciter et Mozart, plus jeune que lui, l'admire et devient son ami. Enchaînant de nombreuses conquêtes féminines, il mourra dans la misère de syphilis et, du jour au lendemain, il passera dans l'oubli. Le film de Petr Václav est très documenté, soucieux de respecter l'histoire du musicien au plus près de la vérité historique. Les reconstitutions, décors et costumes sont magnifiques, l'image somptueuse. Les portraits de femmes sont approfondis et soignés, cantonnés dans un périmètre social très limité, de l'épouse à la prostituée. La musique du compositeur oublié tient une place centrale, pour notre plus grand bonheur, dans ce film magistral qui nous enveloppe et nous enchante du début à la fin.
Il Boemo est un biopic de Josef Myslivecek (1737-1781), un compositeur tchèque connu et admiré de Mozart et ayant passé une grande partie de sa vie à Venise, d’où il recevra son surnom, Il divino Boemo (le divin Tchèque). L’opéra à cette époque, c’est le star system d’aujourd’hui, avec ses espoirs, ses modes, ses déceptions, sa cruauté, et c’est tout le mérite du film de le montrer à travers le portrait d’un compositeur qui a alors un rôle mineur, loin derrière les divas. Sa rencontre avec Mozart enfant est touchante. La comparaison avec Amadeus (1984) de Milos Forman vient évidemment à l’esprit : le style est plus réaliste (caméra sur l’épaule), plus crû, c’est aussi très bien fait, la photo est superbe, les décors, costumes et scènes d’extérieur sont magnifiques. Le scénario aurait gagné à être resserré, mais on se laisse bercer par la B.O., intégralement de Myslivecek bien sûr. À voir, surtout pour les amateurs d’opéra ! Plus d’infos sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Un film qui ne m’a pas enthousiasmé. La mise en scène est assez spéciale, sans éclat, avec pas mal de longueurs et on s’ennuie souvent. Autant j’avais aimé Amadeus, autant ´il boemo’ m’a laissé indifférent. Une déception..
Superbe film, costumes, décors, bons acteurs. Un peu d'explications historiques sur la situation de l'Italie (qui est une multitude d'états à l'époque) eut été bienvenue. On y voit aussi combien les droits d'auteur sauvent à présent la vie des compositeurs obligés à cete époque de cravacher sans arrêt ou de vivre sous la coupe de personnes argentées sans pouvoir choisir.
Préalable à toute considération critique: à ceux qui - comme moi - n’affectionnent que très moyennement la musique baroque du 18eme siècle, passez votre chemin, vous risquez de vous ennuyer gravement. Pour le reste la découverte du compositeur Tchèque est au final bien décevante. Bien peu de réelles belles ou surprenantes mélodies ne viennent égayer nos oreilles pourtant grandes ouvertes. Reste une description intéressante, esthétique souvent dépravée et cruelle de la haute société italienne de l’époque pour laquelle l’une des principales réjouissances de l’époque était de se retrouver le soir à l’opéra ou au théâtre.
Je vois que tout a été dit sur cet incroyable spectacle. Si j'y retire une demi étoile, c'est que je me suis perdu à plusieurs reprises dans le scénario (Amadeus était plus linéaire) Les rictus de la première cantatrice sont l'annonce héraldique de la scénographie : de la beauté, de la laideur, de la douceur, de la violence, du stupre, de la romance... Autant de signes du chant (lyrique)
Malgré un sujet lourd, qui ne passionnera certes pas tout le monde, on ne peut rester indifférent devant la maîtrise visuelle qui du début à la fin nous touche particulièrement.
Un beau spectacle pour qui aime l’opera et la musique en général. La réalisation de Peter Vaclav est impeccable, et on plonge au cœur du 18e siècle musical, principalement en Italie, avec une reconstitution minutieuse, les costumes notamment. Plusieurs airs magnifiques . On croise le jeune Mozart et papa Léopold. Bref une réussite. Voijtek Dyk assure dans le rôle titre.
Un biopic raté ... Le décorum est une coquille fade et vide ... La mise en scène est pauvre (autant le dire franchement : pas très subtile) et les personnages sont des ombres perdues dans un scénario errant. Seul intérêt de ce film : faire (un peu) connaître un compositeur qui connu un bref succès au XVIIIème siècle.
Le gars. A un Rizz. Illimité. Il rencontre une meuf et paf ça fait des chocapics À CHAQUE FOIS. Au tout début je me disais oh le gars a un masque ça fait peur haha mais une seconde après il enlève le masque et vraiment plus jamais svp.C’est-à-dire que je pense que j’ai une phobie de son visage (faut voir le film pour comprendre). C’est genre Voldemort dans Walking Dead concrètement ça va m’empêcher de dormir ET POURTANT J’EN AI VU DES FILMS D’HORREUR, y’a un personnage qui meurt en mangeant son collier. Voilà c’est comme ça qu’elle est morte elle a mangé son collier. rien de plus.
On pense forcément à Amadeus pour l'emprise de la musique du XVIII ème sur le film et à Barry Lindon pour le décorum général et la ressemblance de l'acteur principal avec Ryan O ´Neal. Pour le reste ce film plaira surtout aux amateurs de musique classique et d'opéra. Pour ce qui me concerne j'y ai trouvé mon compte. Le chant lyrique sa complexité et sa puissance nous sont rendus à merveille comme la vie au quotidien de ces maestros toujours dépendants de mécènes versatiles. On accompagne notre héros tout au long de sa vie, désespérés de sa destinée tragique dévoilée dès le début ce qui est toujours un peu pénible. Le mystère n'est pas éclairci sur le mal qui l'accable après la mort de sa bien aimée et une séance d'expiation par projections de cendres à laquelle il se livre volontairement. Il en reste que tout cela est bien triste et on quitte la salle l'humeur sombre.
Pour aimer ce film, il faut aimer la musique, l'opéra, être sensible aux émotions qu'elle provoque La musique est divine,. Pas besoin d'être très grand connaisseur. Ce film est un enchantement tellement il est bien construit, la lumière y est parfaite. les lieux de tournage sont sublimes notamment Venise..Dommage que Josef Mysliveček soit resté un inconnu, au moins à notre époque. ce film est aussi un témoin de la façon de vivre de l'époque avec tous ces excès. Un enchantement, à ne pas rater